Appui technique

Appui technique sur un programme d’accompagnement des femmes vivant avec le VIH au Mali sur la question du partage du statut sérologique

La question du partage du statut sérologique reste très délicate à gérer pour les personnes vivant avec le VIH. Au Mali, pour les femmes vivant avec le VIH, la dépendance économique et le faible pouvoir dans les prises de décision rendent cette problématique encore plus complexe. Des initiatives avaient été mises en place à ARCAD-SIDA pour essayer d’accompagner les femmes sur cette question, mais aucun programme structuré n’existait réellement. Un programme d’accompagnement des femmes vivant avec le VIH sur la question du partage du statut sérologique (« Pouvoir Partager, Pouvoirs Partagés ») avait été créé et implémenté au Québec. Ainsi, un partenariat fort a été mis en place entre la COCQ-SIDA, l’Université du Québec à Montréal, Coalition PLUS et ARCAD-SIDA pour adapter ce programme aux femmes maliennes et le développer au sein d’ARCAD-SIDA. Un processus d’évaluation du programme a été conçu pour mesurer l’efficacité de l’adaptation culturelle et les effets du programme malien (Gundo So) sur les femmes vivant avec le VIH au Mali. Dans ce projet, Coalition PLUS a joué un rôle fondamental de soutien technique et financier. Par exemple, un accompagnement des équipes de terrain a été réalisé sur les demandes de financement pour soutenir ce projet et a permis d’obtenir un financement de la Fondation de France. Télécharger la brochure sur Gundo-So

Appui en marge des conférences scientifiques

Une des manières de valoriser des résultats de recherche est de participer à des conférences scientifiques. Ces conférences peuvent être nationales, régionales, internationales. Certaines conférences sont francophones mais dans la plupart des cas, la langue officielle est l’anglais. Pour participer à ces conférences, les acteurs doivent soumettre un résumé des résultats qu’ils souhaitent présenter. Si ce résumé est sélectionné, il existe deux manières de présenter les résultats : sous forme de poster (grande affiche présentant les résultats) ou sous forme de présentation orale. Ce choix est fait par les organisateurs de la conférence. Les résumés doivent prendre une forme bien spécifique et utiliser un langage bref, concis, factuel. C’est un exercice délicat pour des acteurs non habitués à écrire des résumés. Dans le cadre de notre union francophone, une conférence intéressante pour les associations adhérentes de Coalition PLUS est la conférence francophone AFRAVIH. Ainsi, pour augmenter la participation des associations à l’AFRAVIH, un système de tutorat a été mis en place pour accompagner les associations dans l’écriture et la soumission des résumés. Pour la conférence d’avril 2014, qui s’est déroulée à Montpellier, le système de tutorat a permis d’accompagner l’écriture de 23 résumés. Parmi ces 23 résumés, 9 ont été sélectionnés par les organisateurs de la conférence, dont 2 pour des présentations orales.

 Accompagnement sur l’écriture d’article scientifique

La diffusion des résultats de recherche dans la communauté scientifique se fait principalement par le biais de la publication des résultats sous forme d’articles scientifiques, dans des journaux scientifiques « à comité de lecture » (c’est-à-dire que le manuscrit est revu de manière critique par des scientifiques compétents sur la thématique de recherche). L’écriture d’articles scientifiques est un exercice spécifique au monde de la recherche, avec des codes particuliers et délicat pour des non-chercheurs. L’accompagnement des associations adhérentes sur l’écriture d’articles est donc important pour qu’elles puissent valoriser leurs résultats dans des publications scientifiques. Par exemple, un article sur la clinique des halles de Bamako est sorti en septembre 2014 dans la revue Santé Publique.

Développement de la démarche qualité au sein des associations adhérentes

La qualité des actions est une préoccupation majeure pour les associations. Une évaluation de la qualité peut être faite pour chaque programme, ou au niveau de l’association elle-même, pour examiner le fonctionnement de l’organisation et anticiper les dysfonctionnements. C’est ce qu’on appelle la démarche qualité. Le processus passe par une concertation d’équipe pour analyser les forces et les faiblesses de l’organisation, identifier des mesures concrètes pour améliorer la qualité et s’assurer que ces mesures sont bien mises en œuvre. Plusieurs associations adhérentes ont exprimé le souhait de développer la démarche qualité en interne. Ainsi, un accompagnement a été effectué pour faciliter cette démarche. Par exemple, des outils, comme le guide Inpes, ont été fournis et des missions ont été organisées pour faciliter le processus.