La Journée mondiale de lutte contre le sida à Bamako au Mali, et à Bujumbura au Burundi

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La journée a commencée par une messe autour d’un mémorial sur le thème suggéré par l’ONUSIDA, « Light for Rights » : affiches et patchworks à la mémoire des disparus éclairés à la lumière de bougies. Les convives ont ensuite été invités à suivre une visite guidée de l’association, pendant laquelle a débuté l’activité de dépistage volontaire qui a duré toute la journée.
Après cela ont été faits des discours et témoignages de personnes bénéficiaires de l’ANSS. Un petit spectacle composé de sketches, de danses et d’un numéro composé un groupe de représentants des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) a également eu lieu, suivi du discours du président de l’Assemblée Nationale. Rencontre relativement délicate, puisque l’Assemblée Nationale est responsable d’une loi très récente criminalisant l’homosexualité au Burundi.
L’ANSS a donc adopté une approche subtile, en présentant son combat comme une lutte globale, à destination de tous. L’association a préféré jouer le jeu de la confrontation pacifique plutôt que d’accepter l’ignorance.
Après la capitale, c’est chaque commune du Burundi qui a organisé ses propres événements le 4 décembre dernier, autour du même thème « Light for Rights ».
Ce même 4 décembre, à Bamako, à l’occasion de l’inauguration du mois de la lutte contre le sida, le président du Mali, Amadou Toumani Touré, a assisté à la totalité de la cérémonie qui avait lieu au Palais des Congrès de Bamako.
Lors des nombreuses interventions, l’accent a été mis sur la nécessite d’améliorer l’offre de soin, en ouvrant de nouveaux centres de traitement, mais aussi sur la qualité du service, sur l’accessibilité au dépistage volontaire, et sur l’importance d’une meilleure gestion de la coinfection (VIH et tuberculose).
La présidente du réseau des personnes vivant avec le VIH a pris la parole pour exprimer deux revendications principales : il faut faire des progrès dans le domaine de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) et il faut mettre en œuvre les lois anti-discrimination qui existent.
Le président, dans un discours très politique, après avoir félicité le pays d’être numéro 3 en Afrique dans la lutte contre le VIH/sida, a appelé au financement national de la lutte et annoncé la mise en place d’un fonds national de lutte contre le VIH/sida mais sans donner de précisions quant à l’approvisionnement de ce fonds.
Il a terminé son discours par une comparaison des plus imagée et des plus réaliste : « La lutte contre le VH/sida, c’est comme un combat de boxe : si on baisse la garde, on se prend un coup de poing dans la gueule. » Pour finir, il a publiquement remercié Aliou Sylla, le président d’ARCAD SIDA et lui a exprimé sa reconnaissance.
Cet événement ouvrait le mois de lutte contre le sida au Mali qui verra s’organiser de nombreux événements à travers le pays, dont les Journées Communautaires accueillies cette année par ARCAD SIDA du 15 au 17 décembre, et qui existent depuis 2004.
Cette rencontre a lieu entre plusieurs associations d’accompagnement comme ARCAD SIDA, dans un but d’enrichissement mutuel et d’échange de pratiques. 100 à 150 personnes du monde communautaires se retrouvent pour partager aussi des repas, des soirées et une ambiance exceptionnelle. Le dernier jour, un groupe de femmes séropositives offrent un défilé de mode, en tenues traditionnelles.

Défilé de mode des femmes séropositives lors des Journées Communautaires de décembre 2009
Chaque année, les rencontres suivent un thème précis. Après « La prise en charge des enfants », traitée l’année dernière, cette année ces sont « Les groupes spécifiques » qui seront à l’honneur. L’occasion pour ARCAD SIDA d’inaugurer officiellement sa clinique de nuit, qui fonctionne déjà depuis plusieurs mois et qui accueille en priorité les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) et les professionnel(le)s de sexe.La journée a commencée par une messe autour d’un mémorial sur le thème suggéré par l’ONUSIDA, « Light for Rights » : affiches et patchworks à la mémoire des disparus éclairés à la lumière de bougies. Les convives ont ensuite été invités à suivre une visite guidée de l’association, pendant laquelle a débuté l’activité de dépistage volontaire qui a duré toute la journée.
Après cela ont été faits des discours et témoignages de personnes bénéficiaires de l’ANSS. Un petit spectacle composé de sketches, de danses et d’un numéro composé un groupe de représentants des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) a également eu lieu, suivi du discours du président de l’Assemblée Nationale. Rencontre relativement délicate, puisque l’Assemblée Nationale est responsable d’une loi très récente criminalisant l’homosexualité au Burundi.
L’ANSS a donc adopté une approche subtile, en présentant son combat comme une lutte globale, à destination de tous. L’association a préféré jouer le jeu de la confrontation pacifique plutôt que d’accepter l’ignorance.
Après la capitale, c’est chaque commune du Burundi qui a organisé ses propres événements le 4 décembre dernier, autour du même thème « Light for Rights ».
Ce même 4 décembre, à Bamako, à l’occasion de l’inauguration du mois de la lutte contre le sida, le président du Mali, Amadou Toumani Touré, a assisté à la totalité de la cérémonie qui avait lieu au Palais des Congrès de Bamako.
Lors des nombreuses interventions, l’accent a été mis sur la nécessite d’améliorer l’offre de soin, en ouvrant de nouveaux centres de traitement, mais aussi sur la qualité du service, sur l’accessibilité au dépistage volontaire, et sur l’importance d’une meilleure gestion de la coinfection (VIH et tuberculose).
La présidente du réseau des personnes vivant avec le VIH a pris la parole pour exprimer deux revendications principales : il faut faire des progrès dans le domaine de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) et il faut mettre en œuvre les lois anti-discrimination qui existent.
Le président, dans un discours très politique, après avoir félicité le pays d’être numéro 3 en Afrique dans la lutte contre le VIH/sida, a appelé au financement national de la lutte et annoncé la mise en place d’un fonds national de lutte contre le VIH/sida mais sans donner de précisions quant à l’approvisionnement de ce fonds.
Il a terminé son discours par une comparaison des plus imagée et des plus réaliste : « La lutte contre le VH/sida, c’est comme un combat de boxe : si on baisse la garde, on se prend un coup de poing dans la gueule. » Pour finir, il a publiquement remercié Aliou Sylla, le président d’ARCAD SIDA et lui a exprimé sa reconnaissance.
Cet événement ouvrait le mois de lutte contre le sida au Mali qui verra s’organiser de nombreux événements à travers le pays, dont les Journées Communautaires accueillies cette année par ARCAD SIDA du 15 au 17 décembre, et qui existent depuis 2004.
Cette rencontre a lieu entre plusieurs associations d’accompagnement comme ARCAD SIDA, dans un but d’enrichissement mutuel et d’échange de pratiques. 100 à 150 personnes du monde communautaires se retrouvent pour partager aussi des repas, des soirées et une ambiance exceptionnelle. Le dernier jour, un groupe de femmes séropositives offrent un défilé de mode, en tenues traditionnelles.

Défilé de mode des femmes séropositives lors des Journées Communautaires de décembre 2009
Chaque année, les rencontres suivent un thème précis. Après « La prise en charge des enfants », traitée l’année dernière, cette année ces sont « Les groupes spécifiques » qui seront à l’honneur. L’occasion pour ARCAD SIDA d’inaugurer officiellement sa clinique de nuit, qui fonctionne déjà depuis plusieurs mois et qui accueille en priorité les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) et les professionnel(le)s de sexe.

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