23 – 29 NOVEMBRE 2026
Coalition PLUS et ses partenaires présentent
LA 7e SEMAINE INTERNATIONALE DU Dépistage
Placer la lutte contre les violences basées sur le genre au cœur de la riposte au VIH
Du 23 au 29 novembre 2026, une 7ᵉ édition de la Semaine Internationale du Dépistage sous le thème : « Placer la lutte contre les violences basées sur le genre au cœur de la riposte au VIH »
Initiée par Coalition PLUS en 2020, la Semaine Internationale du Dépistage (SID) est une campagne mondiale portée par des dizaines d’associations de lutte contre le VIH dans le monde. Elle rapproche la prévention, le dépistage et les soins des personnes qui en sont les plus éloignées, tout en portant un plaidoyer pour leur santé et leurs droits.
En 2026, Coalition PLUS met les femmes au cœur de la mobilisation, avec une priorité : intégrer la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) à la réponse au VIH.
Une campagne 2026 inscrite au coeur de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes :
Organisée du 23 au 29 novembre 2026, cette septième édition de la SID s’inscrit au cœur des 16 Jours d’activisme mondial contre les violences faites aux femmes.
Cette concomitance réaffirme que la riposte au VIH, la défense des droits des femmes et la fin des VBG forment un seul et même combat, car une femme exposée aux violences ne peut pas négocier l’usager d’un préservatif ou accéder librement à un centre de soin.
- 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
- 29 novembre : Journée internationale des femmes défenseures des droits humains
- 1er décembre : Journée mondiale de lutte contre le sida
- 10 décembre : Journée des droits humains
Chiffres clés :
- 53% des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes et des filles (ONUSIDA, 2025)
- Elles représentent 45% des nouvelles infections à l’échelle mondiale (ONUSIDA, 2025)
- Ce chiffre atteint 63% en Afrique subsaharienne (ONUSIDA, 2024)
- 4 000 adolescentes et jeunes filles (15-24 ans) contractent le virus chaque semaine dans le monde, dont 3 300 en Afrique subsaharienne (ONUSIDA 2024)
- Environ 220 000 femmes âgées de 15 ans et plus sont décédées de maladies liées au sida dans le monde en 2025 (ONUSIDA, 2026)
- L’utilisation de la PrEP reste largement inférieure chez les femmes par rapport aux hommes.
- Environ 280 000 femmes sont décédées d’un cancer du col de l’utérus dans le monde en 2024, un cancer en grande partie évitable grâce à la vaccination contre les papillomavirus humains (VPH) et au dépistage (OMS, 2026).
- Les femmes vivant avec le VIH présentent un risque six fois plus élevé de développer un cancer du col de l’utérus que les femmes séronégatives (OMS, 2026).
Trois axes pour intégrer la lutte contre les violences
Sensibiliser et prévenir les VGB
Informer sur les différentes formes de violences, le consentement, les droits et les recours disponibles, à travers des brochures, des ateliers ou des activités publiques.
Repérer et orienter
Intégrer le repérage des violences aux activités de dépistage, avec des équipes formées, un cadre confidentiel et des possibilités d’accompagnement adaptées.
Renforcer les partenariats
Développer les collaborations avec les associations féministes et les structures spécialisées, pour faciliter l’accès à la fois au dépistage et au soutien face aux violences.
A PROPOS DE LA SEMAINE INTERNATIONALE DU Dépistage
La plus large opération de dépistage du VIH et des IST à l’échelle mondiale revient pour une septième édition.
En seulement six ans, la Semaine Internationale du Dépistage est devenue l’événement de référence en matière de dépistage communautaire, avec près de 450 000 tests réalisés en six ans.
Cette initiative unique couvre un large éventail de maladies : VIH, hépatites virales B et C, syphilis, certains cancers liés aux infections (col de l’utérus, cancer anal) et d’autres IST.
les résultats de l'édition 2025
L’édition 2025 portait un message d’espoir et de courage adressé aux communautés vulnérables au VIH
92.193
tests réalisés (VIH, VHB, VHC, syphilis)
1,4%
tests positifs au VIH
1 890
initiations à la PrEP
93%
référencement vers le soin
soutenez le mouvement
Faire un don en tant que particulier
Alors que la baisse des financements publics fragilise la lutte contre le VIH, Coalition PLUS s’appuie également sur la solidarité citoyenne pour renforcer son impact en matière de dépistage. En contribuant financièrement à l’initiative, vous garantissez la pérennité d’un modèle de santé communautaire qui a fait ses preuves depuis le début de l’épidémie. En 2025, être solidaire n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve de force et d’espoir en l’avenir.
S’engager en tant qu’entreprise
Pour mettre fin au sida, le soutien du secteur privé est indispensable. En s’engageant aux côtés de Coalition PLUS pour la Semaine Internationale du Dépistage, les entreprises contribuent directement à la réalisation d’une campagne mondiale de santé publique, reconnue pour son impact, où près 450 000 tests ont déjà été réalisés depuis ses débuts. Le mécénat permet d’inscrire cet engagement dans la durée et de participer à un effort international de réduction des nouvelles infections. Agir aujourd’hui, c’est investir dans la santé pour les générations futures.
toutes les réponses à vos questions
Sur la SID
Pourquoi une Semaine Internationale du Dépistage ?
La Semaine Internationale du Dépistage rappelle que connaître son statut, positif ou négatif, est un geste vital pour sa santé et celle des autres. Centres de santé, actions de terrain ou auto-tests : chacun·e peut se faire dépister en toute confidentialité et sécurité, y compris par des pairs formés issus des communautés les plus exposées.
Quand et où aura lieu l'édition 2026 de la Semaine Internationale du Dépistage (SID) ?
Du 23 au 29 novembre 2026.
Le lieu de la cérémonie aura lieu, en Roumanie, coordonné par ARAS, membre historique de Coalition PLUS.
Quels pays participent à l'édition 2025 ?
Au total, ce sont 66 associations réparties dans 47 pays qui participeront à l’édition 2025.
En Afrique subsaharienne : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, Comores, Cote d’Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Mozambique, Niger, République centrafricaine, République de Maurice, République Démocratique du Congo, Rodrigues, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Tchad, Togo
En Afrique du Nord et Moyen Orient : Algérie, Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie, Tunisie
En Amérique du Nord : Canada
En Amérique latine et Caraïbes : Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, République dominicaine
En Asie : Inde, Malaisie, Timor-Leste
En Europe : Belgique, Espagne, France, Moldavie, Portugal, Roumanie, Ukraine
Quelles sont les infections testées ?
Les tests couvrent un large éventail : VIH, hépatites B et C, syphilis, cancers liés aux IST (col de l’utérus, cancer anal), ainsi que d’autres infections sexuellement transmissibles.
Quelles activités sont déployées ?
Pendant toute la semaine, les associations partenaires organisent:
- des séances de dépistage
- la distribution d’auto-tests et de kits d’auto-prélèvement
- des actions de sensibilisation et de communication
- des formations pour pairs éducateurs-trices et le renforcement des capacités locales
- des plaidoyers auprès des décideurs
- la prise en charge médicale et le lien vers les soins.
En quoi le dépistage communautaire est une stratégie éprouvée ?
Parce qu’elles comprennent mieux les réalités et les besoins de leur public, les personnes issues des communautés clés offrent un cadre accueillant, non jugeant et accessible. Cette approche de santé communautaire, défendue par Coalition PLUS, complète le système de santé classique et facilite l’accès à la prévention, au dépistage et aux soins.
Quels types de dépistage sont pratiqués ?
La SID privilégie les tests rapides, qui permettent un résultat immédiat et un dépistage hors des murs hospitaliers.
Quelles sont les populations ciblées par la SID ?
Tout le monde peut faire un dépistage pendant la SID, mais les associations partenaires ciblent en priorité les populations clés les plus exposées au VIH et aux IST.
Comme le montrent les résultats de répartition des tests entre les populations clés :
- Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (36,7 %)
- Travailleurs·euses du sexe (18,43 %)
- Migrants (7,18 %)
- Usagers de drogue injectable (6,59 %)
- Usagers de drogue non injectable (5,37 %)
- Populations carcérales (4,81 %)
En 2025, 1,4 % des personnes testées pour le VIH ont reçu un diagnostic positif.
Que se passe-t-il lorsqu'un test se rélève positif ?
Les associations partenaires accompagnent chaque personne vers une confirmation du dépistage et, si besoin, une mise sous traitement.
En 2025, 93 % des personnes dépistées positives au VIH ont pu être référées vers les soins.
Sur la campagne 2026
Pourquoi protéger les femmes des violences est indispensable pour mettre fin à l’épidémie de VIH ?
Il n’y aura pas de fin de l’épidémie de VIH sans égalité des genres.
C’est pourquoi, en tant qu’union internationale de lutte contre le VIH, Coalition PLUS a pour ambition de créer un environnement égalitaire, où les discriminations basées sur le genre sont systématiquement combattues et ce, afin de garantir un accès équitable à la santé et aux droits pour tous et toutes.
La prévention, le dépistage et les soins doivent être accessibles dans des conditions qui permettent aux femmes de décider pour leur santé et de consulter en sécurité.
L’ambition de Coalition PLUS est donc de faire de la SID 2026 une plateforme de sensibilisation, de détection, de protection et de riposte face aux VBG.
Quelles violences font obstacle à l'accès à la santé ?
Le contrôle exercé par un partenaire, la dépendance économique ou la peur des représailles peuvent empêcher une femme de recourir à la prévention, de se faire dépister ou de poursuivre ses soins. Ces réalités doivent être prises en compte dans la réponse au VIH.
En quoi le dépistage peut ouvrir l'accès à une écoute et à un accompagnement ?
Une rencontre avec une équipe communautaire peut permettre de recevoir une information, d’évoquer une situation de violence et d’être orientée vers une aide médicale, psychologique, juridique ou sociale. Cela suppose des équipes formées et des partenariats opérationnels, dans le respect des choix de chaque personne.
Pourquoi les femmes doivent-elles participer aux décisions qui concernent leur santé ?
Les femmes concernées possèdent une expertise essentielle pour identifier les obstacles et adapter les services. Leur participation doit être assurée dans toute leur diversité, notamment celle des femmes confrontées à plusieurs formes de discrimination.
En quoi la proximité communautaire facilite-t-elle l'accès au dépistage et aux soins ?
Les associations communautaires connaissent les réalités des publics qu’elles accompagnent. Leur présence sur le terrain et la relation de confiance qu’elles établissent permettent d’atteindre des personnes jusque-là éloignées des services. Les résultats de la SID 2025 illustrent cette capacité.
Outre un dépistage du VIH, de nombreuses associations participant à la SID offrent la possibilité d’un dépistage des Papillomavirus Humains (VPH ou HPV en anglais) et des pathologies associées comme le cancer du col de l’utérus, responsable de près de
280 000 décès de femmes en 2024 dans le monde selon l’OMS. Des décès qui auraient pu être évités grâce à un vaccin anti-cancer qui doit être proposé à toutes les jeunes filles et les jeunes hommes.
En quoi la coopération avec les associations féministes permettraient-elles un accompagnement durable ?
Les structures communautaires de lutte contre le VIH et les associations spécialisées dans les violences de genre apportent des compétences complémentaires. Leur coopération permet de mieux orienter les personnes, d’adapter les interventions et de renforcer l’accès aux droits. La SID constitue une occasion de consolider ces liens au-delà de la semaine de mobilisation.
Quels moyens et droits sont-ils indispensables pour que la réponse soit efficace ?
Former les équipes, maintenir les services, garantir la confidentialité et organiser les orientations nécessite des ressources durables. L’engagement des associations doit être soutenu par des financements prévisibles et des politiques publiques qui protègent les personnes.
