Appel de l’ALCS à la France

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Communiqué
9 mars 2010
Association Marocaine de Lutte contre le Sida
Membre de Coalition PLUS
aux côtés de AIDES, ARCAD et COCQ

Aujourd’hui, durant la conférence de presse de l’Agence Nationale de Recherche contre le Sida, le Professeur Hakima Himmich, présidente de l’Association Marocaine de Lutte contre le Sida et de la Conférence Francophone sur le VIH/sida, a lancé un appel au gouvernement français et à la communauté internationale. L’ALCS demande qu’aucun pays ne soit oublié des financements de la lutte mondiale contre le sida, et rappelle que les pandémies ne connaissent aucune frontière.

« Le Maroc et les autres pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont reçu il y a quelques jours un document du Fonds mondial anti-pandémies , indiquant qu’en 2010 certains pays considérés moins nécessiteux pourraient s’en voir refuser les financements » a expliqué le Professeur Himmich. « Ce serait la première fois dans l’histoire du Fonds mondial qu’on laisserait sans financement des programmes de qualité, servant à juguler les pandémies meurtrières du sida, de la tuberculose et du paludisme ».

« C’est sanitairement irresponsable de laisser le sida ou la tuberculose se répandre dans un pays étranger, si celui-ci a mis au point un programme national efficace qui n’a besoin que de financements pour lutter » rappelle le Professeur Himmich. « D’abord, c’est faire fi de l’engagement de tous les Etats à respecter le droit de chaque être humain à la santé. Ensuite, c’est nier la réalité scientifique : ces épidémies sont mondiales, et l’unique façon de les juguler est de lutter sur tous les fronts. On ne peut laisser aucune brèche ouverte, dans aucun pays. »

« Il est vrai que les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont pour l’instant la chance d’avoir moins de sida que d’autres régions du monde plus durement touchées. Mais combien de temps cela va t-il durer ? C’est dès aujourd’hui qu’il faut agir, avant qu’il ne soit trop tard. » ajoute le Professeur Himmich. « Des chercheurs de l’OMS ont indiqué que la meilleure arme pour empêcher la transmission du virus, c’est de le détruire avec des médicaments antiviraux. Mais notre région du monde est celle où l’accès à ces médicaments peine le plus à décoller ! Si le Fonds mondial nous abandonnait maintenant, ce serait une véritable catastrophe sanitaire ».

« Depuis 6 ans, le Maroc a réalisé d’immenses progrès face au sida. Le Maroc est d’ailleurs noté comme l’un des trois meilleurs pays, parmi la centaine de pays bénéficiaires du Fonds mondial, en terme de succès sanitaire des programmes mis en œuvre. » insiste le Professeur Himmich. « Mais il ne faut pas oublier que cette maladie reste terriblement stigmatisée dans notre pays. Nous n’aurions jamais pu réaliser tous ces progrès sans le soutien du Fonds mondial. »

La France est la créatrice du Fonds mondial, à travers son Fonds de Solidarité Thérapeutique Internationale, lancé en 1997 par l’actuel ministre français des affaires étrangers, M. Bernard Kouchner. La France reste encore le deuxième actionnaire du Fonds mondial. Les pays donateurs du Fonds mondial organisent la semaine prochaine aux Pays-Bas une conférence de reconstitution du Fonds mondial.

L’ALCS appelle M. Bernard Kouchner et son représentant, ainsi que ceux des autres pays donateurs, à y ré-affirmer sans ambiguité qu’aucun programme efficace contre les pandémies ne saurait se voir refuser le soutien du Fonds mondial, fut-ce un pays à faible prévalence ou à revenu intermédiaire tel que le Maroc.

Contacts :
En France : Khalil Elouardighi , Coalition PLUS/ALCS – 06.33.20.74.66
Au Maroc : Nadia Rafif – ALCS – +212.6.68.88.64.23

Communiqué
9 mars 2010
Association Marocaine de Lutte contre le Sida
Membre de Coalition PLUS
aux côtés de AIDES, ARCAD et COCQ

Aujourd’hui, durant la conférence de presse de l’Agence Nationale de Recherche contre le Sida, le Professeur Hakima Himmich, présidente de l’Association Marocaine de Lutte contre le Sida et de la Conférence Francophone sur le VIH/sida, a lancé un appel au gouvernement français et à la communauté internationale. L’ALCS demande qu’aucun pays ne soit oublié des financements de la lutte mondiale contre le sida, et rappelle que les pandémies ne connaissent aucune frontière.

« Le Maroc et les autres pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont reçu il y a quelques jours un document du Fonds mondial anti-pandémies , indiquant qu’en 2010 certains pays considérés moins nécessiteux pourraient s’en voir refuser les financements » a expliqué le Professeur Himmich. « Ce serait la première fois dans l’histoire du Fonds mondial qu’on laisserait sans financement des programmes de qualité, servant à juguler les pandémies meurtrières du sida, de la tuberculose et du paludisme ».

« C’est sanitairement irresponsable de laisser le sida ou la tuberculose se répandre dans un pays étranger, si celui-ci a mis au point un programme national efficace qui n’a besoin que de financements pour lutter » rappelle le Professeur Himmich. « D’abord, c’est faire fi de l’engagement de tous les Etats à respecter le droit de chaque être humain à la santé. Ensuite, c’est nier la réalité scientifique : ces épidémies sont mondiales, et l’unique façon de les juguler est de lutter sur tous les fronts. On ne peut laisser aucune brèche ouverte, dans aucun pays. »

« Il est vrai que les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont pour l’instant la chance d’avoir moins de sida que d’autres régions du monde plus durement touchées. Mais combien de temps cela va t-il durer ? C’est dès aujourd’hui qu’il faut agir, avant qu’il ne soit trop tard. » ajoute le Professeur Himmich. « Des chercheurs de l’OMS ont indiqué que la meilleure arme pour empêcher la transmission du virus, c’est de le détruire avec des médicaments antiviraux. Mais notre région du monde est celle où l’accès à ces médicaments peine le plus à décoller ! Si le Fonds mondial nous abandonnait maintenant, ce serait une véritable catastrophe sanitaire ».

« Depuis 6 ans, le Maroc a réalisé d’immenses progrès face au sida. Le Maroc est d’ailleurs noté comme l’un des trois meilleurs pays, parmi la centaine de pays bénéficiaires du Fonds mondial, en terme de succès sanitaire des programmes mis en œuvre. » insiste le Professeur Himmich. « Mais il ne faut pas oublier que cette maladie reste terriblement stigmatisée dans notre pays. Nous n’aurions jamais pu réaliser tous ces progrès sans le soutien du Fonds mondial. »

La France est la créatrice du Fonds mondial, à travers son Fonds de Solidarité Thérapeutique Internationale, lancé en 1997 par l’actuel ministre français des affaires étrangers, M. Bernard Kouchner. La France reste encore le deuxième actionnaire du Fonds mondial. Les pays donateurs du Fonds mondial organisent la semaine prochaine aux Pays-Bas une conférence de reconstitution du Fonds mondial.

L’ALCS appelle M. Bernard Kouchner et son représentant, ainsi que ceux des autres pays donateurs, à y ré-affirmer sans ambiguité qu’aucun programme efficace contre les pandémies ne saurait se voir refuser le soutien du Fonds mondial, fut-ce un pays à faible prévalence ou à revenu intermédiaire tel que le Maroc.

Contacts :
En France : Khalil Elouardighi , Coalition PLUS/ALCS – 06.33.20.74.66
Au Maroc : Nadia Rafif – ALCS – +212.6.68.88.64.23

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