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Taxe Tobin :
L’ultime miroir aux alouettes de Nicolas Sarkozy
« Parce qu'à un moment, il y a le discours et il y a l'exemple que l'on montre. Et je ferai tous mes efforts pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent les financements innovants au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres. » Discours de N.Sarkozy au sommet de l'Union Africaine, janvier 2011[1].
A rebours de toutes ses promesses passées, Nicolas Sarkozy semble finalement privilégier les intérêts financiers aux grands défis mondiaux. Si ce projet de taxe au rabais et entièrement dévolue au comblement de la dette aboutit, le Président de la République aura raté une opportunité unique de marquer l'Histoire. AIDES et Coalition PLUS font part de leur profonde indignation face à cette ultime escroquerie du quinquennat.
Souvenez-vous quand notre Président il y a tout juste un an, au Sommet de l'Union Africaine, claironnait combien il était « moral » et « juste » que la finance verse son obole à la solidarité internationale : « Le monde financier, par ses excès, a plongé le monde entier dans une crise économique sans précédent. Il serait moral que ceux qui ont contribué à la crise soit ceux qui paient un petit peu pour permettre au monde de sortir de la crise ». Souvenez-vous encore de Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU quelques mois plus tôt, clamer sans rougir à quel point cette taxe était indispensable pour « lutter contre la pauvreté, pour l’éducation et pour la résolution des grands problèmes sanitaires de l’Afrique. »[2]
Un an plus tard, nous connaissons enfin les véritables ambitions de Nicolas Sarkozy : une micro-taxe d'un milliard, soit douze fois moins rentable que celle en vigueur au Brésil et trois fois moins qu'à… Taïwan[3] ! Ou comment sauver la face tout en conservant les bonnes grâces des lobbys financiers. Quant à la solidarité internationale, elle passerait, si ce projet aboutit, par pertes et profits à l’approche des élections. Tout pour la dette, rien que pour la dette.
« Avouons-le, nous avons été bernés », s'insurge Bruno Spire, président de AIDES. « Ce projet de TTF annoncé par Nicolas Sarkozy laisserait au continent africain un goût amer. En attendant, cette Afrique exsangue n'en finit plus de payer son tribut à la crise financière. Pas en nombre de A, mais en nombre de vies. Partout l'aide au développement recule, et 15 millions de malades du sida attendent toujours l'accès aux traitements promis par les pays du Nord pour espérer survivre. »
Ironie du sort, cette annonce intervient alors que le Fonds mondial de lutte contre le sida fête aujourd'hui ses 10 ans, et vient d'annuler un milliard de dollars de programmes de mises sous traitements pour 2012, faute d'argent. Voilà pourtant longtemps que les acteurs de la lutte contre le sida se mobilisent aux côtés d'autres ONG pour dire l'urgence à mettre en place cette taxe. « C’est un sinistre anniversaire pour le Fonds Mondial », conclut Bruno Spire. « A l’heure où les Etats donateurs se retirent, où l'argent promis a de plus en plus de mal à être décaissé, cette taxe était une chance historique de montrer l’exemple en instituant un mode de financement pérenne. Cette chance est sur le point d’être ratée. Tant qu’il en est encore temps, nous appelons Nicolas Sarkozy à revenir sur sa décision et à respecter ses engagements. Sans cela, AIDES, Coalition PLUS et de nombreux français[4] comprendront qu'il a une nouvelle fois cédé aux pressions des intérêts financiers. »
[1] http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2011/sommet-de-l-union-africaine.10550.html
2 http://www.franceonu.org/spip.php?article4355
3 http://english.etax.nat.gov.tw/wSite/ct?xItem=24088&ctNode=11631 et http://english.etax.nat.gov.tw/wSite/ct?xItem=24086&ctNode=11630
4 Sondage CSA pour AIDES, décembre 2011 : 82% des Français souhaitent que les recettes de la TTF soient « affectées à la lutte contre la pauvreté et les pandémies mondiales ».
Taxe Tobin : l’ultime miroir aux alouettes de Nicolas Sarkozy
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« Parce qu'à un moment, il y a le discours et il y a l'exemple que l'on montre. Et je ferai tous mes efforts pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent les financements innovants au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres. » Discours de N.Sarkozy au sommet de l'Union Africaine, janvier 2011[1].
Taxe Tobin :
L’ultime miroir aux alouettes de Nicolas Sarkozy
« Parce qu'à un moment, il y a le discours et il y a l'exemple que l'on montre. Et je ferai tous mes efforts pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent les financements innovants au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres. » Discours de N.Sarkozy au sommet de l'Union Africaine, janvier 2011[1].
A rebours de toutes ses promesses passées, Nicolas Sarkozy semble finalement privilégier les intérêts financiers aux grands défis mondiaux. Si ce projet de taxe au rabais et entièrement dévolue au comblement de la dette aboutit, le Président de la République aura raté une opportunité unique de marquer l'Histoire. AIDES et Coalition PLUS font part de leur profonde indignation face à cette ultime escroquerie du quinquennat.
Souvenez-vous quand notre Président il y a tout juste un an, au Sommet de l'Union Africaine, claironnait combien il était « moral » et « juste » que la finance verse son obole à la solidarité internationale : « Le monde financier, par ses excès, a plongé le monde entier dans une crise économique sans précédent. Il serait moral que ceux qui ont contribué à la crise soit ceux qui paient un petit peu pour permettre au monde de sortir de la crise ». Souvenez-vous encore de Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU quelques mois plus tôt, clamer sans rougir à quel point cette taxe était indispensable pour « lutter contre la pauvreté, pour l’éducation et pour la résolution des grands problèmes sanitaires de l’Afrique. »[2]
Un an plus tard, nous connaissons enfin les véritables ambitions de Nicolas Sarkozy : une micro-taxe d'un milliard, soit douze fois moins rentable que celle en vigueur au Brésil et trois fois moins qu'à… Taïwan[3] ! Ou comment sauver la face tout en conservant les bonnes grâces des lobbys financiers. Quant à la solidarité internationale, elle passerait, si ce projet aboutit, par pertes et profits à l’approche des élections. Tout pour la dette, rien que pour la dette.
« Avouons-le, nous avons été bernés », s'insurge Bruno Spire, président de AIDES. « Ce projet de TTF annoncé par Nicolas Sarkozy laisserait au continent africain un goût amer. En attendant, cette Afrique exsangue n'en finit plus de payer son tribut à la crise financière. Pas en nombre de A, mais en nombre de vies. Partout l'aide au développement recule, et 15 millions de malades du sida attendent toujours l'accès aux traitements promis par les pays du Nord pour espérer survivre. »
Ironie du sort, cette annonce intervient alors que le Fonds mondial de lutte contre le sida fête aujourd'hui ses 10 ans, et vient d'annuler un milliard de dollars de programmes de mises sous traitements pour 2012, faute d'argent. Voilà pourtant longtemps que les acteurs de la lutte contre le sida se mobilisent aux côtés d'autres ONG pour dire l'urgence à mettre en place cette taxe. « C’est un sinistre anniversaire pour le Fonds Mondial », conclut Bruno Spire. « A l’heure où les Etats donateurs se retirent, où l'argent promis a de plus en plus de mal à être décaissé, cette taxe était une chance historique de montrer l’exemple en instituant un mode de financement pérenne. Cette chance est sur le point d’être ratée. Tant qu’il en est encore temps, nous appelons Nicolas Sarkozy à revenir sur sa décision et à respecter ses engagements. Sans cela, AIDES, Coalition PLUS et de nombreux français[4] comprendront qu'il a une nouvelle fois cédé aux pressions des intérêts financiers. »
[1] http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2011/sommet-de-l-union-africaine.10550.html
2 http://www.franceonu.org/spip.php?article4355
3 http://english.etax.nat.gov.tw/wSite/ct?xItem=24088&ctNode=11631 et http://english.etax.nat.gov.tw/wSite/ct?xItem=24086&ctNode=11630
4 Sondage CSA pour AIDES, décembre 2011 : 82% des Français souhaitent que les recettes de la TTF soient « affectées à la lutte contre la pauvreté et les pandémies mondiales ».
Taxe Tobin : l’ultime miroir aux alouettes de Nicolas Sarkozy
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« Parce qu'à un moment, il y a le discours et il y a l'exemple que l'on montre. Et je ferai tous mes efforts pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent les financements innovants au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres. » Discours de N.Sarkozy au sommet de l'Union Africaine, janvier 2011[1].
Taxe Tobin à la française : Sarkozy enfin prêt à sauter le pas ?
Suite aux récentes annonces gouvernementales en faveur d’une taxe nationale sur les transactions financières, AIDES, OXFAM France, PLUS et ONE France font part de leurs interrogations et demandent à M. Sarkozy de clarifier au plus vite son montant et son affectation.
Effet d’annonce d’un candidat en campagne ou revirement soudain ? Après des mois d’atermoiements et de déclarations contradictoires, l'Elysée semble aujourd’hui vouloir donner un coup d’accélérateur à la création d’une taxe française sur les transactions financières (TTF), sans attendre un hypothétique consensus européen. AIDES, Oxfam France, Coalition PLUS et ONE France se félicitent d’une telle annonce, mais rappellent que de nombreuses zones d’ombres restent à éclaircir pour que cette taxe bénéficie aux populations les plus pauvres. En cette période pré-électorale propice aux déclarations d’intention, nos organisations appellent à la plus grande vigilance sur l’évolution de ce dossier. C’est pourquoi nous demandons à M. Sarkozy de se prononcer au plus vite et avec la plus grande clarté sur les modalités de sa mise en place : assiette, taux, affectation et calendrier.
Sans ces précisions indispensables, les déclarations relatives à la taxe devront être comprises non comme l’annonce d’une décision concrète et imminente mais comme une nouvelle promesse électorale d’un président en campagne.
Le spectre d’une taxe au rabais. Les sources gouvernementales citées dans la presse ces derniers jours parlent de lever « quelques centaines de millions d’euros par an », alors que la TTF rapporte 4 milliards d’euros par an en Grande-Bretagne  et 11 milliards au Brésil . Or, gouvernement et majorité UMP ont rejeté en novembre un projet de TTF française beaucoup plus ambitieux, qui avait été intégré par le Sénat à la loi de finances 2012 . « Soit le Président de la République a soudainement pris conscience hier de la faisabilité de cette taxe au niveau national, comme nous le défendons depuis des mois et comme de nombreux rapports d’experts le démontrent (FMI notamment ), soit il s’agit d’un coup d’éclat électoral consistant à mettre en place une taxe au rabais, avec un taux et une assiette beaucoup trop réduits pour en faire une source de revenus satisfaisante», déclare Khalil Elouardighi de Coalition PLUS.
Affectation : le grand flou. Si le montant des recettes générées par cette taxe pose question, nos organisations s’inquiètent également du manque de clarté quant à son affectation. L’an dernier M. Sarkozy avait pourtant été très explicite sur ce sujet: « Je ferai tout pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent ce financement innovant au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres » . AIDES, ONE France, OXFAM France et PLUS demandent que ce principe d’affectation soit clairement réaffirmé.
« Il ne faut pas perdre de vue l’objectif premier de cette taxe : faire payer aux spéculateurs les conséquences mortifères de la crise dans les pays du Sud et répondre aux grandes urgences mondiales, qu’elles soient sanitaires, sociales ou environnementales. Nous ne pouvons dissocier les conditions de mise en place de la TTF avec celles de son affectation. Or dans ses récentes déclarations, le gouvernement fait clairement l’impasse sur cette question », déplore Stéphane Simonpiétri, directeur des programmes internationaux de AIDES.
« Si l’on ne définit pas dès maintenant à quoi servira cette taxe en ces temps d’austérité quasi obsessionnelle, la tentation sera grande d’en détourner le fruit pour renflouer les caisses de l’Etat. Or dans les pays pauvres, la crise ne se chiffre pas en nombre de A, mais en nombre de vies humaines », prévient Guillaume Grosso, directeur de ONE France.
« Nous demandons que M. Sarkozy tienne ses promesses faites au pays du Sud, et en particulier à l’Afrique. L’aide au développement a déjà subi de plein fouet l’impact de la crise et les effets du changement climatique imposent aux pays du Sud de nouvelles dépenses non financées, ne privons pas les pays pauvres de cette nouvelle ressource », insiste Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France. Seule une taxe à la hauteur des enjeux permettra d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement fixés par l’ONU : lutte contre l’extrême pauvreté et les changements climatiques, accès universel au traitement pour les malades du sida, alphabétisation…
AIDES, Oxfam France, PLUS et ONE France l’affirment depuis longtemps : une telle taxe est faisable au niveau national et permettra à notre pays de montrer l’exemple, afin que de nombreux autres Etats nous suivent dans cette voie.  Hélas c’est encore un peu tôt pour se réjouir, car de grandes interrogations subsistent encore et nous sommes dans ce dossier trop habitués aux déceptions.
Taxe Tobin à la française : Sarkozy enfin prêt à sauter le pas ? 

Suite aux récentes annonces gouvernementales en faveur d’une taxe nationale sur les transactions financières, AIDES, OXFAM France, PLUS et ONE France font part de leurs interrogations et demandent à M. Sarkozy de clarifier au plus vite son montant et son affectation.
Taxe Tobin à la française : Sarkozy enfin prêt à sauter le pas ?
Suite aux récentes annonces gouvernementales en faveur d’une taxe nationale sur les transactions financières, AIDES, OXFAM France, PLUS et ONE France font part de leurs interrogations et demandent à M. Sarkozy de clarifier au plus vite son montant et son affectation.
Effet d’annonce d’un candidat en campagne ou revirement soudain ? Après des mois d’atermoiements et de déclarations contradictoires, l'Elysée semble aujourd’hui vouloir donner un coup d’accélérateur à la création d’une taxe française sur les transactions financières (TTF), sans attendre un hypothétique consensus européen. AIDES, Oxfam France, Coalition PLUS et ONE France se félicitent d’une telle annonce, mais rappellent que de nombreuses zones d’ombres restent à éclaircir pour que cette taxe bénéficie aux populations les plus pauvres. En cette période pré-électorale propice aux déclarations d’intention, nos organisations appellent à la plus grande vigilance sur l’évolution de ce dossier. C’est pourquoi nous demandons à M. Sarkozy de se prononcer au plus vite et avec la plus grande clarté sur les modalités de sa mise en place : assiette, taux, affectation et calendrier.
Sans ces précisions indispensables, les déclarations relatives à la taxe devront être comprises non comme l’annonce d’une décision concrète et imminente mais comme une nouvelle promesse électorale d’un président en campagne.
Le spectre d’une taxe au rabais. Les sources gouvernementales citées dans la presse ces derniers jours parlent de lever « quelques centaines de millions d’euros par an », alors que la TTF rapporte 4 milliards d’euros par an en Grande-Bretagne  et 11 milliards au Brésil . Or, gouvernement et majorité UMP ont rejeté en novembre un projet de TTF française beaucoup plus ambitieux, qui avait été intégré par le Sénat à la loi de finances 2012 . « Soit le Président de la République a soudainement pris conscience hier de la faisabilité de cette taxe au niveau national, comme nous le défendons depuis des mois et comme de nombreux rapports d’experts le démontrent (FMI notamment ), soit il s’agit d’un coup d’éclat électoral consistant à mettre en place une taxe au rabais, avec un taux et une assiette beaucoup trop réduits pour en faire une source de revenus satisfaisante», déclare Khalil Elouardighi de Coalition PLUS.
Affectation : le grand flou. Si le montant des recettes générées par cette taxe pose question, nos organisations s’inquiètent également du manque de clarté quant à son affectation. L’an dernier M. Sarkozy avait pourtant été très explicite sur ce sujet: « Je ferai tout pour qu'un petit groupe de pays leaders adoptent ce financement innovant au bénéfice de l'Afrique et des pays les plus pauvres » . AIDES, ONE France, OXFAM France et PLUS demandent que ce principe d’affectation soit clairement réaffirmé.
« Il ne faut pas perdre de vue l’objectif premier de cette taxe : faire payer aux spéculateurs les conséquences mortifères de la crise dans les pays du Sud et répondre aux grandes urgences mondiales, qu’elles soient sanitaires, sociales ou environnementales. Nous ne pouvons dissocier les conditions de mise en place de la TTF avec celles de son affectation. Or dans ses récentes déclarations, le gouvernement fait clairement l’impasse sur cette question », déplore Stéphane Simonpiétri, directeur des programmes internationaux de AIDES.
« Si l’on ne définit pas dès maintenant à quoi servira cette taxe en ces temps d’austérité quasi obsessionnelle, la tentation sera grande d’en détourner le fruit pour renflouer les caisses de l’Etat. Or dans les pays pauvres, la crise ne se chiffre pas en nombre de A, mais en nombre de vies humaines », prévient Guillaume Grosso, directeur de ONE France.
« Nous demandons que M. Sarkozy tienne ses promesses faites au pays du Sud, et en particulier à l’Afrique. L’aide au développement a déjà subi de plein fouet l’impact de la crise et les effets du changement climatique imposent aux pays du Sud de nouvelles dépenses non financées, ne privons pas les pays pauvres de cette nouvelle ressource », insiste Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France. Seule une taxe à la hauteur des enjeux permettra d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement fixés par l’ONU : lutte contre l’extrême pauvreté et les changements climatiques, accès universel au traitement pour les malades du sida, alphabétisation…
AIDES, Oxfam France, PLUS et ONE France l’affirment depuis longtemps : une telle taxe est faisable au niveau national et permettra à notre pays de montrer l’exemple, afin que de nombreux autres Etats nous suivent dans cette voie.  Hélas c’est encore un peu tôt pour se réjouir, car de grandes interrogations subsistent encore et nous sommes dans ce dossier trop habitués aux déceptions.
Taxe Tobin à la française : Sarkozy enfin prêt à sauter le pas ? 

Suite aux récentes annonces gouvernementales en faveur d’une taxe nationale sur les transactions financières, AIDES, OXFAM France, PLUS et ONE France font part de leurs interrogations et demandent à M. Sarkozy de clarifier au plus vite son montant et son affectation.
Taxe Tobin : plus d'excuses !
Aujourd'hui 5 janvier 2012, le palais de l'Elysée a laissé fuiter dans la presse qu'il attend que l'Europe ou a minima l'Allemagne soit partante, avant de taxer les transactions financières en France.
AIDES et Coalition PLUS, membres de la campagne associative pour la Taxe Robin des Bois sur la spéculation financière, demandent que la France tienne ses engagements de longue date, et agisse sans tarder.
La France est en situation de taxer les transactions financières de manière unilatérale. D'après le FMI (1), de nombreux pays l’on déjà introduite: Grande-Bretagne, Suisse, Taiwan, Brésil, Afrique du Sud… Ces taxes présentent des rendements très élevés : 4 milliards d'euros par an en Grande-Bretagne, 10 milliards au Brésil. Malgré le caractère unilatéral de ces taxes, ces pays n'ont subi aucune perte de croissance ni perte de business financier. Rien n'empêche donc la France de rejoindre des maintenant le club des pays taxant les transactions financières.
Il y a en effet urgence à taxer la spéculation financière. Dans les pays les plus pauvres, la crise se compte non pas en perte de triple A, mais en pertes de vies humaines. Le 25 novembre dernier, le Fonds mondial anti-sida a annoncé l'annulation de ses financements prévus pour 2011, faute de contributions financières suffisantes de la part des pays riches. Or, de ces financements dépendaient la prise en charge de 500 000 malades du sida vivant dans des pays pauvres. Au Sud, la crise financière tue.
Face à l'urgence à taxer - pour le Sud et pour la France - AIDES et Coalition PLUS appellent Nicolas Sarkozy à adopter, avant la fin de son mandat, en France, une taxe sur les transactions financières similaire à celles existants déjà au Royaume-Uni ou au Brésil. Le gouvernement doit œuvrer en ce sens dès janvier, par exemple en soutenant la disposition fiscale adoptée par le Seénat le 21 novembre 2011 (2). Contre la crise financière et l'hécatombe du sida, nous ne voulons plus d'excuses.
(1) Rapports du FMI de mars et aout 2011 : http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2011/wp1154.pdf (mars 2011)
https://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2011/wp11185.pdf (aout 2011)
(2) Amendement TTF du Sénat : http://www.senat.fr/amendements/2011-2012/106/Amdt_I-206.htmlTaxe Tobin : plus d'excuses !alt
Taxe Robin
Aujourd'hui 5 janvier 2012, le palais de l'Elysée a laissé fuiter dans la presse qu'il attend que l'Europe ou a minima l'Allemagne soit partante, avant de taxer les transactions financières en France. AIDES et Coalition PLUS, membres de la campagne associative pour la Taxe Robin des Bois sur la spéculation financière, demandent que la France tienne ses engagements de longue date, et agisse sans tarder.
Taxe Tobin : plus d'excuses !
Aujourd'hui 5 janvier 2012, le palais de l'Elysée a laissé fuiter dans la presse qu'il attend que l'Europe ou a minima l'Allemagne soit partante, avant de taxer les transactions financières en France.
AIDES et Coalition PLUS, membres de la campagne associative pour la Taxe Robin des Bois sur la spéculation financière, demandent que la France tienne ses engagements de longue date, et agisse sans tarder.
La France est en situation de taxer les transactions financières de manière unilatérale. D'après le FMI (1), de nombreux pays l’on déjà introduite: Grande-Bretagne, Suisse, Taiwan, Brésil, Afrique du Sud… Ces taxes présentent des rendements très élevés : 4 milliards d'euros par an en Grande-Bretagne, 10 milliards au Brésil. Malgré le caractère unilatéral de ces taxes, ces pays n'ont subi aucune perte de croissance ni perte de business financier. Rien n'empêche donc la France de rejoindre des maintenant le club des pays taxant les transactions financières.
Il y a en effet urgence à taxer la spéculation financière. Dans les pays les plus pauvres, la crise se compte non pas en perte de triple A, mais en pertes de vies humaines. Le 25 novembre dernier, le Fonds mondial anti-sida a annoncé l'annulation de ses financements prévus pour 2011, faute de contributions financières suffisantes de la part des pays riches. Or, de ces financements dépendaient la prise en charge de 500 000 malades du sida vivant dans des pays pauvres. Au Sud, la crise financière tue.
Face à l'urgence à taxer - pour le Sud et pour la France - AIDES et Coalition PLUS appellent Nicolas Sarkozy à adopter, avant la fin de son mandat, en France, une taxe sur les transactions financières similaire à celles existants déjà au Royaume-Uni ou au Brésil. Le gouvernement doit œuvrer en ce sens dès janvier, par exemple en soutenant la disposition fiscale adoptée par le Seénat le 21 novembre 2011 (2). Contre la crise financière et l'hécatombe du sida, nous ne voulons plus d'excuses.
(1) Rapports du FMI de mars et aout 2011 : http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2011/wp1154.pdf (mars 2011)
https://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2011/wp11185.pdf (aout 2011)
(2) Amendement TTF du Sénat : http://www.senat.fr/amendements/2011-2012/106/Amdt_I-206.htmlTaxe Tobin : plus d'excuses !alt
Taxe Robin
Aujourd'hui 5 janvier 2012, le palais de l'Elysée a laissé fuiter dans la presse qu'il attend que l'Europe ou a minima l'Allemagne soit partante, avant de taxer les transactions financières en France. AIDES et Coalition PLUS, membres de la campagne associative pour la Taxe Robin des Bois sur la spéculation financière, demandent que la France tienne ses engagements de longue date, et agisse sans tarder.
Un rapport publié par un économiste du FMI ce jeudi 4 août indique que taxer les transactions financières est tout à fait possible d’un point de vue pratique. Il recommande d'avoir "une législation cohérente" et de prévoir des sanctions appropriées pour éviter le contournement de la taxe.
Un rapport publié par un économiste du FMI ce jeudi 4 août indique que taxer les transactions financières est tout à fait possible d’un point de vue pratique. Il recommande d'avoir "une législation cohérente" et de prévoir des sanctions appropriées pour éviter le contournement de la taxe.
Aujourd'hui 22 juin, des associations partenaires de la campagne « Robin des bois » pour la taxe sur les transactions financières (Oxfam, ATTAC et d'autres associations qui soutiennent la campagne) organisent un rassemblement citoyen au Jardin des Tuileries. Elles protestent contre l'attentisme du G20 face à la spéculation, au moment où se réunissent à Paris les ministres de l'agriculture des vingt pays les plus riches.  

AIDES, Sidaction, Solthis, Solidarité Sida et Coalition PLUS sont solidaires du rassemblement des Tuileries.Aujourd'hui 22 juin, des associations partenaires de la campagne « Robin des bois » pour la taxe sur les transactions financières (Oxfam, ATTAC et d'autres associations qui soutiennent la campagne) organisent un rassemblement citoyen au Jardin des Tuileries. Elles protestent contre l'attentisme du G20 face à la spéculation, au moment où se réunissent à Paris les ministres de l'agriculture des vingt pays les plus riches.  

AIDES, Sidaction, Solthis, Solidarité Sida et Coalition PLUS sont solidaires du rassemblement des Tuileries.


Hier, mardi 14 juin, l’Assemblée Nationale a adopté à la quasi-unanimité la résolution sur la mise en place d’une Taxe sur les Transactions Financières (TTF) présentée et déposée conjointement par le PS et le SPD Allemand.


Hier, mardi 14 juin, l’Assemblée Nationale a adopté à la quasi-unanimité la résolution sur la mise en place d’une Taxe sur les Transactions Financières (TTF) présentée et déposée conjointement par le PS et le SPD Allemand.



New York, 9 juin 2011

Sarkozy doit convoquer un sommet spécial, et taxer les transactions financières



New York, 9 juin 2011

Sarkozy doit convoquer un sommet spécial, et taxer les transactions financières

La Coalition PLUS participe ces jours-ci au Conseil d'Administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, qui apporte la trithérapie à plus de 4 millions de malades.
Hier, plus de 600 activistes bulgares ont manifeste devant le CA, et remis un mémorandum au président du Fonds mondial. Ils refusent que le Fonds laisse à l’abandon les pays récemment entrés dans l'Union Européenne. L’association ARAS en Roumanie, adhérente de la Coalition PLUS est ainsi confrontée au même dilemme que les associations bulgares. PLUS est sorti du CA pour aller manifester avec eux !
Aujourd'hui commencent les négociations entre pays riches et pays pauvres, pour savoir si le rythme de financement allait être soutenu ou freiné en passant de tous les 12 mois à tous les 18 mois. PLUS prône une accélération des rounds, afin que des pays comme la République Démocratique du Congo puissent présenter de nouveaux projets et donc de nouvelles demandes de financement. Les Etats-Unis se prononcent en faveur d’un ralentissement majeur des financements. La France soutient le statut quo (tous les 12 mois, comme aujourd'hui). Les négociations s'annoncent difficiles.
Une lueur d'espoir cependant sur la sortie de la crise budgétaire dans laquelle la lutte mondiale contre le sida se trouve plongée : la taxation des transactions financières. Le président du G20 (le groupe des 20 pays les plus riches du monde) a annoncé en novembre qu'il souhaitait qu'une telle taxe soit introduite au profit des pays pauvres, et qu'il allait la proposer rapidement aux autres pays du groupe. Raison de plus pour continuer le combat !
La Coalition PLUS participe ces jours-ci au Conseil d'Administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, qui apporte la trithérapie à plus de 4 millions de malades.



Hier, plus de 600 activistes bulgares ont manifeste devant le CA, et remis un mémorandum au président du Fonds mondial. Ils refusent que le Fonds laisse à l’abandon les pays récemment entrés dans l'Union Européenne.
La Coalition PLUS participe ces jours-ci au Conseil d'Administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, qui apporte la trithérapie à plus de 4 millions de malades.
Hier, plus de 600 activistes bulgares ont manifeste devant le CA, et remis un mémorandum au président du Fonds mondial. Ils refusent que le Fonds laisse à l’abandon les pays récemment entrés dans l'Union Européenne. L’association ARAS en Roumanie, adhérente de la Coalition PLUS est ainsi confrontée au même dilemme que les associations bulgares. PLUS est sorti du CA pour aller manifester avec eux !
Aujourd'hui commencent les négociations entre pays riches et pays pauvres, pour savoir si le rythme de financement allait être soutenu ou freiné en passant de tous les 12 mois à tous les 18 mois. PLUS prône une accélération des rounds, afin que des pays comme la République Démocratique du Congo puissent présenter de nouveaux projets et donc de nouvelles demandes de financement. Les Etats-Unis se prononcent en faveur d’un ralentissement majeur des financements. La France soutient le statut quo (tous les 12 mois, comme aujourd'hui). Les négociations s'annoncent difficiles.
Une lueur d'espoir cependant sur la sortie de la crise budgétaire dans laquelle la lutte mondiale contre le sida se trouve plongée : la taxation des transactions financières. Le président du G20 (le groupe des 20 pays les plus riches du monde) a annoncé en novembre qu'il souhaitait qu'une telle taxe soit introduite au profit des pays pauvres, et qu'il allait la proposer rapidement aux autres pays du groupe. Raison de plus pour continuer le combat !
La Coalition PLUS participe ces jours-ci au Conseil d'Administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, qui apporte la trithérapie à plus de 4 millions de malades.



Hier, plus de 600 activistes bulgares ont manifeste devant le CA, et remis un mémorandum au président du Fonds mondial. Ils refusent que le Fonds laisse à l’abandon les pays récemment entrés dans l'Union Européenne.



A la veille de la conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose, et la paludisme qui se tiendra demain, mardi 5 octobre 2010 à New York, les associations de République Démocratique du Congo, ont parcouru ensemble les rues de Kinshasa pour remettre aux ambassades de France et des Etats-Unis, une lettre demandant aux ambassadeurs de transmettre leurs revendications à leur président respectif.


Dans la continuité de ses déclarations onusiennes et à la veille de la présidence française du G20, Monsieur Sarkozy doit faire preuve de volonté politique.
Pourquoi ne pas montrer l’exemple en taxant les transactions boursières en France ?

Hier 20 septembre, Nicolas Sarkozy a annoncé une hausse de 20% de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. 20% de plus, c’est 60 millions d’euros par an. Une obole dérisoire face aux besoins croissants du Fonds mondial, qui doit assurer la prise en charge d’un nombre toujours plus grand de malades. Pour continuer à gagner du terrain contre le virus, il fallait non pas augmenter de 20%, mais doubler les financements .