Temps de lecture : 2 minutesPantin, 27 novembre 2025 — Le gel des financements internationaux fragilise la réponse mondiale au VIH. Fermetures de centres, interruption de services, accès aux traitements menacés : les progrès réalisés ces dernières années vacillent alors même que les techniques de prévention ont le potentiel d’éviter des dizaines de milliers de nouvelles infections. En réaction, Coalition PLUS, réseau international d’associations de lutte contre le VIH, lance #StillStanding, une campagne de mobilisation et de collecte pour maintenir les soins, accélérer l’accès aux nouveaux outils de prévention hautement efficaces (PrEP) et défendre les droits des populations les plus exposées. Objectif : éviter un recul historique de l’épidémie. Une crise sans précédent, une réponse immédiate Aujourd’hui, 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde et parmi elles, 9,2 millions n’ont toujours pas accès au traitement. En 2025, le retrait brutal d’une partie des financements américains et les coupes dans l’aide au développement de plusieurs pays financeurs menacent directement l’accès aux services essentiels, du Burundi à l’Ukraine en passant par la Colombie. Selon l’OCDE, les aides extérieures en santé ont chuté de 30 à 40 % en 2025 par rapport à 2023. Les conséquences sont immédiates : licenciements du personnel de première ligne, ruptures de services, retards d’initiation de traitement.Sans action renforcée, l’ONUSIDA projette 6,6 millions de nouvelles infections et 4,2 millions de décès supplémentaires d’ici 2029. Face à cette crise, Coalition PLUS lance #StillStanding, un cri de résistance et un acte de solidarité, un engagement envers les communautés les plus vulnérables. Et se fixe un ambitieux mais nécessaire objectif : La continuité des soins : dépistage, traitements antirétroviraux, accompagnement psychosocial, prévention ciblée ; L’accélération de la prévention : information, déploiement et adoption communautaire de la PrEP, y compris les formes à longue durée d’action ; Le renforcement de l’autonomie locale : appui aux associations partenaires pour s’adapter, rebondir et rester autonomes. « Face à la tempête, nous restons debout ! #StillStanding est une riposte concrète pour maintenir les services vitaux et garantir l’accès des communautés à la PrEP et aux traitements » déclare Mehdi Karkouri, Président de Coalition PLUS. Témoignages : découvrez la réalité des coupes budgétaires dans la lutte contre le VIH Une riposte fondée sur la collaboration Avec 15 organisations membres dans 15 pays et 110 partenaires dans 51 pays, Coalition PLUS porte une approche décentralisée et collaborative. Les solutions sont ancrées dans les réalités locales et portées par des acteurs de terrain qui connaissent les besoins des populations clés (personnes LGBTQI+, travailleurs·euses du sexe, usagers·ères de drogues injectables). La réponse à l’épidémie doit être fondée sur les données scientifiques, la justice et la solidarité. Le VIH peut être éliminé si nous faisons le choix du courage et de la solidarité. Les associations du réseau Coalition PLUS appellent à une mobilisation immédiate des décideurs, partenaires techniques et financiers, et de l’opinion publique pour prévenir une résurgence évitable de l’épidémie et protéger les acquis. Télécharger le communiqué de presse Download the press release Descargar el comunicado de prensa À propos de Coalition PLUS : Créée en 2008, Coalition PLUS est un réseau international de plus de 100 organisations communautaires de lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales, engagées pour les droits et la santé des populations clés de l’épidémie. Contact presse Coalition PLUS : presse@coalitionplus.org
Fonds mondial : face aux désengagements financiers, les communautés restent debout
Temps de lecture : 3 minutesCette semaine, nombre d’entre nous étions mobilisé·es pour la Semaine Internationale du Dépistage, mais aussi pour les derniers efforts en vue de la reconstitution des ressources du Fonds mondial. Coalition PLUS a été fortement engagée aux côtés d’AIDES pour obtenir une contribution française à la hauteur de son statut de deuxième contributeur historique. Ce vendredi 21 novembre se tenait à Johannesburg, en Afrique du Sud, le sommet de reconstitution des ressources qui permet de collecter les financements de donateurs publics et privés pour financer la prévention et les traitements des malades. Les résultats sont catastrophiques. Loin des 18 milliards de dollars visés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en réalité un strict minimum, les contributions atteignent péniblement les 11,34 milliards, soit 4 milliards de moins qu’en 2022. Illustration de son désengagement, la France n’a pas été représentée par le Président de la République alors même qu’il se trouvait sur le territoire sud-africain, et le pays a refusé d’annoncer une contribution. Les Etats-Unis se maintiennent quant à eux en position de premier contributeur, malgré les coupes meurtrières du PEPFAR et de l’USAID en début d’année, et une diplomatie agressive contre l’autonomie sanitaire des Etats et les droits des communautés affectées par les maladies. Ces résultats s’inscrivent dans un contexte grave pour la lutte contre le VIH/sida. Les conséquences des baisses de financements, dont les premiers effets mesurés en mars étaient déjà catastrophiques, continuent de mettre en péril les associations communautaires. La montée en puissance des mouvements réactionnaires partout dans le monde s’accompagne de coupes budgétaires et d’une dépriorisation délibérée de la lutte contre le VIH et les maladies transmissibles. 22,6 millions de décès supplémentaires sont prévus d’ici 2030 en raison des coupes budgétaires des États-Unis et de l’Europe. En comparaison, le nombre de décès supplémentaires dans le monde dus à l’épidémie de COVID-19 a été estimé à 14,9 millions. L’écart avec les besoins réels est immense. Si le Fonds mondial avait atteint son objectif de 18 milliards, la lutte contre les maladies aurait tout de même été confrontée à un déficit de financement critique de 29,4 milliards de dollars US (soit 21 % des besoins). Ces estimations ont été établies avant les coupes budgétaires de l’année 2025, dont celles de l’aide bilatérale étatsunienne. Dans un contexte d’instabilité économique, d’endettement important, et d’espaces fiscaux réduits, les pays à revenu faible et intermédiaire n’ont pas la capacité de combler un tel gouffre. Les conséquences sont dramatiques. Cette reconstitution n’est pas simplement décevante. Elle laisse mourir plus de huit millions de personnes, rend possible plus de 147 millions de contaminations évitables, prive près de 10 million de personnes d’accès à un traitement antirétroviral, empêche 9 millions de personnes d’accéder à un dépistage pour la tuberculose et annule la livraison de plus de 733 millions de moustiquaires dans les zones à risque du paludisme. L’insuffisance des financements aggrave l’exclusion de services vitaux pour les populations les plus marginalisées. Elle fragilise les systèmes de santé des pays les moins développés. Elle expose le monde entier à des risques sanitaires majeurs. Elle risque de saper vingt années de lutte contre le VIH/sida. Mais il y a des choses que l’insuffisance des financements ne fera pas. Elle n’apaisera pas la colère des personnes affectées et des associations communautaires, qui restent toujours présentes, en première ligne. Elle ne brisera pas les liens de la solidarité entre pairs et la force de l’organisation collective, du point de dépistage aux instances onusiennes. Elle n’effacera pas ce que des décennies de lutte et de recherche ont démontré : les interventions communautaires sont vitales, et il n’y a pas de réponse efficace contre les maladies qui ne les incluent pas. L’insuffisance des financements ne nous empêchera pas de nous faire une place dans les discussions qui nous concernent, et de le faire bruyamment s’il le faut. Elle ne nous condamne ni à l’inaction, ni au silence.
[Communiqué de presse] À Bercy, sous les fenêtres du ministère des finances, une action spectaculaire contre le détournement du budget de la santé mondiale par le gouvernement
Temps de lecture : 2 minutesParis, le 12 novembre 2025 Ce mercredi, au petit matin, une projection géante du film « Derrière les chiffres, des vies » a illuminé la façade du ministère de l’Économie et des Finances à Paris, tandis que des militants associatifs manifestaient sous forme de die-in. Parce que c’est à Bercy que se décident les budgets, les coupes, et la réaffectation des taxes solidaires, c’est là que la société civile a choisi de rappeler une évidence : une ligne budgétaire en moins, ce sont des millions de morts en plus. Une menace pour la stabilité mondiale. Une action symbolique pour rappeler que derrière les chiffres, il y a des vies Alors que la Conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose se tiendra le 21 novembre à Johannesburg, en marge du sommet du G20, un collectif d’associations françaises pour la santé mondiale alerte sur le désengagement budgétaire de la France et des grandes puissances. Le Fonds mondial a déjà sauvé plus de 70 millions de vies et réduit de 63 % la mortalité due au VIH, à la tuberculose et au paludisme. Mais, si la France et les autres pays donateurs ne poursuivent pas leur soutien, 4 millions de personnes supplémentaires décéderont du VIH/Sida dans les cinq prochaines années*. *ONUSIDA, Global AIDS Update 2025, 10 juillet 2025 La France doit tenir sa promesse Les associations appellent, à minima, la France à maintenir sa contribution à la reconstitution du Fonds mondial, en cohérence avec sa responsabilité historique et son rang diplomatique de deuxième donateur mondial. Mais aussi pour honorer la promesse d’E. Macron qui s’est engagé en juin 2024 à « préserver le lien entre les taxes solidaires et la solidarité internationale, envers et contre tout ». Or, en 2025, les taxes solidaires sur les billets d’avion et sur les transactions financières jusque-là affectées directement au financement de la solidarité internationale, ont été “fondues” dans le budget général de l’État : un choix qui, selon les associations, s’apparente à un détournement budgétaire pour combler le déficit national. « Ces coupes budgétaires auront un impact sur la santé, la pauvreté et la stabilité internationale », explique Maé Kurkjian, directrice du plaidoyer chez ONE France. » On parle beaucoup de défense, de sécurité, de lutte contre le terrorisme, mais on le sait : c’est abandonner les populations à leur sort qui nourrit le désespoir et la guerre. » Une projection géante et un die-in pour réveiller les consciences Par cette projection monumentale du film « Derrière les chiffres, des vies » sur la façade de Bercy, les associations entendent rappeler que les budgets sont des choix de société. Le mouvement spectaculaire des manifestants, s’allongeant au sol pour symboliser les victimes, rappelle ce que les chiffres froids d’une ligne budgétaire invisibilisent : la santé, la dignité et la vie, et in fine une contribution essentielle à la stabilité et à la paix dans le monde. La France a aujourd’hui l’opportunité d’affirmer un leadership cohérent et de transformer son discours de solidarité et d’artisan de la paix dans le monde en acte politique. Elle ne peut manquer ce rendez-vous. Téléchargez le communiqué de presse Download the press release À propos de Coalition PLUS : Créée en 2008, Coalition PLUS est un réseau international de plus de 100 organisations communautaires de lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales, engagées pour les droits et la santé des populations clés de l’épidémie. Contacts presse Coalition PLUS : Emilie Monod emonod@coalitionplus.org / +33 7 82 07 10 06
Nouveau record de dons pour le Stream For Love !
Temps de lecture : 2 minutesLa quatrième édition de l’événement caritatif en ligne s’est achevée dans la nuit du dimanche 2 novembre, au terme de 72 heures de live intenses sur Twitch.Résultat : une cagnotte record de 10 308 euros au profit de Coalition PLUS, réseau international d’associations engagées dans la lutte contre le VIH et les hépatites virales. Photo d’illustration : Unsplash Quand un test devient un rendez-vous incontournable En 2021, lors de la toute première édition, ils n’étaient que quatre streamers de la communauté LGBT+ à tenter l’expérience, sous l’impulsion de Thomas Van Bogaert, responsable du fundraising chez Coalition PLUS.Quatre ans plus tard, le projet initialement baptisé Sidastream s’est transformé en un rendez-vous attendu avec impatience par l’équipe de collecte de fonds. Édition après édition, la mobilisation s’est amplifiée. Une progression qui témoigne d’une communauté soudée et toujours plus mobilisée. “Je ne vous cache pas mon émotion après avoir vu cet événement évoluer d’année en année. Tout est parti d’un projet un peu fou, et aujourd’hui, on est une vingtaine à faire vivre cette aventure. Franchement, 10 000 euros… non mais ALLO ?!” — Ythel, streamer présent depuis la première édition Trois jours de solidarité, d’intensité et de rires Au-delà de l’ambition de collecter des dons au profit de la lutte contre le VIH/sida, c’est une énergie collective qui anime cette communauté tout au long du week-end. “Je ne regrette qu’une chose : c’est déjà fini.” — Melkendar « Bon, c’est le moment le plus triste de l’événement : la fin. » — Dizlexik_hamichi Entre les fous rires, les petits couacs du direct, les coups de fatigue et les moments d’émotion partagée, le Stream For Love a encore prouvé qu’il n’était pas seulement un marathon caritatif, mais un moment rassembleur entre streamers-euses de la communauté en ligne Twitch. Des donations goals qu’on a hâte de voir se réaliser Tout au long du week-end, les donations goals se sont enchaînés — ces paliers de dons qui déclenchent un gage à relever.Cette année, la communauté n’a pas manqué d’imagination. Certains ont promis de se faire tatouer le logo du Stream For Love, d’autres de changer le nom de leur chaîne Twitch, ou même de tenter une permanente.D’autres ont choisi un engagement plus sportif : reprendre l’activité physique, préparer un semi-marathon, ou encore monter le Puy de Sansy et en faire un vlog. Depuis sa première édition, le Stream For Love a permis de collecter 26 236 euros pour la lutte contre le VIH. Et ce n’est qu’un début ! Je fais un don
Pour sa sixième édition, la Semaine Internationale du Dépistage sera lancée à Bogotá (Colombie)
Temps de lecture : 3 minutesAlors que le nombre de nouveaux diagnostics du VIH continue d’augmenter en Amérique latine (+9% entre 2010 et 2023), Coalition PLUS a choisi de mettre en lumière la mobilisation communautaire dans la région en lançant la Semaine Internationale du dépistage depuis Bogotá, en Colombie, sous la coordination de Red Somos, acteur local historique de la riposte communautaire. Crédit photo : Delaney Turner, Bogota (Colombie) via Unsplash (Photo d’illustration) Une épidémie marquée par deux écarts L’épidémie en Colombie se caractérise par deux écarts critiques. Le premier se situe au niveau des diagnostics : selon l’ONUSIDA, 230 000 personnes vivent avec le VIH dans le pays, mais seules 190 000 personnes connaissent leur statut et près de 40 000 personnes vivraient avec le virus sans le savoir. Le second écart concerne l’accès aux traitements. En 2023, alors que l’Institut national de la santé a recensé 20 654 nouveaux diagnostics du VIH, seules 14 555 personnes ont intégré le système de soins. Plus de 6 000 personnes ne bénéficient pas d’un traitement de manière durable. Ces écarts compromettent l’accès à un traitement continu efficace et alimentent les nouvelles transmissions. Un accès aux services de santé loin d’être universel La Colombie dispose d’un cadre légal garantissant l’accès aux services de santé liés au VIH, mais dans les faits, la stigmatisation et la discrimination continuent d’éloigner les personnes les plus vulnérables de ces services essentiels.Les migrants.s en situation irrégulière ne peuvent pas adhérer au système de santé ; les travailleurs.ses du sexe ne bénéficient d’aucune reconnaissance juridique de leur métier ; et, les usagers.ères de drogues sont criminalisés.ées au lieu d’être accompagnés.ées. Aussi, les personnes LGBTQI+ font face à une hostilité politique grandissante, ce qui aggrave leur exclusion des services de soins. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à Bogotá, la prévalence au VIH atteint 25,9 % chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ; à Cali, elle s’élève à 19 % chez les femmes trans, dont à peine 51,6 % suivent un traitement antirétroviral. La non régularisation des personnes migrantes issues du Vénézuela renforce l’épidémie Avec plus de 2,8 millions de personnes migrantes d’origine vénézuélienne, la Colombie est au cœur d’une crise migratoire régionale. Près de 15% des nouveaux diagnostics concernent des personnes issues de cette migration et posent un véritable problème de santé publique. Sans papiers, sans droits, beaucoup ne peuvent pas accéder à un suivi médical régulier, comme l’accès au traitement. Par ailleurs, les situations d’extrême précarité dans lesquelles ils et elles vivent, nourrissent la propagation du virus. Aux côtés du Pérou et de l’Équateur, la Colombie tente de construire des stratégies transfrontalières pour la santé des migrants. Mais l’absence de statut légal et la peur de la répression rendent l’accès aux soins presque impossible. La région n’a pas été épargnée par les coupes budgétaires américaines Depuis janvier 2025, les coupes budgétaires américaines dans la lutte contre le VIH frappent de plein fouet l’Amérique latine.Selon le rapport conjoint* de l’Université Johns Hopkins et de Red Somos, 87 % des organisations communautaires ont vu leurs financements suspendus ou gelés. En Colombie, l’association Red Somos a subi une réduction de 44 % de ses fonds, entraînant la suppression de 32 contrats et la mise à l’arrêt de plusieurs programmes essentiels, notamment ceux destinés aux personnes migrantes. Ces coupes menacent directement des décennies d’efforts pour enrayer l’épidémie. Les associations alertent : affaiblir les associations communautaires qui ont la capacité de travailler au plus près des populations les plus exposées au virus, c’est fragiliser toute la santé publique dans la région. *publié en mars 2025 Crédit photo : Victor Rosario, Bogota (Colombie) via Unsplash (Photo d’illustration) Bogota, capitale mondiale du dépistage communautaire C’est dans ce contexte que la Semaine Internationale du Dépistage 2025 sera lancée. Au programme : Campagnes massives de dépistage dans les rues de Bogotá, Soacha et Barranquilla ; Et un lancement officiel de haut niveau, réunissant diplomates, bailleurs et représentants de l’État. Forum national des associations communautaires, consacré à la reconnaissance officielle du dépistage communautaire et du travail essentiel des pairs-éducateurs.ices ; Organisation du Festival Rouge : événement culturel autour du VIH L’objectif est de rappeler le rôle essentiel des associations communautaires et de militer pour leur financement. Sans elles, la continuité des soins disparaît, les plus vulnérables restent à l’écart, et un monde sans sida demeure une promesse inachevée. Je fais un don
[Save the Date] Semaine Internationale du Dépistage 2025 – Toujours solidaires : dépister, résister, agir
Temps de lecture : 2 minutesSAVE THE DATE Pantin, France, le 17/10/2025 La 6ème Semaine Internationale du Dépistage (SID) s’ouvrira dans un mois. Lancée en 2020, elle s’est imposée comme la plus vaste opération de dépistage du VIH et des IST à l’échelle mondiale. En cinq éditions, la SID a permis de réaliser près de 370 000 tests dans plus de 50 pays grâce à une centaine d’associations communautaires. Chaque année, l’initiative contribue à réduire le nombre de personnes ignorant leur statut sérologique et participe ainsi aux objectifs internationaux de réduction des nouvelles infections. Un message d’espoir et de courage adressé aux communautés vulnérables au VIH Face à l’effondrement des financements de la lutte contre le VIH, les associations mobilisées dans 47 pays porteront cette campagne comme un élan collectif en soutien aux milliers de vies mises en péril par des décisions politiques brutales et réactionnaires. Durant une semaine, elles prouveront que dans l’adversité, le réseau communautaire ne se résigne pas. Malgré les fermetures de centres, le démantèlement des équipes et les ruptures d’approvisionnement, les organisations communautaires continuent d’œuvrer avec la même agilité et une capacité d’innovation inchangée depuis le début de l’épidémie. Investir dans les efforts de dépistage est économiquement judicieux… Dans un contexte de recul important des financements consacrés à la lutte contre le VIH, Coalition PLUS rappelle que le dépistage est un investissement permettant de réduire les coûts à long terme. En détectant plus tôt la maladie chez les individus et en initiant rapidement un traitement antirétroviral, le dépistage limite la transmission du VIH. Ce système permet d’économiser sur des coûts futurs liés aux traitements, souvent élevés. Il s’agit d’un investissement judicieux avec des retours positifs sur la santé publique et les finances. … en particulier grâce aux méthodes communautaires Partout dans le monde, la SID est mise en œuvre par les personnes issues des communautés les plus exposées aux risques d’infection (personnes LGBTQI+, travailleurs.euses du sexe et leurs clients, usagers.ères de drogues injectables etc.), qui sont les mieux placées pour atteindre les personnes éloignées des systèmes de santé. Leur compréhension des modes de vie, des pratiques et des codes sociaux leur confère une capacité unique à atteindre efficacement les communautés exposées. En 2024, plus de la moitié des participants (57%) se faisaient dépister pour la première fois. Ce chiffre illustre à la fois l’impact concret de la semaine sur les objectifs de dépistage internationaux et la pertinence de l’approche communautaire. Télécharger le Save the date
[Communiqué de presse] A l’approche de la reconstitution du Fonds mondial, des voix s’élèvent pour rappeler à Emmanuel Macron ses responsabilités dans la lutte contre le VIH/sida
Temps de lecture : 2 minutesCe 13 octobre, Coalition PLUS et AIDES dévoilent “On ne s’engage pas à moitié”, une campagne 100% réseaux sociaux, portée par un collectif de 11 personnalités issues de la culture et de la vie politique. Leur message est clair : dans la lutte contre le VIH/sida, on ne peut pas s’engager à moitié. https://www.youtube.com/watch?v=xJyd74bqh5s La campagne « On ne s’engage pas à moitié » précède un rendez-vous politique crucial : la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en novembre 2025. Depuis sa création en 2002, ce Fonds a permis d’éviter la mort de plus de 70 millions de personnes. La France, soutien historique et acteur central de la santé mondiale, a une responsabilité majeure : maintenir et renforcer son engagement à hauteur de deux milliards d’euros. Le renforcement du soutien financier de la France à la lutte contre le VIH/sida est d’autant plus indispensable que, depuis le début de l’année 2025, les financements internationaux qui y sont destinés reculent. Déjà, des ruptures d’approvisionnement des traitements et un accès restreint au dépistage et aux soins sont constatés. Le risque d’une reprise de l’épidémie est réel et des milliers de morts-es sont déjà à déplorer. Un casting fédérateur pour un appel simple : « Si l’épidémie reprend là-bas, elle reprendra ici. » Pour interpeller et mobiliser, AIDES et Coalition PLUS ont réuni un collectif éclectique et puissant : Marina Foïs, Jean-François Delfraissy, Thomas Jolly, Roselyne Bachelot, Rose et Punani, Cristina Cordula, Samir Guesmi, Yassin Chekkouh et un duo mère-fille avec Maëlle Réat. Ces voix incarnent une conviction commune : la solidarité internationale est vitale, car des millions de vies sont en jeu. Elles interpellent le Président de la République pour réclamer un ré-engagement français dans la lutte contre le VIH/sida et rappellent un message fort : “Si l’épidémie reprend là-bas, elle reprendra ici. Si nous ne finançons pas pleinement aujourd’hui, nous le paierons demain”. Téléchargez le communiqué de presse À propos de Coalition PLUS : Créée en 2008, Coalition PLUS est un réseau international de plus de 100 organisations communautaires de lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales, engagées pour les droits et la santé des populations clés de l’épidémie. À propos de AIDES : Créée en 1984, AIDES est la première association de lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales en France et en Europe. Depuis plus de 40 ans, AIDES agit avec et auprès des populations touchées ou exposées au VIH/sida et aux hépatites virales afin de réduire les nouvelles infections, et pour les accompagner vers le soin et dans la défense de leurs droits. AIDES est reconnue d’utilité publique et « Don en confiance ». Contacts presse Coalition PLUS : Emilie Monod emonod@coalitionplus.org / +33 7 82 07 10 06 AIDES : Margot Cherrid mcherrid@aides.org /+33 6 10 41 23 86
L’Essentiel 2024
Temps de lecture : < 1 minuteCoalition PLUS est une association Don en Confiance et réalise chaque année un Essentiel, afin de donner au public une information claire et synthétique sur notre organisation, son action et l’utilisation de ses fonds. Téléchargez l’Essentiel 2024 de Coalition PLUS
Lancement du projet REPAIR : un engagement renforcé pour la reconnaissance des pairs éducateurs-trices
Temps de lecture : 2 minutesDu 15 au 18 septembre 2025 s’est tenu le lancement officiel du projet REPAIR à Dakar marqué par la présence de plusieurs personnalités dont Magatte Mboj, directrice de l’ANCS (Alliance Nationale des Communautés pour la santé au Sénégal), Dr Safiatou Thiam, Secrétaire exécutive du CNLS (Comité National de Lutte contre le Sida) et présidente du CA de Coalition PLUS Afrique, ainsi que des représentants du Ministère de la Santé du Sénégal et des délégations venues du Burundi. Le projet REPAIR – REconnaissance de la PAIR éducation – a pour ambition de formaliser et professionnaliser le rôle crucial des pairs éducateurs-trices dans la lutte contre le VIH et autres maladies infectieuses, en renforçant leur expertise et en valorisant leur rôle au sein des systèmes de santé publique. Qu’est-ce qu’un pair éducateur-trice ? Les pairs éducateurs.rices, en raison de leur appartenance à ces communautés marginalisées, sont les mieux placé.e.s pour toucher les populations clés par une approche non médicalisée de l’ensemble du continuum de soin. Grâce à leur compréhension des modes de vie, des pratiques et des codes sociaux, ils.elles sont en mesure d’identifier et d’amener vers le dépistage celles et ceux qui ne s’étaient jamais fait dépister auparavant. Cela assure un dépistage précoce et/ou régulier, et une orientation systématique vers les systèmes de santé. Professionnaliser et valoriser un pilier de la santé communautaire Depuis plusieurs années, Coalition PLUS œuvre à la professionnalisation des pairs éducateurs-trices, acteurs-trices communautaires incontournables dans la réponse au VIH, aux hépatites, aux IST, à la tuberculose et aux violences basées sur le genre. Issus-es des communautés les plus affectées par ces infections, ils et elles facilitent l’accès aux soins et à la prévention, agissant tels des relais de confiance entre les systèmes de santé et les populations clés de ces épidémies. Pour mieux comprendre le quotidien d’un pair éducateur, découvrez le témoignage d’Olive Pourtant, leur statut reste trop souvent informel, précaire et insuffisamment reconnu. Également privé-es de certification officielle, ils et elles ne peuvent prétendre à un développement professionnel sur le long terme malgré une plus-value largement documentée par l’ONUSIDA et d’autres instances internationales. REPAIR : un projet pilote au Sénégal et au Burundi Durant les trois prochaines années, le Sénégal et le Burundi feront figure de pays pilotes dans l’intégration des pairs éducateurs-trices comme ressources humaines essentielles à la lutte contre le VIH, en faisant émerger un cadre politique et juridique favorable à leur statut. Ces deux pays ont été sélectionnés pour insuffler une dynamique régionale et inter associative, fidèle à l’ADN de Coalition PLUS, avec l’ambition d’essaimer dans le futur les bonnes pratiques à l’échelle continentale et internationale. Le projet REPAIR est possible grâce à : Je fais un don
lénacapavir : un véritable game changer pour la lutte contre le VIH
Temps de lecture : 3 minutesAvez-vous déjà entendu parler du lénacapavir ? C’est la toute nouvelle PrEP développée par le laboratoire Gilead. Présenté comme l’outil de prévention le plus innovant à ce jour, ce traitement pourrait profondément transformer la lutte contre le VIH, d’autant que les essais cliniques pour un vaccin patinent. Pourtant, sa diffusion à grande échelle reste incertaine. Photo d’illustration L’année dernière, à la conférence AIDS 2024 à Munich, la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, interpellait publiquement Gilead, en présence d’une délégation de Coalition PLUS : « Je sais que vous êtes dans la salle. Vous avez un outil miraculeux. Il faut le rendre accessible maintenant, pas dans six ans ! » Un an plus tard, lors de ce même rassemblement à Kigali, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie ses recommandations officielles sur le lénacapavir comme outil de prévention, confirmant la nécessité de ce dernier. Quels avantages présente le lenacapavir ? Il vient s’ajouter à une gamme d’outils de prévention du VIH : La PrEP orale à prise quotidienne Le cabotégravir injectable (injection intramusculaire tous les deux mois) L’anneau vaginal à la dapivirine À la différence de ces méthodes, le lenacapavir ne nécessite que deux injections par an, avec des résultats très satisfaisants : Efficace à 100 % chez les femmes, Et à 96 % au sein de groupes hétérogènes (hommes cis, personnes trans, non-binaires). Par ailleurs, son administration sous-cutanée, comparable à une injection d’insuline, nourrit l’espoir d’une administration simple en milieu communautaire, voire à terme d’auto-injection. Enfin, sa durée d’action prolongée facilite l’observance et offre une solution supplémentaire adaptée aux besoins et aux réalités de nombreuses personnes exposées au VIH. Quels freins pèsent sur l’accès au lenacapavir ? Aujourd’hui disponible aux Etats-Unis et en Norvège, le lenacapavir est commercialisé à des coûts exorbitants : 4 000 dollars par mois aux Etats-Unis 45 000 dollars par an en Norvège Ces montants sont totalement hors de portée pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, pourtant parmi les plus exposés à l’épidémie de VIH. Et ce, alors que des études indépendantes estiment que le traitement pourrait être produit pour seulement 40 dollars par an, si des versions génériques étaient autorisées. Si Gilead a donné l’autorisation à six fabricants de génériques de produire et commercialiser le lenacapavir dans 120 pays, les pays exclus de cet accord risque de se voir privés du lenacapavir. En effet, pendant au moins 20 ans, Gilead détiendra dans ces pays un monopole qui les condamne à acheter le produit à des prix inaccessibles pour la plupart des systèmes de santé. Actualisation – Septembre 2025 : un tournant majeur dans l’accès au lenacapavir À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, l’ONUSIDA a annoncé le 24 septembre 2025 un accord historique : le lenacapavir sera disponible en version générique d’ici 2027 dans plus de 120 pays à revenu faible ou intermédiaire, au prix d’environ 40 USD par an et par personne. Ce prix représente une réduction spectaculaire par rapport aux coûts actuels et rapproche enfin cet outil prometteur des populations les plus exposées au VIH. Pour Coalition PLUS et ses partenaires communautaires, cette avancée offre de belles perspectives pour la lutte. Mais pour qu’elle se transforme réellement en révolution, Vincent Leclercq, directeur général de Coalition PLUS, le rappelle : “Toute la communauté du VIH devra se mobiliser pour faire connaître cet outil de prévention et amener les personnes à s’en saisir pour que ce soit réellement une révolution !” Vers le communiqué de presse (ONUSIDA) Plaidoyer pour un accès équitable au lenacapavir Coalition PLUS salue les recommandations de l’OMS et les efforts d’acteurs majeurs tels que le Fonds mondial et Unitaid pour accélérer l’accès au lénacapavir là où il est le plus nécessaire. En tant que réseau international engagé dans la lutte contre le VIH, Coalition PLUS se mobilise activement pour encourager l’appropriation de ce nouvel outil par les populations les plus à risque, en stimulant sa demande et en facilitant son déploiement sur le terrain, notamment à travers des initiatives comme la Semaine Internationale du Dépistage. Notre Union se mobilise pour que le traitement soit accessible et abordable partout dans le monde et pour toutes les personnes qui pourraient en bénéficier. Coalition PLUS se positionne également comme un interlocuteur constructif auprès de Gilead, prêt à collaborer — dans des conditions cohérentes avec son mandat social — afin de soutenir des projets de recherche ou de déploiement, assurant une implication active des associations communautaires dans les stratégies d’accès au traitement. Je fais un don