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| Communiqué de presse conjoint : ITPC-MENA, ALCS Maroc, CSAT-MENA, Espace Associatif, RMDS et AMDH |
La Coalition Internationale pour la préparation aux traitements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (ITPC-MENA), le CSAT-MENA, l’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS-Maroc), le Réseau Marocain Pour le Droit a la santé (RMDS), L’Espace associatif (EA) et l’Association Marocaine des droits humains (AMDH) dénoncent une nouvelle fois les conséquences de l’accord commercial en cours de finalisation entre l’Union européenne et l’Inde.
Malgré les alertes répétées de la société civile, le texte de l’accord en négociation contient toujours des mesures dangereuses, en particulier pour l’accès aux médicaments, en Inde, ainsi que dans l’ensemble des pays en développement qui bénéficient aujourd’hui massivement de médicaments génériques à bas prix produits en Inde.
Amorcées depuis plusieurs années, les négociations devraient s’achever en début de semaine prochaine à Bruxelles. Dans le cadre de la semaine mondiale d’action organisée par des groupes de personnes vivant avec le VIH/sida et dONG du monde entier, ITPC-MENA demande à la commission européenne et à l’Inde de supprimer de cet accord toutes les clauses dangereuses pour l’accès aux médicaments.
Cet accord commercial bilatéral “de libre-échange” négocié entre l’Inde et l’Union Européenne au cours des 6 dernières années revêt une importance toute particulière dans la mesure où l’Inde est considérée comme la “pharmacie des pays en développement”, produisant entre autres plus de 80% des médicaments génériques utilisés contre le VIH/sida dans les pays en développement.
Récemment, l’exemple de l’anticancéreux Glivec et la victoire des malades du cancer et du gouvernement indien dans le procès l’opposant à Novartis en a été la parfaite illustration. Alors que le médicament était vendu 2400 USD par personne par mois par Novartis sous le nom de marque Glivec, le même médicament était vendu pour 200 USD par personne par mois par ses concurrents génériques indiens.
Au delà des médicaments antirétroviraux et anticancéreux, l’Inde produit de nombreux médicaments essentiels à moindre coût. La concurrence par et entre les producteurs de génériques est l’un des principaux facteurs ayant permis la mise sous traitements de millions de malades dans les pays en développement depuis le début de la pandémie de VIH/sida.
“Si l’on coupe le robinet indien que constitue son industrie du médicament générique, on met en danger des millions de personnes dans les pays en développement”, déclare Hakima Himmich, présidente de l’ALCS-Maroc et de Coalition PLUS. “Nous savons que ces accords commerciaux auront des conséquences dramatiques pour la santé publique. L’industrie du médicament générique est essentielle pour les malades dans les pays en développement”.
Si certaines mesures dangereuses ont particulièrement attiré l’attention dans les négociations de cet accord de “libre-échange” comme l’augmentation de la durée des brevets ou l’exclusivité des données, d’autres mesures restent inquiétantes.
Selon Khadija Ryadi de l’AMDH : “Bien que les textes en négociation ne soient jamais rendus publiques – ce qui pose un réel problème démocratique et de transparence de la commission européenne et des pays négociateurs vis à vis de leur parlement national et de la société civile -, nous savons que certaines mesures inquiétantes sont toujours bien présentes dans l’accord en négociation”. En particulier, des dispositions “de mise en oeuvre de la propriété intellectuelle” qui empêcheraient l’exportation de médicaments génériques à bas prix et auraient des conséquences sur l’ensemble de la production et de l’approvisionnement en génériques, sur la simple allégation de non respect du brevet ou d’une marque déposée.
Ainsi, les producteurs de génériques pourraient se voir entraînés dans d’interminables et coûteux conflits juridiques, dans lesquels l’EU souhaiterait par exemple que les tribunaux indiens émettent des injonctions à geler les comptes bancaires des producteurs de génériques et même à saisir leurs biens.
De telles actions pourraient dissuader des producteurs locaux de continuer leur production de médicaments à bas prix. Le chapitre de l’accord consacré à l’investissement proposé par l’UE donnerait la possibilité à des multinationales privées d’attaquer en justice le gouvernement indien si son bureau des brevets ou les tribunaux décidaient par exemple de rejeter un brevet demandé pour un nouvel usage ou une nouvelle présentation d’un ancien médicament. Cette disposition pourrait également affecter les prix des médicaments.
Ces conflits seraient réglés en dehors des juridictions nationales (1), dans un cadre privé. Mais cet accord est l’arbre qui cache la forêt parmi la longue liste de négociations commerciales à travers lesquelles l’UE cherche à imposer des dispositions renforçant la propriété intellectuelle dans les pays en développement, au profit de son industrie du médicament et au dépend des enjeux de santé publique. La Commission européenne est actuellement engagée dans des négociations d’accords de libre-échange avec l’Inde, la région ASEAN, la Malaisie, l’Ukraine et la Thaïlande, et planifie d’autres accords avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, pour ne citer que quelques exemples.
“La Commission européenne est très claire sur ce point, déclare Othman Mellouk, responsable du plaidoyer à ITPC MENA, lorsqu’elle propose un texte de négociations, qu’il s’agisse de l’Inde ou de la Malaisie, et bientôt du Maroc ou de l’Egypte, elle propose toujours le même modèle d’accord”.
Ce modèle d’accords comprend des dispositions d’investissement, de mise en oeuvre de la propriété intellectuelle, d’augmentation de la durée des brevets au delà des vingt ans et une clause d’exclusivité des données. La clause d’exclusivité des données oblige les producteurs de médicaments voulant produire un médicament qui n’est plus protégé par un brevet à refaire tous les essais cliniques; ce qui n’est pas éthique et qui retarde la mise sur le marché de nouveaux médicaments génériques. “C’est ce qui attend le Maroc, la Tunisie et l’Egypte d’ici peu”, ajoute M. Mellouk. Si nous voulons développer et protéger notre industrie locale, nous devons d’ores et déjà nous mobiliser contre ces accords”.
“L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient est la région du monde où le taux de personnes vivant avec le VIH mises sous traitement est le plus faible au monde, et une des plus touchée par les hépatites virales. Pour répondre aux enjeux de santé publique, importer ou produire des copies génériques à bas prix est crucial pour des millions de personnes”, conclut Nadia Rafif, coordinatrice de CSAT MENA.
(1) De tels conflits ont déjà éclaté à la suite de telles dispositions dans des accords de libre-échange (Phillip Morris vs. Uruguay).
Illustration : ©MSF

Selon le site d’information Aujourdhui.ma, une campagne de dépistage anonyme et gratuit du VIH/sida a été organisée du 13 au 20 mars dernier au profit des marins et ouvriers de la région de Dakhla et Laâyoune au Maroc. Menée par la section de Laâyoune de l’Association de lutte contre le sida (ALCS), membre de Coalition PLUS, en partenariat avec la délégation provinciale de la santé à Laâyoune, cette campagne ciblait plusieurs villes du Sud marocain : Laâyoune, Boujdour et Dakhla.
L’action de sensibilisation et de dépistage a été rendue possible grâce l’unité mobile de l’ALCS, ainsi qu’a son staff, composé de médecins et d’infirmiers dûment formés à ce type d’interventions, accompagnés d’un intervenant de l’association, dont le rôle était de faciliter la communication entre le personnel médical et les populations cibles.
Selon Saleh Dahi, président de la section locale de l’ALCS, cette campagne s’inscrivait dans le cadre du Plan national stratégique 2012-2016 de lutte contre le sida, ayant pour objectifs de réduire de 50% les nouvelles infections à VIH et de prévenir la transmission du virus de la femme enceinte à l’enfant. Elle visait également à promouvoir le dépistage précoce, par le biais d’une communication directe avec la population.
Plusieurs activités ont été organisées durant cette campagne, dont des rencontres avec des membres de l’entourage immédiat de personnes séropositives, afin d’appeler le public au respect des personnes infectées et affectés par le virus, tout en le sensibilisant à la nécessité d’offrir un soutien psychologique et social ciblé à certaines d’entre elles.
“Dans notre plan d’action, on s’appuie sur les conseils et l’information pour éduquer les citoyens, notamment les jeunes, aux dangers de la maladie, aux méthodes de prévention et aux programmes de soutien, et ce pour faciliter l’accès généralisé aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien, et réduire les nouveaux cas d’infection par le VIH”, explique M. Dahi.
Pour tout savoir de l’ALCS et de ses nombreuses activités :
Photo : Unité mobile de l’ALCS (©Coalition PLUS – ©Daniel Hérard)

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS), membre cofondateur marocain de Coalition PLUS, organise la quatrième édition du Sidaction Maroc jusqu’au 31 décembre 2012.
Sidaction Maroc est une campagne nationale et biennale de collecte de fonds et de sensibilisation du public, qui permet de développer des moyens efficaces de lutte contre le VIH/sida et de rendre possible l’accès au soin des personnes séropositives qui en ont le plus besoin.
En 2010, l’ALCS avait choisi le dépistage comme thème principal de sa campagne de communication. Cette année, les responsables de l’association marocaine ont décidé de se tourner vers les jeunes, qui constituent aujourd’hui la population la plus touchée par le virus au Maroc.
« Non informés, nos jeunes, qui constituent 30% de la population, sont les plus menacés par le VIH/sida. Aujourd’hui, on estime que 29.000 Marocains vivent avec le VIH en ignorant pour la majorité leur séropositivité. Il est donc urgent de renforcer la lutte contre l’épidémie », souligne l’ALSC.
Avec pour slogan : « Les jeunes sont les plus touchés par le Sida. Protégez-les en donnant au Sidaction Maroc », la campagne 2012 sera déclinée sur plusieurs supports, notamment des affiches, des spots tv et radios, ainsi que des bannières web.
Par ailleurs, à l’instar de la dernière édition, une soirée spéciale Sidaction Maroc sera diffusée en direct sur les chaines 2M et 2M Monde le 14 décembre 2012 à 21h30. Le programme sera présenté par la célèbre ambassadrice de la cuisine marocaine Choumicha, qui sera accompagnée par l’animateur franco-marocain du Grand Journal de Canal+, Ali Baddou.
Donner, c’est agir contre le sida! Alors, vous aussi, agissez et soutenez l’ALCS en faisant un don :
- Faire un virement ou un versement sur le compte N° 2222 à l’ordre d’ALCS-SIDACTION, dans toutes les agences bancaires
- Faire un virement ou un versement sur le compte 480 10K dans toutes agences Al Barid Bank
- Faire un don en ligne sécurisé
- Envoyer un SMS au numéro 9212 (prix du SMS : 10,80 TTC)
- Faire une promesse de don en appelant le 08 0203 0203

L’Association de Lutte Contre le Sida célèbre cette année la journée mondiale de lutte contre le sida sous le signe des jeunes. Les 19 sections de l’ALCS se mobilisent en organisant des activités dédiées aux jeunes dans les établissements scolaires, les universités, les maisons de jeunes… Au total, une cinquantaine d’activités sont programmées à travers le Royaume.
La section casablancaise de l’ALCS, en partenariat avec la Fédération Royale Marocaine de Cyclisme, organise une sortie de sensibilisation à vélo. Plus de 50 volontaires et salariés de l’ALCS prendront leurs vélos pour un circuit à travers la ville de Casablanca. Des arrêts sont prévus tout au long du trajet, avec un stand animé sur la corniche.
L’ONUSIDA a placé cette journée du 1er décembre sous un thème ambitieux : « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida» d’ici 2015. Malheureusement, au Maroc, nous sommes loin de cet objectif. Alors que l’ONUSIDA annonce une chute de plus de 50% des nouvelles infections à VIH dans 25 pays, la région du Maghreb a connu une augmentation de 37% des nouvelles infections en 2011 par rapport à 2001.
Photo : (©Coalition PLUS – ©Daniel Hérard)
L’Accord commercial Anti-contrefaçon ACTA crée une fois encore la polémique. Au Maroc, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) et la Coalition internationale pour la préparation aux traitements (ITPC-NA), appellent en effet les parlementaires à rejeter cet accord, à l’instar du Parlement européen qui, comme le rappelle le site d’information “Aujourd’hui le Maroc”, vient de le rejeter massivement avec 478 voix contre 39 pour et 165 abstentions.

L’article du site d’information “Aujourd’hui le Maroc” traitant de cette actualité est disponible en cliquant ici
Une lettre de lobbying a été envoyée à l’Ambassadeur de France au Maroc. Cette lettre rappelle l’engagement du président français, François Hollande, tout juste investi, à allouer la TTF en partie aux urgences mondiales comme la lutte contre le VIH/sida et à faire avancer ce dossier au niveau européen.
En faisant coïncider ces deux événements, l’ALCS et l’association des oeuvres sociales des fonctionnaires de l’IFCS/IFTA, veulent promouvoir le rôle des infirmiers et infirmières dans la lutte contre le sida. Devenue un rendez-vous annuel, la Journée Nationale de Dépistage a pour objectif de promouvoir le dépistage du VIH/sida, conformément aux recommandations du plan stratégique national de lutte contre le sida. Selon les estimations du Ministère de la Santé, le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida au Maroc est estimé à 29 000 personnes, dont 80% ne connaissent pas leur statut. Le dépistage figure donc parmi les principaux défis du plan stratégique avec comme objectif la réalisation de 2 millions de tests d’ici 2016, en priorité auprès des populations les plus exposées et chez les femmes enceintes.
Le samedi 12 mai, de 10h00 à 20h00, l’ALCS et ses partenaires seront mobilisés dans 100 sites, répartis sur 60 villes et villages du Royaume, avec l’appui de 90 médecins bénévoles et 400 autres volontaires. Les dépistages seront réalisés dans les centres de dépistage de l’ALCS ainsi que dans les locaux d’organismes partenaires : centres de santé, maisons de jeunes, associations partenaires et certains cabinets médicaux. Les réactifs pour effectuer les tests
sont fournis par le Ministère de la Santé.
Pour connaitre le centre de dépistage le plus proche, il suffit d’appeler le dispositif d’écoute « Allo Info Sida » au 080 100 25 25 ou visiter notre site web : www.alcsmaroc.ma
Contact : Karima Chakiri
GSM : 06 60 85 03 20
Mail : karima.chakiri@gmail.com
Le Nord du Maroc a connu ces dernières années une augmentation rapide de l’usage de drogues, tout particulièrement l’héroïne par voie injectable, avec comme corollaire une épidémie d’infection à VIH et au virus de l’hépatite C.
C’est pourquoi, l’ALCS, principale association de lutte contre le sida au Maroc, reconnue d’utilité publique, membre fondateur de la Coalition Plus, impliquée à la fois dans la prise en charge psychosociale des personnes vivant avec le VIH et dans des projets de prévention de proximité auprès des populations les plus vulnérables à l’infection à VIH (MSM, professionnelles du sexe, migrants) s’est investit dans la réduction des risques et dans le plaidoyer pour la défense des droits des personnes usagères de drogues (PUD).
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