« Comment le Fonds mondial a changé ma vie » : quatre militants-es de Coalition PLUS témoignent

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Nous avons besoin du Fonds mondial

« Si le Fonds mondial n’existait pas, je ne pense pas que je serais là. » À l’instar de Cheick, d’Arcad-Sida (Mali), ils-elles sont nombreux-ses à exprimer leur reconnaissance vis-à-vis du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Car cette institution a littéralement changé leur vie.

Elvis, activiste LGBTI au Burundi : « Chassé par mes parents, je me suis retrouvé à la rue »

L’histoire d’Elvis, de l’ANSS, membre de Coalition PLUS au Burundi, est emblématique. « Je suis gay. Très jeune, j’ai été chassé de chez moi et je me suis retrouvé à la rue. La seule option que j’avais, c’était de me prostituer. Et grâce au Fonds mondial, j’ai pu avoir le kit préventif pour me protéger. » Comme lui, un nombre considérable de personnes a pu bénéficier gratuitement de moyens de prévention, de dépistage, de soins ou de kits d’injection.

Avec les financements du Fonds mondial, une véritable révolution est à l’œuvre

« On a élargi la Prep [un médicament préventif contre le VIH] vers d’autres villes et amélioré l’accès aux traitements des personnes vivant avec le VIH », explique Younès, de l’ALCS, membre de Coalition PLUS au Maroc.

Au Mali, Arcad-Sida, membre de Coalition PLUS, gère depuis dix ans une clinique de santé sexuelle avec « du personnel formé et un plateau technique pour la prise en charge de ces pathologies assez spécifiques », indique Cheick.

Les bénéfices s’étendent aux acteurs et organisations de lutte contre le VIH. « Le Fonds mondial a exigé qu’on soit inclus dans les plans stratégiques du Burundi, rapporte Elvis. On a pu légitimer notre travail en tant qu’activistes LGBTI. »

Mali : le Fonds mondial permet aux communautés marginalisées de dialoguer avec leur gouvernement

Même chose au Mali. « Grâce au Fonds mondial, nous sommes arrivés, avec les autorités, à définir des stratégies et des programmes qui répondent à nos besoins », souligne Cheick. Ce faisant, le Fonds contribue à « renforcer les capacités de l’ensemble des acteurs, salue Younès. À mon tour, j’ai ouvert les portes à ma communauté pour qu’elle bénéficie de l’expérience que j’ai vécue. »

Cindy, paire-éducatrice à Maurice : « Grâce à la méthadone, j’ai retrouvé goût à la vie »

Quant à Cindy, paire-éducatrice en République de Maurice au sein de l’association CUT, partenaire de la Plateforme Océan Indien de Coalition PLUS, elle affirme avoir pu se reconstruire grâce au programme de substitution à la méthadone mis en place par le Fonds mondial.

Ne pas fléchir

Raison de plus pour ne pas fléchir. « Le Fonds mondial doit continuer à financer mon pays pour que les jeunes puissent avoir la chance que j’ai eue », insiste Elvis. « Grâce à cet argent, il y a plus de personnes indétectables et moins de contaminations, affirme Cheick. Et mettre fin à la transmission du VIH, c’est mettre fin au sida. »

Article publié avec l’aimable autorisation de AIDES, modifié par Coalition PLUS

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