Temps de lecture : < 1 minuteLabellisée Don en confiance, Coalition PLUS réalise chaque année un Essentiel, afin de donner au public une information claire et synthétique sur notre organisation, son action et l’utilisation de ses fonds. Téléchargez l’Essentiel 2023 de Coalition PLUS
Stream For Love revient du 1er au 3 novembre sur Twitch pour soutenir la lutte contre le VIH/sida
Temps de lecture : 2 minutesDu 1er au 3 novembre 2024, Coalition PLUS vous invite à participer à la troisième édition du Stream For Love, un événement de streaming caritatif porté par les streameurs-euses. Son objectif principal : collecter des fonds pour soutenir la lutte contre le VIH/sida au sein de la communauté Twitch. Un événement caritatif en pleine croissance Lors de sa première édition, quatre streamers de la communauté LGBT+ s’étaient mobilisés pour lever des fonds. Aujourd’hui, grâce au succès croissant de l’événement, 21 streamers et streameuses se connecteront sur Twitch pendant trois jours pour sensibiliser et engager leurs communautés autour de la lutte contre le VIH/ sida. Cet événement caritatif numérique attire chaque année de plus en plus de viewers-euses, et vient consolider sa place parmi les événements phares du calendrier de Coalition PLUS. Pourquoi participer au Stream For Love ? Il existe de nombreuses causes à soutenir dans le monde, et grâce à des événements comme le Stream For Love, nous avons plusieurs façons d’y contribuer : en streamant, en faisant des dons, ou simplement en étant présents. En tant que streameuse, participer à ce genre d’événements permet de faire découvrir une association qui peut concerner une partie de notre communauté, les aider à comprendre certaines choses ou leur fournir des informations utiles. Cela permet également à l’association de collecter des fonds d’une manière innovante et de toucher un nouveau public. Pour moi, c’est aussi un engagement personnel important : cela prouve que, même à petite échelle, nous pouvons accomplir de grandes choses Pandorareina Participer à des événements caritatifs nous permet de nous engager dans des causes qui nous tiennent à cœur, que ce soit pour soutenir les avancées scientifiques ou résoudre des problèmes sociétaux de plus grande ampleur, que l’on ne perçoit pas forcément au quotidien. Depuis que j’ai débuté dans l’univers du streaming, j’ai participé à de nombreuses collectes de fonds pour des associations. C’étaient tous des événements qui soutenaient des causes qui me tiennent à cœur (…). En tant que streamer LGBTQIA+ et gay, le Stream For Love est une cause bien plus personnelle qui touche ma vie de manière générale, et le fait de participer à cet événement y ajoute une dimension plus concrète. Ythel Objectif : collecter encore plus de fonds pour la lutte contre le VIH L’année dernière, l’événement a permis de récolter 4 400 euros, marquant une augmentation de 35 % du montant récolté par rapport à la première édition. Cette année, les streamers espèrent que la générosité des viewers-euses permettra d’atteindre la somme de 10.000 euros. Un programme riche dévoilé prochainement Le programme complet sera bientôt dévoilé via les comptes des streamers-euses et sur le nouveau site web conçu par ces derniers. Rejoignez-nous du 1er au 3 novembre en direct sur Twitch pour le Stream For Love au profit de Coalition PLUS. Toutes les informations utiles sont disponibles sur le site Internet de l’événement et sur tous les réseaux sociaux de Coalition PLUS.
Trente ans de vie avec le VIH
Temps de lecture : 4 minutesAujourd’hui, à 64 ans, Andrew célèbre son 30ème anniversaire de vie avec le VIH. Engagé comme volontaire dans une association en Malaisie, il est également membre exécutif de l’association partenaire de Coalition PLUS en Malaisie. Andrew n’hésite pas à partager son histoire, reconnaissant l’importance de ceux qui ont osé parler avant lui. Andrew Tan au cours de la cérémonie d’ouverture de la Semaine Internationale du Dépistage en Malaisie Coalition PLUS : Qui étiez-vous, il y a 30 ans, avant de découvrir votre séropositivité ? Andrew T. : Avant ce diagnostic, j’étais un jeune cadre de 34 ans. Je travaillais dans le domaine du marketing et de la publicité et je prenais énormément de plaisir dans mon travail. J’aimais répondre aux défis qui se présentaient et promouvoir les marques et les produits des clients. J’avais un avenir prometteur. J’étais dans une relation stable depuis 8 ans avec mon partenaire. En résumé, la vie était belle et je me sentais invincible. CP : Comment avez-vous découvert votre séropositivité ? Andrew T. : Un an avant de la découvrir, mon père est décédé. En tant qu’aîné, j’ai assumé de nombreuses responsabilités familiales, mais j’ai vite réalisé que mon père était le lien qui nous unissait. Les tensions ont augmenté, chacun se reprochant sa mort, et notre famille s’est désintégrée. Un an plus tard, j’ai abandonné l’idée de préserver cette unité, ce qui a gravement affecté ma santé. J’ai commencé à souffrir de fièvre constante, de sueurs nocturnes et j’ai perdu du poids. Pour moi, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. C’est ma mère qui a insisté pour que je me rende à l’hôpital. Lorsque j’ai été hospitalisé, le VIH n’avait même pas été envisagé par mon médecin. Il a d’abord suspecté une fièvre typhoïde, puis une infection virale. Mais, cette réponse ne me satisfaisait pas. J’ai donc demandé au médecin quelles maladies il n’avait pas encore testées et m’a répondu : le VIH. Alors, je lui ai demandé de me tester. Il a pris mon sang, sans aucun conseil préalable. Le lendemain, il est revenu et il m’a annoncé : « Votre test est positif pour le VIH. Vous pouvez maintenant sortir ». Le médecin était complètement impuissant face à ce diagnostic. Il n’y a eu ni référence, ni conseil, ni information. J’étais laissé pour compte. J’ai compris qu’il n’y avait rien à faire pour moi et que je devais simplement attendre la mort. CP : Comment ce diagnostic a-t-il affecté votre vie, vos perspectives d’avenir et vos relations familiales et amicales? Andrew T. : Au début, j’étais très inquiet de transmettre le virus à mes proches et manquais d’informations correctes. Je me suis isolé, perdant confiance en moi et développant une mauvaise image de moi-même. Je prétendais travailler tard pour éviter les repas en famille. Je m’auto-discriminais d’une certaine manière. Heureusement, lorsque j’en ai parlé à mes proches j’ai reçu le soutien escompté. Mon partenaire, avec qui je suis depuis 38 ans, m’a toujours soutenu. Ma mère me montrait son soutien en cuisinant mes plats préférés, et mon frère et ma belle-sœur amenaient ma nièce chaque week-end. Cela m’a donné de l’espoir et l’envie de la voir grandir et réussir dans la vie. Un an après le diagnostic, j’étais toujours en vie. Ceci m’a donné le courage de me confier à un bon ami qui faisait du bénévolat pour une ONG. Il m’a dirigé vers un centre de traitement que je fréquente toujours actuellement. Ce sont ces professionnels de santé qui m’ont sauvé la vie. C’est grâce à eux que j’ai commencé à prendre mon premier traitement, une monothérapie : l’AZT. CP : Quel élément déclencheur vous a poussé vers l’activisme ? Andrew T. : Au départ, j’avais trop peur que les gens découvrent mon statut. Je me focalisais exclusivement sur ma prise de traitement. J’ai vécu « caché » pendant près de huit ans. C’est seulement en 2002 que mon médecin m’a suggéré d’aider quelqu’un d’autre étant donné que mon état était stable. C’est à ce moment que j’ai commencé à apporter mon soutien aux personnes nouvellement diagnostiquées. Je suis devenu volontaire pour KLASS (Kuala Lumpur AIDS Support Services Society), qui est devenue une seconde famille pour moi. C’est un endroit où je me suis senti en sécurité. Les gens y sont bienveillants. CP : Quand avez-vous rendu public votre statut ? Andrew T. : Les premières fois où j’ai partagé mon histoire, j’utilisais un pseudonyme. Ce n’est qu’après le décès de ma mère que j’ai compris qu’il n’y avait plus personne à protéger de la stigmatisation. Alors, j’ai révélé mon identité. Étrangement, c’était libérateur de ne plus cacher qui j’étais. CP : Quel message aimeriez-vous transmettre aux personnes qui découvrent aujourd’hui leur séropositivité ? Andrew T. : Tout d’abord, je leur dirais qu’ils peuvent et vont vaincre ce minuscule virus. Avec les avancées des traitements, il est tout à fait possible de reprendre le contrôle sur sa vie et de vivre en bonne santé. Ensuite, je leur rappellerais qu’il y a beaucoup de gens qui les soutiendront chaque fois qu’ils en auront besoin. Enfin, je soulignerais qu’ils ont le pouvoir de sauver d’autres vies, tant qu’ils prennent soin d’eux-mêmes en premier. Il est important de prendre soin de soi. Lorsque j’ai célébré mes vingt ans de vie avec le VIH, j’étais au bord du burn out. Je m’étais beaucoup investi pour les autres et je m’étais un peu délaissé. Je me suis alors lancé un défi personnel : apprendre la plongée sous-marine. J’ai pris des cours et j’ai fini par obtenir mon brevet en eau libre. C’est un beau rappel que même en vivant avec le VIH, nous pouvons accomplir de grandes choses. CP : Quelle est la recette, selon vous, pour mettre fin au VIH dans le monde ? Andrew T. : Il faut recentrer les financements et les efforts pour faire en sorte que chaque personne diagnostiquée puisse avoir accès à un traitement de manière continue. Il est important de renforcer les systèmes de soutien
Un steward devenu figure emblématique de la lutte contre le VIH à Maurice : Nicolas Ritter
Temps de lecture : 4 minutesAvez-vous déjà entendu parler de Nicolas Ritter ? Si vous êtes mauricien-ne, la réponse est probablement : oui. Nicolas a été la première personne sur l’île à révéler publiquement vivre avec le VIH. Par ailleurs, il y a fondé la première association locale de lutte contre le VIH : PILS (Prévention, Information et Lutte contre le VIH/sida). Mais connaissez-vous l’histoire de ce steward qui est devenu Chevalier de l’Ordre National du Mérite ? Nicolas Ritter L’avant Nicolas naît au Nigeria, en pleine guerre du Biafra, d’un père mauricien et d’une mère française. A l’âge d’un an et demi, il retourne avec sa famille à l’île Maurice où il grandit entouré de ses trois frères. Il suit une scolarité normale et, peu à peu, prend conscience de sa sexualité. A l’époque, ce n’est pas simple car il y a peu de modèles ou d’associations actives sur l’île. Après l’obtention de son bac en 1988, il décide de s’expatrier en Europe pour être enfin lui-même. Cependant, le choc culturel est trop brutal et il décide de retourner à Maurice, où il suit les traces de son père en rejoignant le secteur du tourisme et devient steward chez Air Mauritius. « C’est un vrai luxe de pouvoir voyager quand on habite sur une petite île au milieu de l’Océan indien. J’ai adoré mes années de Steward à Air Mauritius. J’ai adoré me gaver de tout ce que l’Île Maurice ne pouvait m’offrir tant au niveau de l’offre culturelle, que pour la fête. J’ai rencontré des gens formidables et je suis tombé amoureux plus d’une fois ». Nicolas Ritter Lors de ses nombreux voyages, particulièrement en Europe et dans les hauts lieux de vie LGBT, Nicolas est sensibilisé à la question du VIH/sida grâce aux nombreuses brochures et campagnes associatives. Au début des années 90, il rencontre un jeune homme lors d’un déplacement. Ils entament alors une relation à distance. Peu de temps avant de le rejoindre, Nicolas prend la décision de faire un test VIH. « C’était la première fois que je me faisais dépister. J’y suis allé la fleur au fusil, sensibilisé, mais pas en me disant qu’il n’y avait aucun risque parce que des risques, j’en ai pris comme tout le monde. Je n’avais pas eu de rapport durant les derniers mois. Donc, je me suis dit que c’était le bon moment de faire ce test avant d’aller rejoindre mon amoureux. Et je suis allé faire mon test. J’y suis allé de manière totalement volontaire. Je n’étais pas malade, je n’avais pas de symptômes particuliers ». Nicolas Ritter C’est au téléphone, dans la cabine téléphonique de l’aéroport, que Nicolas apprend que son test est positif. L’annonce de sa séropositivité marquera un tournant majeur dans sa vie. « J’ai immédiatement réalisé qu’il y allait avoir un avant et un après. Je me rappelle marcher dans les rues de ma ville avec cette impression que c’était inscrit sur mon visage, que les gens voyaient que j’étais séropo! ». Nicolas Ritter L’après Nicolas en fait part très rapidement à ses amis, d’abord et à sa famille, ensuite. Ses parents s’inquiètent, lui posent des questions mais surtout, le rassurent. Ils lui disent qu’il n’a rien à craindre et qu’ils seront toujours là pour lui. À Maurice, le médecin qui l’a dépisté lui conseille de quitter l’île car les soins médicaux dédiés aux personnes vivant avec le VIH sont inexistants à cette époque. Grâce à son double passeport franco-mauricien, il peut se rendre à la Réunion pour recevoir les soins nécessaires. Là, il rencontre la Dr Catherine Gaud : « Je me souviens de cette femme dont on m’avait parlé. Elle était élégante, belle et sans blouse blanche. Elle nous accueillait en faisant la bise. Directement, elle m’a mis à l’aise avec des discours rassurants, plein d’amour et d’écoute. Elle m’a immédiatement parlé de prise en charge globale, que des molécules très prometteuses étaient en test et que tout irait bien ». Nicolas Ritter Sur les conseils du Dr. Gaud et avec le soutien de sa famille, il part s’installer à la Réunion pour accéder à des traitements adéquats. En mars 1995, Nicolas commence l’AZT, le premier antirétroviral aux effets indésirables éprouvants. Avant de partir à la Réunion, il prend un engagement envers lui-même : créer une association de lutte contre le VIH à Maurice. Il est alors inspiré par l’association RIVE (Réunion Immunodéprimés Vivre et Écouter) à la Réunion, fondée par Adrien, un jeune homme très malade qui l’a profondément marqué lors de sa première visite chez le Dr Gaud. A la Réunion, Nicolas s’engage alors comme militant au sein de RIVE. Il suit de nombreuses formations, se renseigne sur la maladie et renforce son militantisme. Après ces moments forts et intenses, son chemin de vie semble tout tracé : « J’étais enfin sûr de savoir ce que je voulais faire : monter une association de lutte contre le VIH à Maurice. Si c’est pour mourir, autant mourir chez moi ». Nicolas Ritter En 1996, Nicolas avec l’appui de plusieurs de ses proches, amis et famille, crée PILS pour Prévention Information et Lutte contre le SIDA. Il sonde les forces vives locales, notamment le vice-Premier ministre M. Paul Béranger et le prêtre local, qui l’encouragent à aller de l’avant. Avec l’arrivée des premiers traitements réellement efficaces en 1996, l’espoir renaît mais le combat reste plus que jamais crucial pour rendre les traitements accessibles à tous et toutes dans une île remplie de préjugés et de tabous. Aujourd’hui, PILS est une association de premier plan à Maurice et pionnière à plusieurs niveaux. Depuis septembre 2022, la PrEP est disponible dans son nouveau centre de santé. Je fais un don
Une vie avec le VIH : l’histoire d’Aurélie
Temps de lecture : 4 minutesC’est à l’âge de 13 ans qu’Aurélie [nom d’emprunt], militante du réseau de Coalition PLUS, a découvert sa séropositivité. Deux décennies plus tard, elle souhaite partager son parcours afin d’enrichir une histoire commune, encore trop souvent passée sous silence, celle de vivre avec le virus du VIH/Sida. Image d’illustration, Unsplash par Luke Porter Le ciel m’est tombé sur la tête En 1998 lors d’une de ses visites régulières chez le médecin, Aurélie apprend qu’elle vit avec le virus du VIH depuis sa naissance, qui lui a été transmis par sa mère. Elle se souvient encore parfaitement de ce moment : « lorsque mon médecin m’a annoncé que j’étais séropositive, j’ai senti le ciel me tomber sur la tête, comme si une véritable chape de plomb s’abattait sur moi ». Sa famille lui conseille de le garder pour elle. Élevée dans le secret, malgré l’amour et le soutien de ses proches, Aurélie regrette le tabou qui entoure sa maladie. A l’époque, refusant de se taire, elle partage rapidement cette nouvelle avec ses copines de classe. « J’avais besoin d’en parler! C’était trop gros pour que je le garde pour moi. Dès lors, le virus faisait partie de mon identité. Si les gens ne le savaient pas, ils ne me connaissaient pas entièrement ». Avant même de le savoir, Aurélie se posait déjà des questions. Avec le recul, certains signes auraient pu lui mettre la puce à l’oreille : « Je ne comprenais pas pourquoi à 10 ans, on me parlait sans cesse de préservatif. J’en avais d’ailleurs touché un mot à une amie, mais elle ne savait pas ce que c’était. Je trouvais cela étrange que l’on m’en parle aussi régulièrement… ». Aussi, à ses 5 ans, elle trouvait bizarre de prendre le même traitement que sa mère : l’AZT. Ce n’est que plus tard, en regardant le film « Dallas Buyers Club », qu’elle reconnaîtra les comprimés qu’elle prenait enfant. « Les petits chevaux sur les comprimés d’AZT étaient ceux de mon traitement, sans que je sache à l’époque ce que c’était ni pourquoi je le prenais.». La fin de l’insouciance face à la séropositivité Lorsqu’Aurélie apprend sa séropositivité, l’insouciance inhérente à l’enfance est très rapidement dissipée, laissant place à d’importantes responsabilités envers elle-même, mais aussi envers les autres. A l’adolescence, le port du préservatif était non-négociable : « J’imposais systématiquement le port du préservatif, car à l’époque, je ne savais pas que sous traitement, je ne le transmettais pas le VIH». Ainsi, elle portait le poids de sa propre santé et de celle des autres. « J’étais responsable de mon virus et il ne fallait absolument pas le transmettre, ça aurait été la pire des choses». Cela ne concernait pas uniquement sa sexualité, mais également le suivi médical. À 16 ans, Aurélie se rendait seule à l’hôpital pour récupérer son traitement. Elle raconte : « C’est comme si j’étais devenue adulte avant l’heure. Cette situation était à la fois très lourde, mais aussi très émancipatrice.». Un statut séropositif différent des autres Être née avec le VIH est différent que d’avoir été infectée en tant qu’adulte. Les gens portent un regard différent sur vous. Un jour, un médecin lui a dit : « Ma pauvre, vous n’avez pas de chance, ce n’est vraiment pas votre faute». Aurélie s’est indignée et lui a rétorqué : « Mais, comment ça ce n’est pas de ma faute ? Et les autres, ma mère, vous pensez que c’est de leur faute en fait ?». Longtemps, elle a pensé que son discours n’était pas légitime en tant que jeune femme hétérosexuelle et séropositive l’ayant attrapé à la naissance. Selon Aurélie, c’est le seul mode de transmission où tout est pardonné. Elle ne fait pas partie des populations clés de l’épidémie du VIH : homosexuels, usagers.ères de drogue, travailleurs.euses du sexe, etc. En effet, même au sein des associations de lutte contre le VIH, elle n’est pas identifiée comme telle par ses pairs. « Personne ne se doutait que je vivais avec le VIH. Je n’ai tellement pas “le profil de la séropo”, mais, je ne me gênais pas pour le dire quand je le pouvais». Partager des histoires communes, un véritable game changer Pourtant, rejoindre une association de lutte contre le VIH a été un tournant pour Aurélie. « Cela m’a fait un bien fou de rencontrer des personnes ayant vécu des expériences similaires. ». Le tabou ancré depuis son enfance a commencé à se dissiper grâce à ces échanges. Écouter d’autres histoires de vie a été un véritable tournant pour elle, lui offrant un sentiment d’appartenance mais également une compréhension de sa propre valeur. Elle regrette que tout ait été si tabou et se souvient : « Après l’annonce de ma séropositivité à l’âge de 13 ans, je pensais être seule au monde.». Lorsqu’elle était jeune, des rencontres entre enfants malades étaient organisées par l’hôpital, mais aucun des enfants présents ne savait qu’il vivait avec le VIH. « C’était assez fou de se dire qu’on passait une semaine ensemble, en prenant tous-tes un traitement, sans savoir qu’on était tous-tes séropo, alors que ça aurait été tellement enrichissant d’échanger». Pendant près de 10 ans, elle a vécu sans représentation ni figure de personnes ayant vécu une histoire similaire à la sienne. Et après ? Aujourd’hui, Aurélie est mère d’un enfant séronégatif. C’est à elle maintenant d’annoncer sa séropositivité à son enfant. « Aborder le sujet reste un exercice d’équilibriste. Il y a un an, j’ai subi ma première discrimination directe en révélant mon statut à la mère d’un très bon ami de mon enfant. Depuis, elle a coupé les ponts. C’est là que j’ai réalisé que même si mon enfant est séronégatif, ma séropositivité peut avoir un impact négatif dans ses relations sociales. ». Cet incident a suscité de nombreux questionnements : comment lui annoncer, à quel âge, comment le rassurer, etc. ? Quarante ans après la découverte du virus, le VIH reste une maladie dont on ne s’autorise pas à parler librement. Lorsqu’on le fait,
AIDS 2024 : Coalition PLUS présente la Semaine Internationale du Dépistage
Temps de lecture : 3 minutesLors de la 25ème conférence internationale AIDS 2024, Coalition PLUS a choisi de mettre en avant la Semaine Internationale du Dépistage. Au sein du Village associatif, les équipes de Coalition PLUS avaient pour mission d’attirer l’attention d’un maximum des 15 000 visiteurs sur leur stand. Leur objectif : établir de nouveaux partenariats avec des associations et augmenter le nombre de financeurs pour assurer le développement de cet événement. Photo finale des Ambassadrices et Ambassadeurs de la Semaine Internationale du Dépistage de Coalition PLUS, présent-e-s à la conférence #AIDS2024 #WeGetTested! Un rendez-vous incontournable dans l’agenda international de la lutte contre le VIH Du 22 au 26 juillet 2024, Munich a accueilli la plus grande conférence internationale sur le VIH, AIDS 2024. C’est donc dans la capitale bavaroise que les équipes de Coalition PLUS ont posé leurs valises le temps de la conférence. « Cette conférence de cinq jours représente l’équivalent de deux ans de travail », rappelle Vincent Leclercq, Directeur général de Coalition PLUS. En effet, il s’agit d’une occasion unique de rencontrer toutes les personnes indispensables à l’élaboration de nouveaux projets et collaborations futures en un seul lieu. Ce rassemblement regroupe un grand nombre d’acteurs clés : activistes, chercheurs, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, firmes pharmaceutiques, institutions internationales, etc. Ces échanges sont essentiels aux renforcements des actions de Coalition PLUS et à l’élaboration de nouvelles stratégies innovantes pour l’avenir. Deux annonces majeures Cette année, deux annonces majeures ont été faites. Premièrement, le laboratoire Gilead a dévoilé le résultat d’une recherche sur un nouveau dispositif médical : le Lenacapavir. Il s’agit d’un médicament préventif contre le VIH (appelé PrEP), administré par injection tous les six mois. La phase test a été réalisée spécifiquement sur des femmes. C’est une avancée significative car jusqu’à présent, les résultats de la recherche sur la prévention du VIH chez les femmes étaient souvent décevants. Cette annonce pourrait avoir un impact considérable, notamment en Afrique de l’Est et du Sud où le VIH touche fortement les femmes et les jeunes filles. Cependant, des préoccupations subsistent concernant le coût du traitement et la nécessité de sensibiliser les communautés pour qu’elles adoptent ce nouveau médicament. Une autre annonce a attiré l’attention lors de la conférence : le cas d’une nouvelle guérison d’une personne séropositive. Bien que ces annonces soient spectaculaires et prometteuses, elles peuvent être frustrantes pour les personnes vivant avec le VIH car elles ne sont pas réplicables à grande échelle. En effet, ces rémissions nécessitent des greffes et des dispositifs complexes qui ne sont clairement pas accessibles aux 30 millions de personnes vivant avec le VIH. En attendant, le dépistage régulier reste la solution la plus concrète et immédiate pour contrôler l’épidémie. La Semaine Internationale du Dépistage Lors de la plus grande conférence mondiale sur le VIH et les IST, Coalition PLUS a choisi de présenter la plus vaste opération de dépistage du VIH et des IST à l’échelle mondiale. Lancée en 2020, la Semaine Internationale du Dépistage (SID) a d’abord été conçue pour compenser le retard des dépistages du VIH et des IST observé durant la pandémie de Covid-19. Mais son efficacité et l’engagement des associations partenaires de Coalition PLUS en ont depuis fait un rendez-vous annuel incontournable pour la santé mondiale. Lors de la dernière édition, 75 000 tests ont été réalisés, avec des cas positifs culminant à 2 391. Aujourd’hui, comme le souligne encore Vincent Leclercq, le dépistage répété reste la principale arme pour endiguer l’épidémie de VIH/sida. C’est donc une réussite pour l’équipe de Coalition PLUS puisqu’en clôture de cette conférence, toute la communauté du VIH connaît désormais la Semaine Internationale du Dépistage et que de nouveaux partenariats vont voir le jour. Je fais un don
AIDS 2024 : Les crises mondiales menacent la lutte contre le VIH
Temps de lecture : 4 minutesNos organisations de santé communautaire et de lutte contre le VIH saisissent l’opportunité du lancement de la 25e conférence sur le SIDA à Munich pour alerter les acteurs de la communauté internationale sur les multiples crises que nos communautés traversent, mettant en danger notre sécurité et notre droit à la santé. Des droits humains au changement climatique, en passant par les conflits armés, ces crises affectent directement nos vies et celles de nos proches. To the English version Dans de nombreuses régions du monde, nous observons avec désolation l’échec à prévenir les guerres et les conflits armés. Ils représentent les pires scénarios pour lutter contre le VIH, suscitant des inquiétudes quant au véritable risque d’une épidémie incontrôlée dans plusieurs régions du monde. Ces conflits causent des morts et des maladies évitables, notamment infectieuses, dans des contextes où la mise en œuvre des politiques de santé devient presque impossible, voire entravée. Ces derniers mois, divers conflits armés ont été marqués par la destruction d’infrastructures de santé, tuant de nombreux civils et empêchant efficacement l’accès aux soins pour tous. La reconstruction de ces infrastructures prendra des années, alors même que le financement de l’effort de guerre capte des ressources qui pourraient être allouées à la santé. L’utilisation de la famine comme arme de guerre a conduit à des niveaux d’insécurité alimentaire jamais enregistrés auparavant, selon l’ONU. Dans ces contextes de guerre, nous sommes horrifiés de constater le piétinement du droit à la santé, notamment celui des populations civiles. 🚨 Sign the petition🚨 As #AIDS2024 conference kicks off with the presence of @Bundeskanzler and other high-level political representatives @CoalitionPLUS issues a warning: the many global crises we are facing are jeopardizing the progress in the fight against HIV [1/3] @CoalitionPLUS Tweet L’année 2024 voit plus de la moitié de la population mondiale engagée dans des élections, marquées par la montée des mouvements réactionnaires à travers le monde En attaquant les droits des femmes et des minorités sexuelles et de genre en particulier, ces mouvements compromettent des droits déjà acquis ou encore à acquérir, et alimentent des tensions croissantes même dans les forums multilatéraux. Dans de nombreux contextes, et parfois sans même avoir besoin de prendre le pouvoir, ces groupes menacent les droits de nos communautés et compromettent notre sécurité et notre intégrité physique. Nos communautés sont également préoccupées de voir que les efforts pour prévenir le changement climatique ne sont pas suffisants. Nous avons appris à nos dépens que les crises climatiques, tout en nous menaçant tous, favorisent également l’émergence de nouvelles maladies et augmentent le risque de pandémies. Nous savons également que ces crises menacent la sécurité de nos communautés et contribuent à l’émergence et à l’alimentation des conflits armés. Chaque jour, nous nous engageons dans des efforts de prévention, de préparation et de réponse aux pandémies, mais il est crucial de mener des actions internationales ambitieuses pour lutter contre le changement climatique. Image d’illustration (Unsplash) – Guerre en Ukraine These crises include reactionary movements attacking human rights, while multilateral funding agencies face significant scrutiny and reductions in financial support [2/3] @CoalitionPLUS Tweet Malgré ces défis, nos communautés et organisations de première ligne continuent de jouer un rôle central pour assurer la continuité des soins autant que possible. Il est essentiel de garantir que les représentants de la société civile et des communautés jouent un rôle à part entière dans les discussions et les instances décisionnelles qui les concernent, à tous les niveaux. Les initiatives visant à les exclure doivent être systématiquement et fermement opposées. La défense intransigeante des droits humains dans tous les contextes est une nécessité morale et un obstacle concret à l’émergence de conflits armés et à la mise en danger des civils. Enfin, en cette période de tensions politiques accrues, les agences de financement multilatérales sont irremplaçables pour garantir un accès durable aux soins de santé. Mais au lieu d’être massivement soutenues, elles sont aujourd’hui fortement remises en question. Nous appelons la communauté internationale à manifester un soutien ferme aux organisations multilatérales, notamment par la mobilisation financière. Dans un contexte de reconstitution des ressources de nombreuses organisations de santé mondiale, elles sont particulièrement appelées à le faire. Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour garantir un avenir pacifique respectant le droit à la santé pour tous. @CoalitionPLUS calls on the international community to take immediate action to uphold the right to #HealthForAll. It is urgent that we act together to safeguard the progress achieved worldwide. [3/3] @CoalitionPLUS Tweet Premiers signataires (par ordre alphabétique) : 100 PERCENT LIFE, Affirmative Action, AGCS PLUS, AIDES, AIVL, ALCS/Coalition PLUS, ALLIANCE.GLOBAL, ARAS – Romanian Association Against AIDS, ARCAD Santé PLUS, CARAM Asia Berhad, Chernihiv NETWORK, Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), Coalition PLUS, Drug Policy Network South East Europe, Eurasian harm reduction association (EHRA), European Network of People who Use Drugs, Fonds PARTÂGES, Frontline AIDS, Fundación Huésped, GAT – Grupo de Ativsitas em Tratamentos, GayLatino Network, Harm Reduction International, Health Advocacy Coalition, HIV Justice Network, HIV Legal Network / Réseau juridique VIH, Instituto para el Desarrollo Humano Bolivia, Integrated Community Development service for sustainable Empowerment (ICODESSE) Cameroon, International Drug Policy Consortium (IDPC), Kimirina, Mainline, Mainline, Malaysian AIDS Council, MENANPUD, MOGNANG AMOT (AMADUR), ONE HUMANITY CAMEROON, Pacific Sexual & Gender Diversity Network, PAGE blanche pour ton histoire, PILS, PREKURSOR Foundation for Social Policy, Prevention Access Campaign, Red de Jóvenes y Adolescentes Positives de América Latina y el Caribe Hispano ( J+LAC ), RED SOMOS COLOMBIA, Release UK, Sex Workers’ Rights Advocacy Network in CEECA (SWAN), SOMOSGAY, Sos Solidarity Rights and Health, Southern Africa Litigation Centre, UCOP+, Unions congolaise de organisation de personnes vivant avec le VIH, Unmode Community Movement for Access to Justice, Youth RISE Ajoutez votre organisation à la liste
Rapport d’activité 2023
Temps de lecture : < 1 minuteFrançais English Coalition PLUS publie chaque année son rapport d’activité, afin de donner au public une information claire et synthétique sur notre organisation, son action et l’utilisation de ses fonds.
Coalition PLUS frappe fort à l’AFRAVIH 2024
Temps de lecture : 2 minutesLors de la 12ème conférence internationale et francophone AFRAVIH 2024, Coalition PLUS a porté des messages forts, en plaidant en faveur d’un accès universel au vaccin contre le virus du papillome humain ainsi qu’en interpellant les instances organisatrices sur la nécessité de décoloniser l’aide au développement, en particulier dans le lutte contre le VIH. La délégation de plaideurs-euses présents à Yaoundé a aussi mis en lumière les défis urgents et les avancées nécessaires pour éradiquer le virus dans les pays où il est aujourd’hui le plus virulent. La délégation de Coalition PLUS à l’AFRAVIH Yaoundé 2024 Acte I : L’appel de Yaoundé Peu avant le début de la conférence et en collaboration avec les organisateurs de l’AFRAVIH 2024, Coalition PLUS a lancé un appel d’urgence à l’attention des gouvernements, de la société civile, des chercheurs, et des professionnels de la santé. à lutter contre le virus du Papillome Humain (HPV). Ce virus est aujourd’hui responsable de 342 000 décès annuels et est clairement identifié comme un problème majeur de santé publique. Actuellement, les cancers à HPV touchent disproportionnellement les femmes et les personnes vivant avec le VIH, situés majoritairement dans les pays d’Afrique subsaharienne. Pour prévenir les 650 000 cas de cancers liés au HPV diagnostiqués chaque année, Coalition PLUS préconise deux mesures clés : Acte II : Reconnaissance du métier de pair éducateur-trice Avec l’appui du bureau régional de l’ONUSIDA Afrique de l’Ouest et du Centre, Coalition PLUS a réaffirmé l’importance des pairs éducateurs-trices dans la lutte contre le VIH. Lors d’une conférence de presse, Papa Abdoulaye Deme, Responsable du Plaidoyer, a plaidé pour la certification officielle du métier de pair éducateur-trice, soulignant leur contribution inestimable à la prévention et au dépistage. Acte III : Décolonisation de l’aide au développement Le discours de clôture de l’AFRAVIH 2024 a été porté par Serge Douomong Yotta, Directeur du Plaidoyer de Coalition PLUS. Son discours a interpellé l’audience sur la nécessité de décoloniser l’aide au développement, en particulier dans la lutte contre le VIH/sida. Il a mis en lumière le déséquilibre entre le nombre de personnes vivant avec le VIH en Afrique par rapport à l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord, et a critiqué la tendance à organiser des conférences internationales dans des régions moins affectées par l’épidémie. Enfin, Serge Douomong Yotta a appelé à une reconnaissance accrue et à un meilleur soutien des travailleurs de terrain, notamment les pairs éducateurs-trices, souvent sous-payés et dont l’expertise est largement sous-estimée. Lisez le discours dans son intégralité
Offrir une prise en charge adaptée aux personnes transgenres
Temps de lecture : 2 minutesLe 31 mars célèbre la journée mondiale de visibilité transgenre, et le 17 mai, c’est la journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Le 20 novembre honore la mémoire des victimes de la haine transphobe. Ces journées symbolisent un combat continu contre la marginalisation et l’invisibilisation des personnes transgenres. Aujourd’hui, elles demeurent disproportionnellement affectées par le VIH/sida. C’est en ce sens que Coalition PLUS se mobilise pour permettre une prise en charge adaptée et efficace de cette communauté particulièrement vulnérable. Des chiffres alarmants Les statistiques mondiales de l’ONUSIDA montrent un taux de prévalence du VIH chez les femmes transgenres qui atteint 19,9 %, alors qu’il n’est que de 0,7 % au sein de la population générale. A l’issue de la Semaine Internationale du Dépistage tenue en novembre 2023, Coalition PLUS a publié un rapport d’impact qui met en lumière des taux d’infection alarmants parmi les personnes transgenres. Celles-ci sont deux fois plus touchées par le VIH que les personnes cisgenre*, avec des taux d’infections qui se révèlent également particulièrement élevés pour l’hépatite B (14,6 %), l’hépatite C (12,7 %) et la syphilis (10,6 %). *Personnes dont l’identité de genre correspond au sexe assigné à la naissance Lever les barrières pour un accès équitable aux soins de santé Face à ce constat, Coalition PLUS intensifie ses efforts pour offrir des services de prévention et de dépistage adaptés. Anu Karunanithy, spécialiste en santé des personnes transgenres, souligne l’importance de créer des environnements de santé inclusifs : « Notre objectif est d’éliminer toute forme de discrimination et de préjugé qui empêche les personnes transgenres d’accéder aux services de santé ». Elle ajoute : « Bien que le gouvernement [malaisien] reconnaisse le risque accru d’infection par le VIH chez les personnes transgenres et promeuve des mesures de prévention, celles-ci restent insuffisantes face à la discrimination persistante dans les établissements de soins. Il est impératif de surmonter ces obstacles pour rendre les initiatives de prévention du VIH véritablement efficaces pour cette communauté ». Actuellement, des initiatives telles que la formation des professionnels de santé sur les enjeux spécifiques de la communauté transgenre sont en cours de déploiement. À long terme, il y a également une volonté d’ouvrir les premières cliniques de santé transgenres répondant à leurs besoins uniques, en s’inspirant de modèles de réussite tels que la Clinic Tangerine en Thaïlande. Surmonter la marginalisation économique et sociale Un autre défi majeur pour la communauté transgenre est son exclusion du marché du travail, exacerbée par la stigmatisation et les préjugés. Ces facteurs contribuent à des disparités économiques qui obligent un nombre croissant de femmes transgenres à se prostituer. En 2022, 28,3 % des femmes transgenres interrogées travaillaient dans le secteur du sexe. L’émancipation économique et l’autonomie sont donc cruciales pour relever les défis auxquels la communauté transgenre est confrontée. En leur fournissant les moyens de gagner dignement leur vie et de prospérer, elles pourront mieux prendre soin d’elles-mêmes et adopter des mesures de santé proactive pour se prémunir d’une infection au VIH. Je fais un don Donner en toute confiance : Le Comité de la Charte qui nous labellise a publié récemment un communiqué de presse pour vous aider faire preuve de solidarité en toute confiance. Coalition PLUS offre, par exemple, des garanties solides en la matière : nous sommes labellisés Don en Confiance ; nos comptes sont certifiés par un commissaire des comptes indépendant chaque année ; notre plateforme de dons en ligne est 100 % sécurisée.