VIH/SIDA : EMMANUEL MACRON, NE SACRIFIEZ PAS NOS VIES

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Action de AIDES devant le centre des congrès de Lyon, le 9 octobre 2019. Crédit : Coalition PLUS

Communiqué de presse

Lyon, 9 octobre 2019 – Juste avant l’ouverture de la Conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, les militants-es de AIDES et Coalition PLUS sont déterminés-es à faire entendre leur voix : aucun montant inférieur à 14 milliards de dollars ne sera acceptable. Pour atteindre cet objectif,  Emmanuel Macron doit impérativement montrer l’exemple et augmenter la contribution française d’au moins 25%, soit 270 millions d’euros supplémentaires par an. Cet argent représente 342 000 vies sauvées. 16 millions de vies sont en jeu.

Ce mercredi à 13h30, 40 militants-es se sont rassemblés-es en face du Centre de congrès de Lyon afin de rappeler à Emmanuel Macron son engagement : sauver 16 millions de vies et mettre fin au sida.

« Nous sommes ici pour rappeler que derrière ces enjeux financiers, il y a des vies humaines. Emmanuel Macron a un pouvoir de vie ou de mort sur 16 millions de personnes. Il faut qu’il en soit conscient et augmente la contribution française d’au moins 25% pour atteindre le minimum vital de 14 milliards de dollars » explique Aurélien Beaucamp, président de AIDES.

Avant de se faire évacuer par les forces de l’ordre, les militants-es ont bloqué la circulation sur le quai Charles de Gaulle pendant une demi-heure en s’allongeant sur le sol en die-in, des fleurs déposées sur leurs corps. Ils ont observé une minute de silence et scandé des slogans tels que « sans argent l’épidémie reprend », « le Nord compte ses sous, le Sud compte ses morts », « sida, combien de morts encore ? » et « le Fonds mondial, c’est capital ». Cette action est un hommage aux 35 millions de personnes mortes du sida depuis le début de l’épidémie dont 770 000 en 2018. Un symbole également : ces fleurs pourraient être celles des sépultures des 16 millions de personnes en sursis, faute de traitement, et dépendantes de la décision du président français.

« 14 milliards, je le rappelle, c’est le strict minimum, fixé par l’Elysée et le Fonds mondial en dépit de l’avis des associations internationales. En-dessous, c’est impuissants que nous assisterons à la reprise des épidémies. Il faut que les dirigeants-es assument leurs responsabilités » commente Hakima Himmich, présidente de Coalition PLUS. Celle d’Emmanuel Macron, hôte de cette conférence est simple : assurer le succès de son propre événement et satisfaire les exigences financières déjà peu ambitieuses qu’il s’est fixé lui-même.

Comme il l’a lui-même déclaré devant les Nations unies le 24 septembre dernier : “personne ne peut comprendre que pour des raisons financières, il soit aujourd’hui impossible d’accéder à des traitements”.

Rappel des revendications de AIDES et Coalition PLUS 

  • Une augmentation de la contribution financière de la France au Fonds mondial de 25 % minimum soit 1,35 milliard d’euros pour les trois prochaines années (soit 450 M€ par an – soit 500 M$) ;
  • Une augmentation globale de la contribution des États pour atteindre un budget supérieur à 14 milliards de dollars pour la période 2020-2022 (4,7 milliards par an minimum) ;
  • Une réaffirmation du leadership français au niveau international, héritage du Président Jacques Chirac : un réel engagement politique, au-delà de cette Conférence, avec l’inscription de la lutte contre les pandémies en haut de l’agenda politique mondiale ;
  • Une mobilisation plus importante des acteurs institutionnels et privés, pour lever les freins à l’accélération de la lutte, notamment les discriminations et stigmatisations, et favoriser l’accès à l’innovation thérapeutique, particulièrement en Afrique francophone ;
  • Une prise en compte effective des besoins des populations clés et des acteurs communautaires dans les instances décisionnelles et le suivi des subventions.

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