DROGUES : Mobilisation pour la santé et les droits des consommateurs-rices

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Conférence de presse avec (de gauche à droite) : Mehdi Karkouri (ALCS - Maroc), Nicolas Ritter (PILS - Maurice), Ana Martin (COIN - Rép. Dominicaine) et Charles T. Somé (REVS PLUS - Burkina Faso)
Conférence de presse avec (de gauche à droite) : Mehdi Karkouri (ALCS - Maroc), Nicolas Ritter (PILS - Maurice), Ana Martin (COIN - Rép. Dominicaine) et Charles T. Somé (REVS PLUS - Burkina Faso)

A l’occasion de la Conférence internationale sur le sida (AIDS 2018) et à travers la campagne « Just say no to the war on drugs » (cf. ci-contre), Coalition PLUS, ses membres et partenaires ont pu porter leurs revendications en matière de politique des drogues.

La guerre aux drogues est en effet la meilleure alliée des épidémies de VIH et d’hépatite C : ces dernières années, les nouvelles infections à VIH dans le monde ont augmenté de 33% parmi les personnes usagères de drogues, en particulier dans des régions où la répression est forte, comme en Europe de l’Est et en Asie centrale. Plus grave encore, ces personnes ont moins accès aux traitements antirétroviraux que les autres. En Russie par exemple, elles ne représentent que le quart des personnes sous traitement alors qu’elles constituent les deux tiers des personnes vivant avec le VIH.

« Dans les années 90, la guerre à la drogue a failli me tuer, et c’est à cause de cette politique que je me suis infecté au VHC et au VIH, témoigne Luís Mendão, Président de l’association portugaise GAT et administrateur de Coalition PLUS. Avec mes camarades séropositifs et nos alliés, nous avons obtenu l’arrêt de cette ineptie dans notre pays. Nous voulons une politique des drogues basée sur la connaissance scientifique, le respect des droits humains et la participation communautaire ! »

Nos revendications :

  • Décriminalisation des personnes usagères de drogues.
  • Accès universel aux outils de réduction des risques (échanges de seringues, salles de consommation à moindre risque) et aux traitements de substitution, y compris en milieu carcéral.
  • Arrêt immédiat des discriminations et mauvais traitements infligés aux personnes usagères de drogues, ainsi que des politiques toxicophobes.
  • Augmentation des financements domestiques et internationaux à destination des programmes de réduction des risques.

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