Dans la presse, le 8 mars, c’est aussi la lutte contre le sida

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Première cause de mortalité pour les femmes de 15 à 44 ans, le sida continue d’interpeller et résonne plus particulièrement en ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Le journal La Croix rappelle que chaque heure, en Afrique, ce sont 34 femmes qui sont contaminées par le sida et cite Bintou Dembele, directrice d’ARCAD-SIDA au Mali et administratrice de Coalition PLUS : « La vulnérabilité des femmes face au VIH est énorme, notamment en Afrique. Et tout l’enjeu est de comprendre que le sida n’est pas uniquement un problème médical. C’est aussi un sujet politique, qui concerne les droits des femmes et leur capacité à devenir autonomes, socialement et économiquement ».

La Dépêche pointe que « le fléau perdure du fait de failles dans l’accès aux soins » et « de la discrimination au sein des foyers ». Le quotidien relève également que si en dix ans le taux de décès des femmes a diminué de 50% grâce aux méthodes de prévention, les avancées médicales préventives ou thérapeutiques ne sont pas suffisantes pour protéger les femmes.

Le site Infirmiers.com cite également Bintou Dembele pour souligner que « les femmes sont très vulnérables au sida et le sont encore plus avec un mari aux multiples épouses. Quand elles ont des soupçons d’infidélité, elles ont peu de moyens de pression pour imposer le préservatif. Le sida ne se réduit pas à un problème médical. C’est aussi un enjeu féministe, touchant à la place des femmes dans la société ».

Le site Destination Santé développe également l’argumentaire de la vulnérabilité des femmes face au sida : « Principales victimes, les femmes en âge de procréer dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Ainsi, en Afrique australe et orientale, les jeunes filles représentent à elles seules 80% des nouvelles infections rapportées chaque année ». Destination Santé rappelle également l’engagement de Coalition PLUS et de son partenaire français AIDES face à cette problématique et leur appel à l’investissement de la communauté internationale.

C’est également le message relayé par Seronet, le site d’information sur l’actualité autour du sida et du VIH de l’association AIDES. L’association souligne également que les discriminations que subissent les femmes et jeunes filles rendent l’accès au service de prévention et de dépistage plus difficilement accessibles. Ces discriminations renforcent l’exposition des femmes trans, des travailleuses du sexe ou consommatrices de drogues injectables, qui sont déjà les plus exposées à l’épidémie.

Tandis que le webmagazine Kadidia propose, en partenariat avec Coalition PLUS, dresse différents portraits de femmes qui consacrent leur vie à la réduction du VIH en Afrique, le site d’information Altermondes fait le point sur l’engagement des femmes mauriciennes contre le VIH/sida avec Rachel Constantin, Secrétaire du conseil d’administration de l’ONG PILS, membre de Coalition PLUS.

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