Tag Fonds mondial

Le 30 avril dernier, Laurent Fabius (Ministre français des Affaires étrangères), Pascale Canfin (Ministre français du Développement) et certain de leurs conseillers, recevaient les représentants des associations AIDES, Coalition PLUS, Sidaction et Act Up-Paris au 37 Quai d’Orsay, siège parisien du ministère des Affaires étrangères, pour s’entretenir avec eux de l’engagement de la France dans la lutte contre le VIH/sida à l’international. Une réunion de 45 minutes, qui a permis aux associations de rappeler à leurs interlocuteurs que les Français étaient très attachés à cette cause, comme en témoignent notamment les 170 000 donateurs soutenant les combats de AIDES, membre cofondateur de Coalition PLUS, ainsi que le remarquable succès de l’édition 2013 du Sidaction. Et de souligner que la France pouvait être fière de ce qu’elle avait accompli dans le domaine de la lutte contre cette pandémie en tant que moteur de la constitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FM), de la mise en place de la taxe solidaire sur les billets d’avion finançant UNITAID et de la création de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF).
A cette occasion, la délégation a également pu rappeler que des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 à New York par le États membres de l’ONU, la lutte contre les trois grandes pandémies (VIH/sida, Tuberculose et paludisme) était celui qui avait le plus progressé. En effet, 9 millions de vie ont été sauvées depuis lors, la moitié des personnes éligibles à un traitement antisida y ont désormais accès, et le FM finance aujourd’hui 80% de la lutte contre la tuberculose et 50% de la lutte contre le paludisme à l’échelle mondiale. Ces progrès sont d’ailleurs visibles sur le terrain : à l’évidence, les pays les plus touchés par ces fléaux ont su organiser efficacement l’accès aux traitements lorsqu’on leur en a donné les moyens et leurs populations, de même que leurs finances publiques, en ont très largement bénéficié à terme.
Reste – et les représentant associatifs n’ont pas manqué de l’exprimer – le sentiment que l’engagement politique en faveur de l’aide internationale au développement tend à faiblir de manière inquiétante en ce moment : celui-ci n’est effectivement plus celui qu’il était il y a de cela quelques années encore, plombé, voire paralysé qu’il est aujourd’hui par l’impact dévastateur d’une crise financière mondiale qui malmène, entre autres, l’ensemble des pays industrialisés, principaux contributeurs du FM. Des remèdes efficaces existent pourtant, qui permettraient de passer ce cap économique difficile tout en maintenant, voire en augmentant l’aide internationale à la santé et au développement. Les quatre associations ont d’ailleurs tenu à relever que les organisations de la société civile française se mobilisent et travaillent de longue date, de concert avec nombre de leurs partenaires internationaux, pour être force de proposition en la matière.
En effet, les associations AIDES, Coalition PLUS, Sidaction et Act Up-Paris soutiennent avec force et détermination la reconstitution du FM à hauteur de 15 milliards de dollars pour le prochain cycle de 3 ans. Certaines d’entres elles sont membres des délégations de la société civile du FM et prennent part aux travaux du réseau des plaideurs pour le Fonds mondial (Global Fund Advocates Network – GFAN). Par ailleurs, plusieurs réunions internationales auxquelles elles ont pris une part active, ont été organisées depuis le début de l’année 2013 pour travailler, en concertation avec les institutions internationales et certains partenaires techniques tels que l’ONUSIDA, l’OMS et Roll Back Malaria, à l’estimation des besoins de financement pour la période 2014 – 2016, en tenant notamment compte des récentes avancées scientifiques, de la mise en œuvre des programmes dans les pays ou encore de la nécessaire mise à niveau des systèmes communautaires et de santé.
Et la situation est désormais parfaitement claire. En se basant sur les scénarios les plus optimistes, pour parvenir à une couverture d’environ 85% des besoins mondiaux d’ici à fin 2016 et impacter ainsi réellement sur les trois pandémies les plus meurtrières de notre Histoire, il est impératif de mobiliser 87 milliards de dollars sur 3 ans : 37 milliards de dollars en augmentant les ressources domestiques des pays, 24 milliards de dollars en maintenant des financements préexistants hors Fonds mondial, 15 milliards de dollars en reconstituant intégralement le FM pour ce nouveau cycle de 3 ans et…11 milliards de dollars qu’il reste encore à trouver.
S’appuyant sur ce constat et profitant de leur audience au Quai d’Orsay, les associations ont d’ailleurs souhaité attirer l’attention de messieurs Fabius et Canfin sur le fait que la contribution de la France à l’effort collectif devait non pas être maintenue à hauteur de ce qu’elle est actuellement, mais impérativement augmenter de manière significative dans les années à venir, rappelant au passage que François Hollande en personne s’y était engagé à maintes reprises durant sa campagne présidentielle, ainsi que depuis son élection à la tête de l’Etat français en mai 2012. Concrètement, de 360 millions de dollars actuellement, la contribution française au FM devrait passer à 600 millions. Un message bien reçu par les deux ministres, qui n’ont toutefois pas caché leur scepticisme sur ce point. En cause – on peut s’en douter – une période de contraintes budgétaires historiquement fortes. Certes, le maximum sera fait pour avancer en ce sens, assure-t-on, en mobilisant notamment la TTF et la taxe solidaire sur les billets d’avion. Mais au final, c’est le président Hollande qui arbitrera en fonction des moyens de l’Etat français.
La rencontre arrivant à son terme, Laurent Fabius s’est toutefois formellement engagé devant les associations présentes à ne par réduire la contribution de la France au FM, assurant que des mesures avaient d’ores et déjà été prises pour neutraliser les effets de la crise sur cette enveloppe budgétaire jugée primordiale. Le Président Hollande, a-t-on appris, a par exemple décidé d’augmenter la taxe solidaire sur les billets d’avion; mesure qui devrait entrer en vigueur très prochainement et générer rapidement de précieuses recettes supplémentaires. Par ailleurs, la TTF française porte déjà ses fruits et contribue au financement de certains enjeux clés du développement. Ainsi, pour l’année 2013, il a été décidé d’en affecter le 10% à la santé maternelle et infantile, ainsi que pour l’accès à l’eau dans les pays les plus pauvres de la planète. Mais le ministre est catégorique : la France aura plus que jamais besoin de l’aide des associations de lutte contre le VIH/sida pour appuyer sur les négociations en cours, visant la mise en place de la TTF européenne. Car si celle-ci a été adoptée par onze pays de l’UE dont la France le 22 janvier dernier, le gouvernement français est pour l’heure minoritaire dans sa volonté d’en affecter une partie aux questions de développement et de santé, la priorité semblant aller à la réduction des déficits publics.
Photo : Laurent Fabius, Ministre français des Affaires étrangères (©Bertrand Langlois/AFP)
Les associations Coalition PLUS, AIDES, Sidaction et Act Up-Paris se sont associées en mars dernier pour demander un entretien à Monsieur Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères français, afin de discuter de la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FM), ainsi que de l’engagement de la France dans la lutte contre le VIH/sida au niveau international.
Les représentants des quatre associations seront reçus par Monsieur le Ministre d’Etat en personne aujourd’hui, mardi 30 avril à 15h30, au Quai d’Orsay, siège du Ministère des Affaires étrangères à Paris. A cette occasion, ils pourront exprimer leur inquiétude au sujet de la contribution française à la lutte contre le sida, et notamment concernant l’attribution de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF) française.
En ouverture de la Conférence mondiale sur le sida à Washington en juillet dernier, le Président de la République François Hollande engageait la France à se donner les moyens d’en finir avec le sida, et réaffirmait l’objectif de l’accès universel d’ici 2015. A la veille du lancement du processus de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, nos associations s’inquiètent de la mise en œuvre effective de ces engagements.
D’après les informations dont nous disposons à ce jour, le gouvernement français aurait l’intention d’utiliser la part des recettes de la taxe promise par le chef de l’Etat le 1er mars dernier à la lutte contre les pandémies pour financer des projets de Couverture Sanitaire Universelle. Depuis plusieurs mois, la France s’est en effet fortement engagée pour la Couverture Sanitaire Universelle au niveau multilatéral, notamment au travers du Groupe Diplomatie et Santé. Les organisations non gouvernementales françaises se sont d’ailleurs réjouies de l’engagement de la France en faveur d’une mobilisation financière et politique majeure pour la santé, tout en participant aux premiers efforts de définition de cette Couverture Sanitaire Universelle.
Le message adressé par nos associations est de poursuivre les efforts dans les réponses verticales contre les pandémies afin d’atteindre l’objectif de leur éradication, dont on sait qu’elle est aujourd’hui à portée de main, et de les seconder par le développement du projet prometteur de Couverture Universelle en Santé. En d’autres termes, il est impératif de ne pas déconstruire des programmes efficaces de prise en charge des malades pour les intégrer dans des projets avant-gardistes de Couverture Sanitaire Universelle qui restent entièrement à construire.
En effet, en aucun cas les projets de Couverture Sanitaire Universelle ne sont substituables à des programmes de lutte contre les pandémies ; en aucun cas les programmes de lutte contre les pandémies sont, à ce stade du développement de la Couverture Sanitaire Universelle, intégrables dans des projets pilotes liés à celles-ci.
Le gouvernement de François Hollande s’est fixé pour objectif de répondre à l’impératif de mettre les malades sous traitement et d’allouer une partie de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF) française à la lutte contre les pandémies : pour répondre à ce double objectif, le financement de programmes verticaux ne peut être qu’absolument prioritaire par rapport à tout autre type de projet.

Le Conseil d’administration de Coalition PLUS s’est tenu vendredi 19 avril 2013. Les administrateurs ont voté à l’unanimité l’adhésion de l’association mauricienne PILS (www.pils.mu) en tant de membre de plein droit. Notre union compte désormais 12 adhérents: 9 membres* et 3 partenaires**.
L’ASSOCIATION PILS EN QUELQUES MOTS
Créée en 1996, PILS (Prévention Information Lutte contre le Sida) est une association non-gouvernementale est communautaire historique de lutte contre le VIH/sida, dont le siège est situé à Port Louis (Ile Maurice). Particulièrement active dans la défense des droits des communautés les plus vulnérables à l’épidémie, elle supervise la prise en charge médicale de très nombreuses personnes vivant avec le VIH et constitue une référence incontournable dans les domaines de la prévention, du dépistage et de la recherche communautaire à Maurice.
PILS a été sous-récipiendaire du Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme (FM) en 2010 et 2011. Faisant suite à la décision de l’instance de Coordination Nationale (Country Coordinating Mechanism/CCM) de changer de Récipiendaire Principal du FM, le comité exécutif de PILS a décidé que l’association postulerait pour reprendre ce rôle pour la période 2012-2014. L’application a été validée par le CCM en août 2011 et le processus a été enclenché pour que PILS devienne Récipiendaire Principal du FM en 2012.
Le travail de PILS a grandement contribué à l’amélioration des connaissances de la population de l’île Maurice en matière de VIH/sida et à réduire les discriminations dont sont victimes les personnes vivant avec le virus. PILS est reconnue nationalement et internationalement pour son expertise dans le domaine du VIH/sida, ainsi que pour la qualité et la fiabilité de son travail. L’association s’inscrit depuis sa création dans la démarche communautaire. Ainsi, des personnes séropositives ou issues de communautés particulièrement vulnérables à l’épidémie sont salariées de l’association à des postes à responsabilité et peuvent par conséquent décider des programmes prioritaires à implémenter et des orientations stratégiques à adopter.
PILS a été et demeure un acteur majeur de transformation sociale à Maurice. L’association est restée mobilisée durant ces quinze dernières années pour un accès garanti aux traitements antirétroviraux. Elle conduit également un programme de soutien et de défense des droits des personnes séropositives et séroconcernées. Par ailleurs, elle se bat avec les entreprises locales pour que leur responsabilité sociale intègre la lutte contre le VIH/sida. Ainsi, deux anciennes directrices de PILS sont en charge de la responsabilité des entreprises dans des groupes importants du secteur privé de Maurice et portent la lutte dans ces cénacles. Enfin, l’association a participé activement aux actions de plaidoyer à Maurice pour une prise en charge effective et indifférenciée des malades; ceci dans un contexte politique quelquefois difficile, interpellant publiquement les plus hautes autorités, parfois de manière véhémente et au risque d’être financièrement sanctionnée.
LE VIH/SIDA A MAURICE
L’épidémie de VIH/sida à Maurice est encore considérée comme “concentrée”; c’est à dire qu’elle se confine principalement au sein de populations clés telles que les consommateurs de drogues injectables, la population carcérale, les travailleurs mobiles (marins), les Hommes ayant des relations Sexuelles avec d’autres Hommes (HSH)
et les professionnel(le)s du sexe. Cependant, la féminisation de l’épidémie se confirme depuis plusieurs années et tend à se généraliser. En effet, l’augmentation de la proportion de femmes touchées par le VIH se poursuit : de 12% en 2005, elle est passée à 25,7% en 2011; ce qui est un indicateur inquiétant. Les consommateurs de drogues injectables restent toutefois les plus touchés par le virus. Ainsi, une étude publique en 2011 a estimé que la prévalence du VIH est de 51,6% au sein de cette population, concentrée géographique autour de Port-Louis et évaluée à quelque 10 000 individus. A titre de comparaison, la prévalence au sein de la population “générale” mauricienne est de 0,97%.
La population de la république de Maurice (Maurice, Rodrigues, Agalega, Tromelin) est composée de 1,3 million d’habitants et a la plus importante file active de personnes vivant avec le VIH dans la région Océan Indien (devant Madagascar qui a pourtant plus de 20 millions d’habitants). Le nombre de cas connus de personnes séropositives de 1987 à décembre 2011 est de 5 188, dont 1 028 de sexe féminin (19,8%). Depuis 1987, sur l’ensemble des Mauriciens vivant avec le VIH, 74,2% sont ou ont été des personnes s’injectant des drogues. 533 Mauriciens enregistrés comme personnes vivant avec le VIH sont décédés depuis 1987.
* Membres :
AIDES (France)
ARAS (Roumanie)
ALCS (Maroc)
ARCAD SIDA (Mali)
ANSS (Burundi)
COCQ-SIDA (Québec)
GROUPE SIDA GENEVE (Suisse)
KIMIRINA (Equateur)
PILS (République de Maurice)
** Partenaires :
AMO CONGO (RDC)
IDH (Bolivie)
REVS+ (Burkina Faso)

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FM) est une institution financière internationale dont la mission est d’attirer et de décaisser des fonds pour la prévention et le traitement de ces trois pandémies. Il encourage les partenariats entre gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées, considérés comme la solution la plus efficace pour atteindre celles et ceux qui en ont besoin.
Le FM estime que 87 milliards de dollars US seront nécessaires entre 2014 et 2016 pour fournir des services essentiels permettant de lutter efficacement contre les trois maladies à toutes les populations vulnérables des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire pouvant prétendre à ses financements. Entre 2014 et 2016, le besoin de financement total estimé s’élève en effet à 58 milliards de dollars pour combattre le VIH, à 15 milliards de dollars pour la tuberculose et à 14 milliards de dollars pour le paludisme. Le FM s’est donc fixé pour objectif de collecter 15 milliards de dollars (11,5 milliards d’euros) pour cette période de trois ans.
Son directeur exécutif, Mark Dybul, en a informé les donateurs ce jour, lundi 8 avril, lors de la réunion organisée à Bruxelles pour évoquer la question de la reconstitution du fonds. Avec cette somme, l’institution de financement créée par les Nations unies est convaincue qu’elle pourra agir en profondeur sur l’incidence et les taux de mortalité du sida, de la tuberculose et du paludisme. Ajoutée à d’autres ressources, dont 37 milliards de dollars dégagés selon les estimations par les pays maîtres d’œuvre et 24 milliards provenant d’autres sources internationales, la contribution de 15 milliards de dollars du Fonds mondial rendrait possible la tâche collective de faire face à près de 90% des besoins mondiaux en ressources pour pouvoir lutter contre ces trois maladies. Avec ce niveau de financement, il serait possible de traiter 17 millions de malades de la tuberculose, de prévenir des millions de nouveaux cas de paludisme, ainsi qu’un millions de nouvelles infections au VIH chaque année.
Aujourd’hui, le Global Fund Advocates Network (GFAN) lance un “Appel à l’action” en anglais (http://icssupport.org/) aux Etats et autres donateurs de ce fonds, signé par de nombreuses personnes privées et organisations, dont Coalition PLUS. Nous vous en proposons ci-dessous une traduction française libre :
| Financez intégralement le FM pour vaincre le sida, la tuberculose et le paludisme |
Nous, signataires du présent appel, soulignons que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a obtenu des résultats incroyables depuis sa création en 2002. En à peine plus de dix ans, le FM a en effet fourni un traitement antisida à 4,2 millions de personnes, un traitement antituberculeux à 9,7 millions de personnes et a fourni 310 millions de moustiquaires imprégnées pour la prévention du paludisme. Le Fonds mondial est par ailleurs devenu le principal bailleur de fonds de plus de 1000 programmes nationaux et internationaux de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans 151 pays, pour un montant total de 22 milliards de dollars.
Nous avons la conviction que nous pouvons vaincre le sida, la tuberculose et le paludisme, à condition de faire au plus vite des investissements judicieux et stratégiques, susceptibles d’assurer l’accès universel aux services de soins et aux traitements contre ces trois grandes pandémies. C’est pourquoi il est désormais urgent de continuer à bâtir sur les considérables progrès réalisés en matière de prévention et de couverture en traitements dans la dernière décennie, tout en priorisant mieux nos interventions, en ciblant plus précisément nos objectifs, en faisant meilleur usage des avancées scientifiques obtenues et en améliorant l’efficacité de nos offres de services, de manière à éradiquer définitivement le sida, la tuberculose et le paludisme.
Toutefois, un financement intégral et durable du Fonds mondial est absolument essentiel pour atteindre cet objectif. Aujourd’hui, nous appelons donc solennellement les Etats et autre donateurs du FM à :
1. Réaffirmer leur engagement à augmenter leur contribution au FM et à renforcer leurs programmes respectifs de prévention, de dispensation de traitements et de soins, ainsi que de soutien à destination des personnes infectées et affectées par le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.
2. Financer intégralement le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en mobilisant collectivement un minimum de 15 milliards de dollars en 2013 pour les années 2014 à 2016.
3. Réaffirmer leur engagement à augmenter leurs investissements nationaux dans le domaine de la santé et à soutenir l’augmentation des dépenses globales de santé par habitant dans l’ensemble les pays touchés par le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.
Notre conviction est que grâce à des niveaux d’investissement adéquats, une réelle opportunité de venir à bout de ces pathologies de notre vivant s’offre à nous. Par ailleurs, nous défendons l’idée qu’un financement ambitieux et intégral du FM dès aujourd’hui, permettra d’économiser des milliards de dollars à l’avenir grâce aux nouvelles infections évitées. Cela nécessite cependant un investissement de 15 milliards de dollars en 2013, la mobilisation et l’implication de nouveaux bailleurs du FM, ainsi que la mise en place de mécanismes de financement innovants à l’échelle planétaire.
Nous félicitons d’ores et déjà l’ensemble des Etats et autres donateurs ayant contribué financièrement à la mission du Fonds mondial à ce jour, tout en les appelant à continuer de construire les bases d’un monde sans sida, sans tuberculose et sans paludisme, en finançant intégralement le FM en 2013.
Pour en savoir plus sur le GFAN :
http://icssupport.org/what-we-do/global-fund-advocates-network-gfan

JOURNEE MONDIALE CONTRE LA TUBERCULOSE 2013
| Communiqué de presse (Act Up Paris; Aides; Avocats pour la santé dans le monde; Oxfam France; Solidarité Sida; Solthis; Coalition PLUS) |
- Paris, 24 mars 2013 –
En 2013, la tuberculose va tuer 1,4 million de personnes dans le monde. Parmi elles, 450 000 personnes seront séropositives : la tuberculose est la principale cause de décès lié au VIH/sida. Alors que 1,2 milliard d’euros en plus par an suffiraient à l’enrayer , le manque de financement alimente le développement de la pandémie, en particulier ses formes multirésistantes qui ont frappé près de 650 000 malades l’année dernière.
Face à cette épidémie qui tue plus de 4000 personnes par jour la France a choisi la stratégie de l’inaction. A l’approche de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nos associations s’inquiètent de la politique de solidarité internationale menée par la France depuis le 15 mai 2012 en matière de coopération internationale et de lutte contre les trois grandes pandémies : tuberculose, sida et paludisme.
Pendant des années, nos associations ont lutté pour l’augmentation des moyens accordés à la prévention et à la prise en charge de ces maladies. Nous attendions du nouveau gouvernement un accroissement des moyens financiers et une volonté politique sans faille. Après 11 mois au pouvoir, la situation est loin d’être encourageante.
Suite à des mois de dialogue et de concertation avec les administrations concernées, nous sommes inquiets des orientations qui sont contraires aux annonces faites par le Président de la République l’été dernier, et réitérées lors des Assises du développement, notamment pour la mise en place et l’attribution de la taxe sur les transactions financières .
Ces inquiétudes reposent sur les constats suivants :
1- Les moyens financiers manquent cruellement alors que nous faisons face à une résurgence de formes multirésistantes de tuberculose en sein même de l’Europe . Dans le même temps, le gouvernement français ne s’est pas donné les moyens fiscaux et budgétaires d’assurer l’augmentation nécessaire à l’ensemble des actions de solidarité internationale. La crise financière ne peut justifier de telles décisions.
2- La restriction des budgets accordés à la solidarité internationale mène inévitablement à une concurrence entre les secteurs : faut-il plus de moyens sur la santé, ou sur l’écologie, ou sur l’éducation ? Cette concurrence est dangereuse car ces interventions sont complémentaires et interdépendantes.
3- Dans le champ même de la santé, l’opposition entre la lutte contre les trois pandémies et une approche de santé plus transversale, telle que la mise en place d’une couverture santé universelle, n’a nullement lieu d’être. Il est évident que les deux approches sont nécessaires et complémentaires. La lutte contre les trois grandes pandémies a directement eu des effets positifs et visibles sur la santé des populations en général, et le renforcement des systèmes de santé contribue à pérenniser ces acquis.
4- Dans le champ même de la lutte contre les trois pandémies, nos interlocuteurs établissent une nouvelle concurrence entre le canal multilatéral (financement du Fonds mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose) et le bilatéral (financement de projet dans un pays donné, projet souvent porté par des ONG françaises, dont les nôtres). Là encore, cette concurrence n’a pas de sens. Multilatéral et bilatéral ont chacun leur intérêt et leurs limites ; il est donc indispensable d’accroître le soutien aux deux, pour qu’ils soient complémentaires.
Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, la France et la communauté internationale s’étaient engagées à atteindre l’accès universel à la prévention et aux traitements contre les trois grandes pandémies pour 2010. Aujourd’hui, trois ans plus tard, 15 000 personnes meurent chaque jour du sida, de la tuberculose et du paludisme.
Au moment où M. Cameron annonce l’atteinte des 0,7% du PIB pour l’aide publique au développement britannique, M. Hollande doit rattraper le retard pris par son prédécesseur, et mettre en place une politique volontariste en matière de solidarité internationale.
Notes aux éditeurs :
L’OMS et ses partenaires, estime pour la période 2014-2016 un manque de €1,2 milliard par an pour mener la lutte contre la TB dans le monde, auquel s’ajoute encore un déficit de €1 milliard par an pour la recherche et développement
M. Hollande s’est prononcé lors de la conférence mondiale sur le sida « AIDS 2012 » à Washington en juillet dernier et lors de la clôture des assises du développement le 1er mars pour que la part de la taxe sur les transaction financière allouée au développement serve à la lutte contre les grandes pandémies, en particulier le sida.
Quinze des 27 pays ayant la charge de morbidité de TB la plus élevée au monde sont dans la Région Europe de l’OMS. Cinq d’entre eux, la Roumanie, la Bulgarie, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie, sont membres de l’Union Europééene : Rapport OMS 2012 sur la lutte contre la TB dans le monde http://www.who.int/tb/publications/global_report/gtbr12_annex4.pdf
Une étude réalisée au Rwanda montre l’effet d’entraînement de la lutte contre une pandémie, le VIH/sida, sur les systèmes de santé : Shepard, Donald S., et alii. « A Controlled Study of Funding for Human Immunodeficiency Virus/Acquired Immunodeficiency Syndrome as Resource Capacity Building in the Health System in Rwanda ». The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene 86, no. 5 (janvier 5, 2012): 902-907.

Communiqué de presse
Le 1er mars 2013, François Hollande, Président de la République française, a présenté dans un discours ses grandes priorités de développement international pour les années 2013-2017, y compris dans sa dimension de lutte contre la pandémie du sida. AIDES et la Coalition PLUS réagissent.
« La France veut la fin du sida, et elle s’en donnera tous les moyens »
C’est ce que le Président Hollande avait déclaré le 26 novembre dernier. Il avait ajouté « C’est donc une des priorités que j’assigne à la politique de la France : contribuer à un accès universel aux traitements. ». Ces déclarations présidentielles faisaient directement suite à celles du 22 juillet 2012 : « Arrêter l’épidémie de sida dans le monde c’est possible. Je veux ici renouveler l’engagement que nous parviendrons à traiter non seulement 7 millions de personnes, mais 15 millions de malades du sida. ».
Cet engagement en faveur de la fin de la pandémie du sida est essentiel au développement économique et social des pays pauvres. En effet, avec plus de 30 millions de personnes contaminées par le VIH sur la planète, 15 millions de malades du sida, et 1,8 millions de morts l’année dernière (principalement en Afrique, principalement des 25-50 ans professionnellement actifs), la pandémie du sida constitue un terrible boulet aux chevilles de nombreux pays en difficulté, et alimente ainsi le cercle vicieux du sous-développement.
Face à cet enjeu, et aux engagements pris par le Président, AIDES et Coalition demandent à savoir où sont, concrètement, « tous les moyens » que le gouvernement entend se donner pour arrêter le sida ?
Pour en finir avec le sida, quel pourcentage de la TTF ?
« La France est le deuxième contributeur financier du Fonds mondial de lutte contre le sida, et elle entend poursuivre sa participation mais aussi la diversifier. Nous voulons créer des financements innovants, supplémentaires. C’est le sens de la taxe sur les transactions financières que mon pays a décidé de mettre en place dès le 1er août 2012. » Voici ce que déclarait François Hollande devant les participants de la conférence mondiale sur le sida, à Washington en juillet dernier.
Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, était allé plus loin, déclarant il y a un an et demi à peine, en clôture du sommet du G20, que « La France considère qu’une partie à définir importante majoritaire, totale du produit de taxe sur les transactions financières doit aller au développement international ».
Au final, qu’en est-il de la réalité des annonces présidentielles ? Le Président Hollande s’est contenté d’indiquer que les 10% solidaires de la TTF serviront en partie à financer ses engagements contre le sida (ainsi que pour l’accès à l’eau et pour le climat), sans préciser combien…
AIDES et Coalition PLUS appellent le Président a confirmer que 5% de la TTF contribueront à la lutte mondiale pour en finir avec le sida.
La France envisage t-elle de délaisser le Fonds mondial ?
La France est à l’origine du Fonds mondial : Lionel Jospin avait créé, en 1998, le Fonds de Solidarité Thérapeutique International, et obtenu en 2001 que le G8 emboîte le pas à la France en créant le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Depuis 2001, la France est le premier soutien du Fonds Mondial, par habitant (15% des ressources totale du Fonds, contre seulement 3% du PIB mondial).
Résultat : grâce à la formidable puissance de frappe sanitaire que permet cet instrument international, la France soigne désormais 630,000 malades du sida dans les pays pauvres (15% des 4,2 millions de malades soignés par le Fonds). C’est là un impact sur le développement que presque aucun programme bilatéral français n’a jamais réussi à atteindre.
AIDES et Coalition PLUS appellent le Président Hollande à rester fidèle à cette formidable invention française.
La TTF, un simple tour de passe-passe Hollande-Cahuzac ?
François Hollande a annoncé aujourd’hui qu’une partie de la TTF française contribuerait à la lutte mondiale contre le sida et les pandémies. AIDES et Coalition PLUS saluent cette décision, qui est conforme aux engagements déjà pris par le Président. Mais cette annonce restera vide de sens, s’il laisse Jérôme Cahuzac retrancher ces fonds des crédits budgétaires actuellement alloués à la lutte anti-VIH !
AIDES et Coalition PLUS appellent le Président à confirmer le caractère strictement additionnel des fonds annoncés aujourd’hui, et à proposer à ses homologues européens, en sus du plan ‘emploi jeunes’ dévoilé avec Angela Merkel le 22 janvier, que la TTF européenne soit affectée à hauteur de 5% au Fonds mondial de lutte contre les pandémies, dans le but d’en débarrasser la planète.
Photo : ©Voici.fr

EXTRAITS DU COMMUNIQUE DE PRESSE DU FM
BAMAKO, 21 novembre 2012 – Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a signé aujourd’hui un accord avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en vue de reprendre l’intégralité d’un programme de lutte contre le VIH prévoyant de fournir un traitement vital contre le sida à des dizaines de milliers de personnes au Mali.
Aux termes de cet accord, le Fonds mondial a approuvé le financement, à hauteur de 58 millions d’euros (75 millions de dollars US), du dépistage, de la prévention et du traitement du VIH et du sida au Mali pour les trois prochaines années. Aujourd’hui, quelque 50 000 personnes vivent avec la maladie au Mali.
« La signature de cet accord, qui fait intervenir le Fonds mondial, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Mali, fait naître l’espoir chez nombre de nos citoyens qui peuvent désormais affirmer qu’ils ne sont pas oubliés », a déclaré Tiéman Coulibaly, le Ministre des Affaires étrangères du Mali.
Le programme concerné vise des populations clés davantage exposées au risque et entend, parmi d’autres priorités, intensifier les efforts pour réduire les risques de transmission du VIH de la mère à l’enfant et appuyer un dépistage volontaire plus systématique des femmes enceintes.
L’instance de coordination nationale du Mali a demandé au PNUD de reprendre la gestion de la subvention relative au programme de lutte contre le VIH.
« Ce nouveau financement des programmes de lutte contre le VIH au Mali marque une étape importante et témoigne de l’engagement du Fonds mondial à soutenir des activités propres à sauver des vies dans le pays, en particulier à une époque où la situation humanitaire mérite toute notre attention. Plus de 30 000 personnes au Mali bénéficient désormais d’un traitement régulier et 20 000 comptent sur des soins de qualité. Nous nous attendons à ce que ces chiffres augmentent », a déclaré Mark Edington, le Directeur de la Division de la gestion des subventions du Fonds mondial.
Aurélien A. Agbénonci, Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Mali, a salué ce nouveau partenariat qui, selon lui, s’inscrit dans la logique de la stratégie nationale de développement du pays.
« Pour nous, cette intervention s’intègre également dans le contexte d’une vision plus large et d’un investissement à long terme en faveur du renforcement des capacités. Elle encourage une stratégie nationale de riposte qui dépende moins de l’aide étrangère à long terme, ce qui en améliore la pérennité », a déclaré M. Agbénonci.
Le Fonds mondial finance des programmes au Mali depuis décembre 2003 et a versé, à ce jour, environ 90 millions de dollars US qui ont servi à fournir un traitement antirétroviral à 30 000 patients, à détecter et à soigner 17 000 cas de tuberculose à frottis positif et à distribuer 720 000 moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée au Mali. Du reste, le Fonds mondial devrait signer dans les prochains mois deux subventions : une portant sur le paludisme et l’autre sur la tuberculose.
———————————————–
Retrouvez le reportage de TV5 Monde sur l’association malienne ARCAD-SIDA, cofondatrice de Coalition PLUS:

Communiqué – mardi 13 novembre 2012
Act Up-Paris + AIDES + Coalition PLUS + Solidarité Sida
Aujourd’hui, mercredi 14 novembre, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ouvrira son 28ème Conseil d’Administration à Genève. Des décisions historiques y seront prises.
Les associations françaises appellent la France à voter contre la proposition d’instaurer des plafonds limitant le nombre de malades pouvant désormais être soignés par pays. Pascal Canfin et François Hollande doivent se mobiliser personnellement contre une telle décision.
LE PLAFONNEMENT DE LA LUTTE
Jusqu’ici, lorsque le Fonds mondial jugeait pertinent le programme de lutte contre les pandémies d’un pays pauvre, ce pays voyait son programme financé par le Fonds mondial. Lorsque le Fonds n’avait pas assez d’argent pour financer toutes les demandes de subvention, il finançait intégralement les demandes les plus prioritaires, et ensuite tentait de trouver des ressources additionnelles pour financer les demandes restantes.
Pendant 10 ans, ce système a fonctionné parfaitement : aucun pays ne s’est jamais vu débouté par le Fonds mondial pour manque d’argent. Les seuls pays déboutés furent ceux dont le programme sanitaire n’était pas jugé suffisamment crédible ou efficace, et cette décision était prise par un groupe d’experts en santé publique, complètement indépendants du Fonds. Cette politique de sélection des programmes prioritaires et de leur financement intégral découlait des engagements pris par les dirigeants du G8 dans les années 2000. En effet, ce sont les dirigeants du G8 qui créèrent le Fonds mondial au sommet de Gênes en 2001, et qui, au sommet de Gleneagles en 2005, s’engagèrent en faveur de l’accès universel au traitement anti-sida. En 2012, ces 8 pays concentrent encore à eux seuls plus de la moitié de la richesse mondiale[1].
La proposition soumise au CA du Fonds mondial cette semaine[2] aura pour absurde conséquence d’entraver la montée en puissance des programmes les plus efficaces de lutte contre les pandémies, au lieu de la soutenir intégralement comme par le passé.
Le Fonds mondial utiliserait désormais une formule mathématique pour calculer administrativement le « montant idéal » que chaque pays pauvre devrait recevoir par programme. Or, la base de calcul retenue pour cette formule aboutit à ce que ces plafonds de financement soient 2 à 3 fois inférieurs aux sommes dont un pays à besoin pour atteindre l’accès universel au traitement, objectif majeur de la communauté internationale en matière de lutte contre le sida[3]. La formule va jusqu’à prévoir que, si un pays pauvre trouve des sommes supplémentaires en dehors du Fonds mondial, ces sommes soient retranchées de l’enveloppe à laquelle il aurait eu droit autrement. Un tel changement de méthode dans le mode de financement revient de fait à empêcher les pays pauvres de mettre en oeuvre des programmes de lutte contre les pandémies à hauteur des besoins des malades.
Il revient aujourd’hui aux associations de lutte contre le sida de dénoncer haut et fort le coût humain des décisions proposées au CA du Fonds mondial : plafonner d’office les sommes que le Fonds mondial peut apporter à chaque pays pauvre, c’est condamner des centaines de milliers de malades du sida, auxquels la communauté internationale a pourtant promis un traitement.
LES ENGAGEMENTS DU GOUVERNEMENT
En juillet dernier, François Hollande avait créé l’évènement durant la conférence mondiale sur le sida. Réunis à Washington, les scientifiques du monde entier démontraient que pour la première fois l’Humanité avait les moyens techniques de débarrasser la planète du sida. François Hollande avait alors déclaré devant les conférenciers[4] : « Arrêter l’épidémie de sida dans le monde, c’est possible. C’est la solidarité entre les Nations qui est en jeu, ce qui suppose l’implication des pays les plus riches envers les plus démunis. C’est grâce à cet engagement que nous parviendrons à traiter non seulement 7 millions de personnes, mais 15 millions de malades du sida. La France est le deuxième contributeur financier du Fonds mondial et elle entend poursuivre sa participation. ».
En tant que deuxième financeur du Fonds mondial, engagé en faveur du doublement du nombre de malades traités de 7 à 15 millions, la France doit s’opposer à l’instauration de plafonds au Fonds mondial. Ce plafonnement est incompatible avec les objectifs sanitaires affichés. Le système actuel doit être conservé. Le Fonds mondial doit poursuivre le financement intégral des programmes anti-pandémies du plus grand nombre de pays possible, et rechercher des financements supplémentaires pour les autres.
C’est pourquoi les associations appellent Pascal Canfin et François Hollande à intervenir personnellement pour assurer la cohérence entre l’action et les discours du gouvernement, et à veiller à ce que la France vote contre l’instauration de plafonds mortifères au Fonds mondial.
Contacts presse :
Céline Grillon (Act Up-Paris) : 06 50 01 39 10 / Antoine Henry (AIDES) : 06 10 41 23 86 / Khalil Elouardighi (Coalition PLUS) : 06 33 20 74 66 / Helène Roger (Solidarité Sida) : 06 15 90 96 61
[1] http://en.wikipedia.org/wiki/G8
[2] La proposition d’instaurer des plafonds au Fonds mondial est contenue dans le document ‘GF/B28/2/Evolving_The_Funding_Model’ diffusé il y a 10 jours par le Fonds mondial. Il s’agit du Point de Décision n°1, situé en page 12 du document. Par contraste, le Point de Décision n°2, situé en page 20 de ce document, doit être soutenu. En effet, il vise à augmenter en urgence les subventions existantes du Fonds mondial, afin de compenser les dommages sanitaires causées par la décision, prise par le CA en décembre 2011, d’annuler le 11ème Cycle de financement du Fonds mondial (la France s’était alors honorée, en s’opposant à l’annulation de ces financements).
[3] Voir la Déclaration Politique de l’ONU contre le VIH/sida, juin 2011 : http://www.unaids.org/en/media/unaids/contentassets/documents/document/2011/06/20110610_UN_A-RES-65-277_en.pdf

COMMUNIQUE DE PRESSE INTERASSOCIATIF – 23 oct. 2012
Monsieur Jaramillo : les plafonds vont écraser le Fonds mondial !
Depuis son arrivée au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en tant que directeur général, l’ancien banquier Gabriel Jaramillo s’est mis en tête de « rationaliser » les financements du Fonds en nivelant par le bas ses objectifs de lutte contre les trois pandémies.
Il pousse ainsi le conseil d’administration à adopter un système de financement fixant des enveloppes maximales par pays. Les subventions dépendront désormais des ressources disponibles et non plus des besoins réels. Cela va à l’encontre de la philosophie initiale du Fonds : encourager les pays à présenter des propositions ambitieuses pour lutter massivement contre les maladies.
Le plafonnement des financements aura pour conséquence que les demandes seront formulées à minima. Le montant des ressources réellement nécessaires restera inconnu et les pays donateurs pourront avoir bonne conscience sans plus se soucier de l’objectif d’accès universel ainsi abandonné. « C’est de la cosmétique, une stratégie pour se donner bonne conscience et pour cacher les réels besoin des pays pauvres » déclare Fogué Foguito, directeur de l’association camerounaise Positive Generation.
Pourtant, les résultats positifs que l’on mesure aujourd’hui partout dans le monde sont le fruit de dix ans d’investissements dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose ; et l’on sait désormais qu’un plus grand investissement aujourd’hui permettrait de sauver plus de malades demain. Reculer maintenant, c’est prendre le risque d’un retour en arrière qui se paiera en vies humaines, et M. Jaramillo, directeur intérimaire, ne sera pas là pour le voir mais en portera la responsabilité.
Sous la pression des associations, M. Jaramillo s’était pourtant engagé à Washington à ne pas instaurer de plafonds et à ne pas revenir sur la possibilité d’exprimer une demande complète correspondant aux besoins des pays. Rompant avec la philosophie originaire du Fonds, il fait cavalier seul et refuse d’écouter la société civile, un des moteurs de la lutte.
M. Jaramillo suit une logique de relations publiques ; son but n’est pas de progresser vers l’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements mais de se donner une image de bon gestionnaire. Mais le Fonds Mondial n’est pas une banque, il est l’outil – notre outil – de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
C’est pourquoi, nous, organisations de la société civile et de malades, demandons, à l’occasion du Strategy, Investment and Impact Committee (SIIC) meeting du Fonds mondial qui aura lieu à Genève du 24 au 26 octobre, l’annulation du plafonnement des subventions.
Signataires :
ACS/AMO Congo (République démocratique du Congo)
Act Up-Paris (France)
Action Contre le Sida (Togo)
ADISS (Cameroun)
AFASO (Cameroun)
AIDES (France)
ALAVI (Burkina Faso)
ALCS (Maroc)
Alternatives Cameroun (Cameroun)
AMEPOUH (Côte d’Ivoire)
ANSS (Burundi)
APCS (Algérie)
ARCAD/SIDA (Mali)
ATL MST/sida, Tunis (Tunisie)
Coalition Plus (international)
Colibri (Cameroun)
Espace Confiance (Côte d’Ivoire)
Espoir Vie-Togo (Togo)
Fondation Femme plus (République démocratique du Congo)
Global Health Advocates (France)
GS++ (Tunisie)
International Treatment Preparedness Coalition (international)
ITPC MENA (Afrique du Nord Moyen-Orient)
AJPC (Congo-Brazzaville)
Manara (Tunisie)
Médecins du Monde (France)
Positive Generation (Cameroun)
PPP Europe (Europe)
RAME (Burkina Faso)
RANEMI (Cameroun)
Renaissance Santé Bouaké (Côte d’Ivoire)
Sidaction (France)
Stop AIDS Campaign (Royaume-Uni)

Interrogé par RFI à l’occasion de la marche en faveur de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF) de Washington D.C., mardi dernier, Khalil Elouardighi, chargé du plaidoyer de Coalition Plus, a pu rappeler le formidable impact que pourrait avoir cet outil solidaire sur le financement de la lutte contre le VIH/sida dans le monde.
Retrouvez cet article sur le site de RFI:
Blog
30 ans du VIH/sida – Interview de Vincent Pelletier, directeur général de AIDES et de Coalition PLUS
| Interview parue dans Direct Matin – 20 mai 2013 | “La recherche su…
En savoir plus »
- TTF : tribune de ONE France, AIDES et Coalition PLUS dans Le Monde.fr
- La France restera-t-elle un moteur de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ?
- AIDES lance sa nouvelle campagne de promotion du préservatif: un must!
- FRANCE – Le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius reçoit Coalition PLUS, AIDES, Sidaction et Act Up-Paris
Nuage de mots-clés
ACTA Afrique Aide internationale AIDES ALCS ANSS ARAS ARCAD-SIDA Brevets Coalition PLUS COCQ-SIDA Conférence internationale Criminalisation Droit Dépistage Fonds mondial France Gay Groupe sida Genève Hollande IDH-Bolivie Industrie pharmaceutique Journée Mondiale du Sida Kimirina ONU Paludisme Patent pool PILS Plaidoyer Politique PrEP Programme Prostitution Prévention PVVIH Recherche Recherche communautaire Réduction des risques/drogues SIDA TASP Taxe Robin des Bois Traitement TTF Tuberculose VIH
WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck requires Flash Player 9 or better.
Coalition