FAQ sur le virus MonkeyPox (virus de la variole du singe)

En cas d’urgence, appelez un service médical d’urgence
(15 en France, 100 en Belgique, 112 en Europe, 9-1-1 au Québec)

Dernière MàJ le : 25/07/2022

Info #1 : Le MonkeyPox est-il dangereux ?

Le MonkeyPox est une infection, liée à un virus, qui guérit spontanément sans traitement au bout de 2 à 4 semaines. Les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées seraient plus à risque de développer une forme grave.

Sur les 16 000 cas recensés par l’OMS depuis le début de cette épidémie dans le monde, il y a eu 5 décès.

Des douleurs fortes et des formes graves liées à une surinfection ou la présence d’autres pathologies peuvent amener à proposer une surveillance médicale par une hospitalisation ou des visites à l’hôpital au cours de la maladie. Des traitements anti-douleurs peuvent être prescrits par le médecin et un traitement antiviral, le tecovirimat permet de réduire la durée et l’intensité des symptômes.

Source : https://tinyurl.com/mry3kjxk (info du 07/07/2022)

Info #2 : comment le MonkeyPox se transmet-il ?

Le virus se transmet par un contact direct avec la peau, les muqueuses et les gouttelettes (salive, postillons). Une étude sur 528 cas entre avril et juin 2022, montre que la transmission s’est faite essentiellement à l’occasoin de rapports sexuels, propices au contact rapproché.

Cependant d’autres situations pourront apparaître avec le temps comme étant à risque d’exposition à une infection par le monkeypox.

Des études ont montré que le virus était retrouvé sur les poignets, tissus, objets de l’environnement de vie de la personne mais ce n’est pas encore clair que celà soit suffisant pour qu’il y ait transmission. 

Nous avons pu aussi détecter le virus en grande quantité dans les fluides corporels (salive, sperme) ou les muqueuses (bucale, anale). Cela a incité certaines agences de santé à recommander par prudence le port du préservatif jusqu’à 2 mois après les premiers symptômes pour réduire le risque de transmission.

Les croûtes qui tombent pendant la cicatrisation des lésions peuvent être très contagieuses. Les personnes et animaux qui partagent le même logement ou le même espace peuvent donc être exposés au virus.

Nous ne savons pas si les personnes qui présentent des formes légères ou asymptomatiques transmettent ou ne transmettent pas le virus.

L’expérience de la variole traditionnelle éliminée dans les années 70/80 laisse penser que l’immunité acquise par une infection serait durable et efficace pour prévenir une réinfection ou des formes graves et aiguës de l’infection.

Source :

Info #3 : comment l’infection se manifeste-t-elle ?

Selon la COREB : « Dans la majorité des cas, les malades ont des symptômes légers qui peuvent être traités à domicile, et vont disparaître en 2 à 4 semaines : d’abord fièvre, maux de tête, courbatures notamment dans le dos, et ganglions dans le cou ou à l’aine ; après 1 à 3 jours, apparition de boutons sur le visage, puis très rapidement sur tout le corps, jusqu’aux paumes des mains et plantes de pieds, et qui se transforment en croûtes puis tombent. La guérison est sans séquelles avec des soins appropriés. Les personnes immuno-déprimées, les femmes enceintes et les jeunes enfants seraient plus à risque de développer une forme grave de la maladie. »

L’éruption cutanée (apparition des boutons) se fait a priori en une seule poussée. Des personnes témoignent cependant de poussées prolongées et de plusieurs épisodes de fièvre.

Enfin des douleurs importantes peuvent se manifester, notamment lorsque des boutons sont présents au niveau des muqueuses (gorge, anus). Une prise en charge médicale peut être nécessaire pour atténuer les effets des douleurs et éviter la surinfection des lésions et boutons.

Source : https://tinyurl.com/kutw4aru (07/07/2022)

Info #4 : peut-on être porteur asymptomatique du virus ?

Nous ne savons pas encore si l’on peut être porteur asymptomatique du virus Monkeypox. Il est possible que chez certaines personnes les symptômes passent inaperçus ou soient légers.

La diversité des symptômes recensés à ce jour peut aussi induire en erreur et rendre difficile le diagnostic. Un examen par un médecin complété d’un test PCR permet de confirmer une infection au virus MonkeyPox.

Des tests rapides de dépistage sont en cours de développement.

Info #5 : que faire si j’ai des signes évocateurs d’une infection au MonkeyPox ?

En cas de signe évocateur, il est préférable d’appeler son médecin,  un service de maladie infectieuse ou sinon un Service d’Aide Médical (15 en France, 100 en Belgique, 112 en Europe, 9-1-1 au Québec).

En cas de signe évocateur ou de diagnostic confirmé, il est fortement recommandé de s’isoler d’autres personnes et des éventuels animaux de compagnie.

Info #6 : en cas de signe évocateur ou de test positif confirmé pour le virus Monkeypox, comment m’isoler ?

La COREB recommande: « de vous isoler chez vous, durant le temps défini par le médecin :

·  Si possible dans une pièce séparée, pas de sortie ni de visite, sauf indispensable (médicale par exemple)

·  Éviter tout contact physique (pas d’embrassade, contact peau à peau…)

·  Porter un masque chirurgical en présence d’autres personnes

·  Couvrir au mieux les éruptions ou boutons (vêtements, pansements)

·  Ne pas partager ses effets personnels (objets, vaisselle, vêtements, linge de maison)

·  Eviter tout contact avec les animaux domestiques (possibilité de transmission) »

Source : https://tinyurl.com/kutw4aru (07/07/2022)

Info #7 : je n’ai pas la possibilité de m’isoler d’une personne comment faire ?

Faute de pouvoir complètement s’isoler, il est recommandé de prévenir l’entourage qui partage le même foyer et de respecter au plus possible les recommandations de distanciation physique, de désinfection et d’hygiène. 

Il est aussi possible de discuter avec son médecin d’une éventuelle hospitalisation, notamment s’il n’est pas possible de s’isoler d’une femme enceinte, une personne immuno-déprimée ou d’un jeune enfant qui sont des populations à risque de forme grave de l’infection.

Info #8 : combien de temps dure l’infection au virus de MonkeyPox ?

Les symptômes durent entre 2 et 4 semaines. La guérison est spontanée même en l’absence de traitement.

Un traitement antiviral existe, le tecovirimat, qui limite l’intensité et la durée des symptômes.

Source : https://tinyurl.com/kutw4aru (07/07/2022) / https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(22)00228-6/fulltext#%20

Info MonkeyPox #9 : combien de temps dure l’isolement en cas de diagnostic confirmé ou de signe évocateur ?

 Tant qu’il y a des symptômes il y a un risque de transmission. L’infection dure généralement entre 2 et 4 semaines.

Ce n’est pas encore clair s’il est recommandé de s’isoler jusqu’à 4 semaines malgré la disparition des symptômes.

Info #10 : je suis porteur du virus, dois-je prévenir mon entourage ?

Personne ne vous oblige à prévenir votre entourage.

Partager le même environnement de vie (logement, espace de travail) peut être un facteur de risque car le virus reste présent sur les objets, les tissus, les poignets sans que l’on sache encore si cela est suffisant pour qu’il y ait infection.

Informer votre entourage ayant pu être en contact avec vous depuis l’apparition des symptômes et partageant votre environnement de vie leur permet de rester vigilantes et vigilants à tout signe évocateur d’une infection par le Monkeypox et prendre les mesures de désinfection et d’hygiène appropriée.

Info #11 : Quels sont les conseils de désinfection et d’hygiène si je suis porteur du virus ?

Voici quelques recommandations formulées par la COREB :

· Mains propres, ongles courts, ne pas se gratter, ne pas toucher les boutons

· Se laver les mains avant tout contact et régulièrement en utilisant de l’eau et du savon ou une solution hydro-alcoolique

· Eviter de prendre des bains, privilégier les douches et se sécher en tamponnant (sans frotter)

· Laver ses affaires personnelles séparément (vaisselle, linge à 60° si possible)

· Nettoyer/désinfecter régulièrement les surfaces touchées, surtout sanitaires (1 fois par jour), avec les produits habituels

· Si des croûtes tombent, elles peuvent être contagieuses, de même que les pansements et bandages souillés : les mettre dans un sac-poubelle spécifique à fermer, puis mettre dans un autre sac poubelle à fermer avant de le jeter avec les déchets ménagers

· Mettre un pansement sur les boutons et lésions externes et nettoyer régulièrement avec du savon

Source : https://tinyurl.com/kutw4aru (07/07/2022)

Info #12: Le virus peut-il être transmis à un animal de compagnie ?

En l’état actuel des connaissances, les animaux de compagnie tels que les chats, les chiens ne semblent pas contracter le virus et développer de maladie mais ils peuvent cependant héberger et donc transmettre le virus. Les lapins, les lièvres, les écureuils et les chiens de prairie semblent être réceptifs à une infection et développer la maladie.

En cas d’infection au virus Monkeypox il est donc recommandé de s’isoler également de son animal de compagnie, si possible en le faisant garder par une autre personne. Si ce n’est pas possible, et l’ANSES recommande également : « avant chaque contact avec son animal, de se laver les mains, puis porter des gants et un masque à usage unique. »

Source : https://tinyurl.com/ycksmd83 (07/07/2022)

Info #13 : dois-je m’isoler si je suis cas-contact potentiel ou confirmé ?

En l’absence de symptôme et en l’état actuel des connaissances sur le MonkeyPox, il n’y a pas d’indication d’isolement lorsqu’on est cas-contact potentiel ou confirmé.

La distanciation physique et la réduction du nombre de partenaires permet de réduire le risque de transmission du virus si on est porteur sans le savoir.

Info #14 : est-il possible de se faire vacciner contre le virus Monkeypox ?

Lorsque le vaccin est disponible dans certains pays, il est cependant actuellement réservé aux cas-contacts ou aux populations les plus exposées. Les recommandations de vaccination peuvent changer en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Le vaccin permet de limiter la durée et l’intensité des symptômes et ainsi réduire le risque de formes graves. Nous n’avons pas assez de recul pour savoir dans quelle mesure le vaccin permet de prévenir de l’infection et la transmission du virus.

Pour la France, la vaccination est indiquée uniquement en cas d’exposition, pour les cas-contacts confirmés par l’Agence Régionale de Santé et pour les populations suivantes :

·       Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes trans, dans les deux cas, multipartenaires.

·       Les personnes en situation de prostitution.

·       Les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle.

Les sites de vaccination sont disponibles sur : https://sante.fr/monkeypox

Pour la Belgique, la vaccination est uniquement en cas d’exposition, pour les cas-contacts confirmés. Plus d’information sur : https://www.exaequo.be/fr/monkeypox

Pour le Québec les critères d’éligibilité pour la vaccination sont plus larges. Il est possible de prendre rendez-vous sur le lien suivant : https://portal3.clicsante.ca/ en allant dans la rubrique « vaccination ».

Info #15 : Quel est le vaccin utilisé ? Présente-t-il des effets secondaires et indésirables ?

Le vaccin utilisé est le vaccin Imvanex (Jynneos en Amérique du Nord)  de 3e génération contre la variole traditionnelle, fabriqué par le laboratoire Bavarian Nordic. Il a été testé sur plus de 5 261 personnes dans le cadre de 20 essais cliniques.

Contrairement aux vaccins de 2e génération utilisés jusque dans les années 1970/1980, il est très bien toléré et les effets indésirables et secondaires décrits sont principalement de la fatigue, des maux de tête, nausées, myalgies ou encore une douleur et un gonflement au niveau du site d’injection.

Selon l’Agence européenne du Médicament, « par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de ce vaccin pendant la grossesse et l’allaitement, sauf si l’on estime que le bénéfice potentiel en termes de prévention de la variole est supérieur au risque potentiel.»

Source : https://tinyurl.com/8tuxa79m

Info #16 : comment réduire les risques de contracter le MonkeyPox ?

En l’état actuel des connaissances et compte tenu des situations à risque identifiées à ce jour, la distanciation physique, l’isolement des cas confirmés, la réduction du nombre de partenaires sexuels, la réduction de l’exposition aux fluides corporels (salive, sperme) permettent de réduire les risques de contracter le Monkeypox. 

En l’absence de connaissance sur le risque de transmission au sein d’un même foyer, il est recommandé de ne pas partager le même environnement de vie (logement, pièce ou autre espace clos) qu’une personne porteuse du virus en isolement.

Info #17 : existe-t-il des traitements préventifs pour ne pas contracter le Monkeypox ?

Il n’existe pas de traitement préventif disponible, mais un vaccin post-exposition à faire dans les 4 à 14 jours après un contact à risque permet de réduire la durée et l’intensité des symptômes en cas d’infection. Nous ne savons pas encore si le vaccin permet de réduire le risque d’acquisition et de transmission du virus.

Info #18 : existe-t-il des traitements pour guérir du MonkeyPox ?

En l’absence de traitement, la guérison est spontanée au bout de 2 à 4 semaines.

Un traitement antiviral existe, le tecovirimat, qui limite l’intensité et la durée des symptômes qui n’est cependant pas encore largement accessible pour les personnes malades.

Votre médecin peut prescrire des traitements pour apaiser d’éventuelles douleurs ou des antibiotiques pour limiter le risque de surinfection au niveau des boutons et des lésions.

Source : https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(22)00228-6/fulltext#%20

Info #19 : le virus survit-il a l’air libre et sur les surfaces ?

Oui ! Une étude réalisée en Allemagne en juin 2022 dans des chambres d’hôpital de patients porteurs du virus montre que l’on a retrouvé des traces du virus de partout (poignées, surface, literie, robinet, etc.).

Si cela doit nous inviter à des mesures de désinfection, d’hygiène et d’isolement si on est porteur du virus ou avons des signes évocateurs, nous n’avons pas encore la preuve que ce soit suffisant pour qu’il y ait infection. De plus, les cas actuellement confirmés impliquent le plus souvent des rapports sexuels avec un partenaire dans les jours qui ont précédé.

Info #20 : j’ai envie d’être incollable sur le MonkeyPox pour épater ma grand-mère, comment faire ?

Vous pouvez suivre les publications scientifiques et données de surveillance épidémiologique de nombreux pays rassemblés sur le document « Monkeypox – Factsheets and News » de l’ANRS | MIE.

Le document se trouve sur le lien suivant : https://bit.ly/3FZZ6NH (07/07/2022)

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