Roumanie – N.H., 25 ans, pair-éducateur : « Les gens craignent le VIH comme s’il s’agissait encore d’une maladie mortelle »

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« J’ai appris que j’étais séropositif après un dépistage réalisé chez ARAS. Je n’y ai pas cru immédiatement, mais seulement quand j’ai commencé à me sentir mal […]. Les gens ont peur du VIH, […] ils le craignent comme il s’agissait d’une maladie mortelle, qui tue dans la seconde. Certains-es ignorent que le virus ne se transmet pas en touchant quelqu’un, en partageant sa boisson ou sa cigarette. Il est difficile de garder les mêmes relations d’amitié avec ceux à qui on confie son statut sérologique : la peur de la contamination se lit sur leurs visages. [Dans certains hôpitaux], j’ai senti qu’on refusait de m’opérer car j’étais séropositif et sans-domicile-fixe. Je sentais bien que ces médecins ne voulaient pas vraiment m’aider – je ne sais pas si c’est vrai, c’est juste ce que je lisais dans leurs yeux. Parmi mes amis, il n’y en a qu’un jusqu’à présent qui s’est véritablement éloigné de moi. Sinon, l’opinion des autres m’importe peu : […] la mise à l’écart ne représente rien à côté de ce que j’ai pu vivre par ailleurs ».

Témoignage recueilli par ARAS, association membre de Coalition PLUS en Roumanie.

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