Temps de lecture : 2 minutesDans la lutte contre le VIH/sida, les agents de terrain, directement issus des populations les plus vulnérables, sont essentiels pour lever les barrières d’accès aux soins auxquels font face les populations les plus touchées par l’épidémie. Ils et elles sont au cœur de stratégies efficaces de prévention, de dépistage et de prise en charge des cas positifs. C’est pourquoi, Coalition PLUS milite activement auprès des instances internationales pour obtenir la reconnaissance officielle du métier de pair éducateur-trice. Qu’est-ce qu’un-e pair éducateur-trice ? Méconnus-es du grand public, les pairs éducateurs-trices constituent la pierre angulaire des programmes de lutte contre le VIH/sida. Grâce à leur expertise personnelle, ces acteurs de terrain, issus des populations clés, ont permis d’obtenir des résultats significatifs dans la lutte contre l’épidémie. Au sein de Coalition PLUS, les pairs éducateurs-trices sont des intervenants de terrain issus des groupes de populations les plus vulnérables au VIH. Ils et elles partagent les modes de vie, les pratiques sociales et culturelles, et connaissent les codes des communautés marginalisées dont ils font partie. Le soir, ils se rendent dans des endroits spécifiques comme les parking de taxis, ou les gares, pour atteindre les groupes les plus éloignés des soins. Ils savent exactement où trouver leurs pairs et comment les inviter à se faire dépister. Crédit photo : Viviane Rakotoarinovy (Madagascar, Semaine internationale du Dépistage 2023) Papa Abdoulaye Dème, Responsable Plaidoyer chez Coalition PLUS, souligne l’impact considérable qu’ont ces pairs éducateurs-trices dans l’utilisation des services de soins, dans la réduction des inégalités en matière de santé, et donc dans l’amélioration globale des résultats en santé. Un métier essentiel, mais non reconnu à sa juste valeur Cependant, le métier de pair éducateur-trice n’est souvent ni reconnu, ni financé à sa juste valeur par les subventions publiques. Privés-ées de reconnaissance formelle, ces acteurs-trices majeurs ne reçoivent qu’une faible rémunération, ne correspondant pas à un salaire pour le travail effectué. Le manque de certification officielle entrave également le développement de la profession et compromet sur le long terme l’efficacité des activités. Pourtant, grâce à leur expérience personnelle, les pairs éducateurs-trices restent des acteurs indispensables dans le déploiement des activités de prévention aux risques de transmission du virus et dans l’accès effectif aux soins de santé. Coalition PLUS plaide pour la certification du métier Pour Coalition PLUS, il est essentiel de reconnaître officiellement le travail des pairs éducateurs-trices en leur accordant une certification formelle afin de les intégrer de manière plus efficace aux politiques de santé publique et de renforcer leur impact sur la gestion de l’épidémie. Je fais un don
26 professionnels-elles de la santé formés-ées au diagnostic des pathologies anales
Temps de lecture : 3 minutesEn 2023, Coalition PLUS a lancé un projet de formation des professionnels-elles de la santé au diagnostic et à la prise en charge des cancers anaux, particulièrement chez les personnes vivant avec le VIH. Cette initiative a permis la formation de 26 professionnels-elles de santé (médecins généralistes, infirmières et sage femmes) dans plusieurs pays, marquant ainsi une avancée significative dans la lutte contre les pathologies anales liées aux cancers à HPV (papillomavirus humain). Deuxième journée de formation (Amérique latine & Caraïbes) Le diagnostic et l’orientation : une première étape pour faire face aux cancers anaux Le Dr Alou Coulibaly et le Dr et Pr Laurent Abramowitz ont parcouru les centres communautaires des associations partenaires de Coalition PLUS, offrant ainsi leur expertise dans le diagnostic et l’orientation des pathologies anales. De Agadir à Bujumbura, en passant par Dakar, ces formations ont permis aux professionnels-elles de santé des différents pays d’acquérir des compétences essentielles, principalement dans le diagnostic et l’orientation des patients. Désexualiser la santé anale La santé anale reste un sujet délicat, tant pour les professionnels-elles de santé que pour les patients. Cependant, pour les personnes séropositives, la surveillance de cette zone est vitale, car elles sont plus susceptibles de développer des cancers. Pour Stanislas Mommessin, Responsable de l’Accès aux services communautaires de santé de Coalition PLUS, il est nécessaire de briser les tabous qui entourent la santé anale car “tout individu lambda a eu, a ou aura un problème de pathologies anales, indépendamment de ses pratiques sexuelles” De plus, la promotion d’une approche holistique de la santé est centrale dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida. « Dans la lutte contre le VIH/sida, nous avons tendance à tout segmenter. Or, tout est interconnecté », rappelle Stanislas Mommessin. En formant des médecins qui exercent dans les centres de santé du réseau de Coalition PLUS aux actes proctologiques, l’objectif est d’offrir un accès à des services médicaux essentiels aux personnes les plus touchées par l’infection du VIH. Ces formations participent à l’effort de réduction des inégalités en matière d’accès à la santé pour ces publics. Poursuite de la formation par le Dr Mario Gomez de la Clinica la Condesa au Mexique « Ceci est particulièrement vrai dans des contextes, comme au Sénégal, où le pays pénalise les relations homosexuelles. Cela constitue un véritable frein à la consultation dans des milieux de santé classique », précise Stanislas Mommessin. Des nombreux défis persistent Malgré les progrès réalisés, des défis subsistent. Coalition PLUS s’engage à former davantage de professionnels-elles de santé afin de garantir une couverture optimale des services proctologiques. De plus, l’accès au matériel thérapeutique reste une priorité pour assurer aux patients, l’accès à des services complets. Aujourd’hui, seuls quelques centres du réseau en sont équipés. “Pour l’instant, les centres non équipés en kit thérapeutique renvoient les patients à traiter vers les centres disposant du matériel. Mais, parfois, les trajets entre les centres sont longs et compliqués. Puis, nos centres ne peuvent prendre en charge. Il devient alors stratégique de sensibiliser les praticiens des filières de soins classiques à accueillir nos publics”, explique Stanislas Mommessin. Au-delà des formations, Coalition PLUS milite activement pour rendre le vaccin contre HPV accessible à tous et toutes. Avec près de 95% des cancers de l’anus et de l’utérus attribuables au HPV, la vaccination représente une stratégie de prévention efficace. Il est donc essentiel de généraliser l’accès à la vaccination pour réduire le nombre des cancers évitables et ainsi sauver des vies. En renforçant les capacités médicales des praticiens au Sud, en brisant les tabous et en militant pour l’accessibilité du vaccin à HPV pour tous et toutes et au plus tôt, des avancées significatives seront réalisées en santé sexuelle dans la lutte contre les cancers liés à HPV. Je fais un don
56 associations signent un manifeste pour une politique drogues axées sur la santé et les droits humains en Europe
Temps de lecture : 2 minutes© « Just say no to the war on drugs », Coalition PLUS (2018) Manifeste pour une politique de drogues axée sur la santé et les droits humains en Europe. Téléchargez le Manifesto À l’approche des élections européennes du 6 au 9 juin 2024, Coalition PLUS, en collaboration avec ses associations partenaires en Europe, publie un manifeste détaillant des recommandations pour les futurs parlementaires européens. Nous plaidons pour une réorientation de la politique drogues, centrée sur la santé publique, la dépénalisation et le respect des droits fondamentaux, visant à éliminer les pratiques discriminatoires et répressives. Conformément aux conclusions de l’ONUSIDA, la dépénalisation est cruciale pour atteindre l’élimination du sida d’ici 2030. Le modèle portugais démontre que la dépénalisation, loin d’encourager la consommation, maintient les taux d’usage bien en dessous de la moyenne européenne, particulièrement chez les jeunes. Impact positif de la dépénalisation sur la santé publique La dépénalisation a prouvé son efficacité en réduisant les risques liés à la consommation de drogues, en diminuant les taux de transmission du VIH et du VHC, et en facilitant l’accès aux services de réduction des risques. Des exemples de la Croatie et de la République Tchèque illustrent comment ces politiques contribuent à des taux significativement plus bas de VIH et de VHC comparés à des pays comme la Pologne et la Roumanie. Recommandations pour le Parlement européen : Nous demandons au Parlement Européen de mettre fin à la guerre visant les usagers et les usagères de drogues : Stratégies fondées sur des preuves pour la réduction des risques : En savoir plus Les signataires du Manifesto : 100 % LIFE ; Abraço ; ACATHI ; ACCEPT ; Actions Traitements ; Adhara ; AIDES ; AIDS Action Europe ; APDES ; Apoyo Positivo ; Arcoiris Entiende LGTBI ; ABD ; ARAS ; Asociación Siloé ; AVACOS ; Coalition PLUS ; Col.lectiu Punt 6 ; Colectivo San Blas ; ComitéVLC ; CALCSICOVA ; C-EHRN ; DPNSSE ; EATG ; EuroNPUD ; Exæquo ; Existencias ; FCD ; féda BXL ; Fédération Addiction ; FBMN ; Gais Positius ; GAT ; IDPC ; INPUD ; Lambda col.lectiu ; Médecins du Monde ; MozaiQ ; Odyseus ; Omsida ; PARADA ; PFSCD ; Positive Voice ; PREKURSOR ; RHRN ; Romanian Angel Appeal ; SAFE ; Ser+ ; Sida Studi ; Stop. ; The Love Tank CIC ; TpT ; UNAD ; UNOPA ; Vila-diversitat ; WHRIN ; Young Wave.