Temps de lecture : 4 minutesTélécharger l’enquête Download the survey « Santé mondiale et VIH : les partenaires de Coalition PLUS ébranlés par le gel de l’aide américaine » Une enquête réalisée sur la base d’un questionnaire envoyé aux 110 partenaires de Coalition PLUS entre le 07 et le 16 février 2025 et renseigné par 49 organisations, soit 45% des partenaires de Coalition PLUS. Une décision qui menace directement les services de prévention et de prise en charge du VIH Le 20 janvier 2025, l’administration américaine a émis un ordre de suspension immédiate de toute aide étrangère pour une durée de 90 jours, en vue de la réévaluer. A l’exception de certaines aides humanitaires immédiates, comme les médicaments essentiels et l’aide alimentaire, cette suspension temporaire des programmes de l’USAID et de PEPFAR impacte les activités liées à la planification familiale, à la diversité de genre, aux droits LGBT et au changement climatique. Concernant l’épidémie de VIH, seules les activités suivantes peuvent être poursuivies : les services essentiels de traitement et de soins du VIH, la prévention de la transmission mère-enfant, et les coûts administratifs raisonnables. En février 2025, Coalition PLUS a mené une enquête auprès de ses associations partenaires afin de mesurer l’impact direct de cette suspension de l’aide américaine. Les grands enseignements de l’enquête – Parmi les répondants, 29 organisations (soit 59% de l’échantillon) ont déclaré subir au moins un impact lié au gel des financements américains (sur l’offre de service et/ou la disponibilité des intrants et/ou le financement des RH). – 27 organisations subissent un impact sur l’offre de services (55 %) Ces structures sont contraintes de réduire voire de stopper leurs activités de dépistage ou de prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Activités de dépistage réduites de moitié : 18 associations Activités de dépistage à l’arrêt : 2 associations Activités de prise en charge réduites de moitié : 18 associations Activités de prise en charge à l’arrêt : 1 association – 18 organisations subissent un impact sur la mise à disposition des intrants (37%) Plusieurs d’entre elles connaissent des ruptures de stock de préservatifs ou de tests de dépistage. 5 associations n’ont plus de préservatifs / 11 en ont en quantité moins importante 3 associations n’ont plus de TROD / 10 en ont en quantité moins importante 5 associations n’ont plus de PrEP / 8 en ont en quantité moins importante – 27 organisations subissent un impact sur le financement partiel ou complet des RH (55 %) 9 associations bénéficiaires de l’aide américaine en sont dépendantes à plus de 50% et risquent de ne pas survivre à un arrêt des financements américains. 497 postes dont le financement est totalement suspendu 197 postes dont le financement est partiellement suspendu 1 034 pairs éducateur.ice.s dont les indemnités ne sont plus couvertes Lire les témoignages “Un pair éducateur qui suivait 60 personnes ne peut pas toutes les retenir en mémoire. Avant, avec son cahier, il pouvait consulter les rendez-vous et rappeler aux bénéficiaires de venir récupérer leur traitement. Maintenant, qui va les rappeler ? Certaines personnes doivent être accompagnées, prises par la main pour aller chercher leur traitement. On devait payer leur transport, leur donner parfois de quoi manger. Mais maintenant, comment vont-elles faire ? Qui va s’occuper d’elles ? Le travail est arrêté. Il n’y a plus personne pour les aider, pour leur rappeler leurs soins, pour leur donner à manger en cas de besoin. Pendant ce temps, le virus continue de se propager.” “Par exemple, nous avions l’habitude d’avoir des véhicules pour nous rendre auprès des bénéficiaires dans différentes régions, mais aujourd’hui, nous n’avons plus ces moyens logistiques. À terme, cela signifie que certaines personnes ne pourront plus accéder aux soins, que d’autres arrêteront leur traitement faute de moyens, et qu’il y aura plus de cas de transmission du VIH. ” “Concernant les pairs éducateurs, comme ils ne perçoivent plus de salaire, ils n’ont plus d’indépendance financière et en tant que groupe vulnérable, si tu n’es pas indépendant, tu es exposé à la vulnérabilité et à la stigmatisation au sein de ta famille et de la société.” Agent de santé communautaire, médiateur-ice en santé, pair éducateur-ice : de qui et de quoi parle-t-on ? Ce sont des intervenant-e-s soutenu-e-s par le système de santé mais pas forcément intégré-e-s à celui-ci. Issu-e-s des communautés les plus exposées aux risques d’infection, ils sont les mieux placé-e-s pour atteindre les personnes éloignées des systèmes de santé. Leur compréhension des modes de vie, des pratiques et des codes sociaux leur confère une capacité unique à atteindre efficacement les communautés exposées. Leurs activités couvrent quatre principaux domaines : éducation à la santé, orientation en matière de santé, soutien aux communautés et facilitation de l’accès aux soins et services sociaux. Perspectives Au-delà des effets immédiats de sa suspension brutale, l’arrêt du financement américain des programmes internationaux de lutte contre le VIH/sida USAID et PEPFAR soulève une question cruciale : comment favoriser l’émancipation des systèmes de santé des pays du Sud, alors même que l’espoir renaît grâce aux récentes innovations thérapeutiques ? Cette émancipation ne peut se construire sans une prise de conscience des défis structurels sous-jacents, notamment le poids de la dette, et la nécessaire action des États à revenu faible ou intermédiaire pour atteindre la souveraineté sanitaire. Lire les propositions de Coalition PLUS A propos de Coalition PLUS Union internationale d’ONG communautaires de lutte contre le sida et les hépatites virales fondée en 2008, Coalition PLUS regroupe 110 organisations intervenant dans 51 pays. L’association milite pour que les personnes infectées, affectées ou particulièrement vulnérables au VIH soient systématiquement placées au cœur des processus décisionnels, de réalisation et d’évaluation des programmes de santé qui les concernent. Coalition PLUS contribue à l’amélioration de la riposte au VIH et à la transformation sociale à travers : des services directs (tels que le dépistage VIH et hépatites ou la distribution de traitements antirétroviraux), la recherche de mise en œuvre (avec un rôle prédominant des communautés dans son développement), et le plaidoyer (pour faire avancer les droits des populations).
[Communiqué de presse] De l’urgence à l’indépendance : repenser le financement de la santé en Afrique
Temps de lecture : 3 minutesTélécharger Download Descargar Dakar, Sénégal, le 5 février 2025. Au-delà des effets immédiats de sa suspension soudaine, l’arrêt du financement américain des programmes internationaux de lutte contre le VIH/sida (PEPFAR) soulève une question cruciale : comment favoriser l’émancipation des systèmes de santé des pays du Sud, alors même que l’espoir renaît grâce aux récentes innovations thérapeutiques ? Cette émancipation ne peut se construire sans une prise de conscience des défis structurels sous-jacents, notamment le poids de la dette, et la nécessaire action des États à revenu faible ou intermédiaire pour atteindre la souveraineté sanitaire. Les systèmes de santé africains mis en grande difficulté par le gel des financements USAID et PEPFAR Les décisions successives de l’administration américaine (ordre de suspension immédiate de l’aide puis dérogation pour l’aide humanitaire d’urgence permettant la distribution des traitements antirétroviraux pour les personnes vivant avec le VIH) ont plongé les organisations dans le chaos, et si la reprise de la distribution des traitements est un soulagement, d’autres services de santé essentiels à la lutte contre le VIH doivent être maintenus. En effet, l’ordre d’arrêt de travail a désorganisé les efforts de livraison et de distribution de fournitures médicales et a rompu les chaînes d’approvisionnement de médicaments. En plus des fermetures de cliniques et l’interruption de services de santé essentiels auprès des communautés et des groupes les plus vulnérables, des milliers de soignants-es qualifiés-es ont dû interrompre leurs activités et des campagnes de prévention ont dû être stoppées net, laissant des millions de personnes exposées aux épidémies existantes (VIH, paludisme, tuberculose, Mpox, Ebola, choléra) et à l’émergence de nouvelles pandémies. Même en imaginant une reprise de l’aide à échéance des 3 mois, les conséquences de cette décision impacteront les systèmes de santé pour des mois, voire des années. Repenser le financement de la santé en Afrique Ce gel pour examen intervient dans un contexte de vives critiques, au Nord comme au Sud, de l’aide étrangère en santé et de la verticalité des programmes. “Alors que les populations sont mises en danger par l’arrêt brutal d’une aide bilatérale et sont soumises au bon vouloir d’une administration lointaine, la critique est légitime. Mais la levée, du jour au lendemain et sans alternative, de ressources dont dépend la survie des millions de personnes n’est ni un pas vers la résilience des systèmes de santé, ni un renforcement de la souveraineté sanitaire, bien au contraire.“ déclare le Professeur Mehdi Karkouri, Président de Coalition PLUS. L’urgence de l’investissement des Etats dans leurs propres systèmes de santé s’impose, mais ne peut se poser seule. Elle implique d’examiner de près les dynamiques coloniales toujours en œuvre dans les pays du Sud et l’extraction des richesses vers le Nord. On estime par exemple que l’appropriation nette par le Nord de la main-d’œuvre et des ressources du Sud dépasse de 30 fois l’aide publique au développement (APD). Investir dans des solutions pérennes pour la santé Des alternatives politiques sont possibles, par exemple par la levée systématique des barrières de propriété intellectuelle qui empêchent la production de médicaments essentiels à moindre prix, et la suppression du fardeau de la dette pour un meilleur investissement domestique dans les systèmes de santé. Sans actions en ce sens, la suppression des aides internationales est une condamnation à mort pour les centaines de millions de personnes qui en dépendent. Il y a 25 ans, la déclaration d’Abuja plaidait pour l’allocation de 15% des budgets nationaux à la santé. En tant que réseau mondial d’organisations communautaires, Coalition PLUS partage toujours cette ambition, mais aussi celle d’une plus grande solidarité internationale, pour voir un jour la fin de l’épidémie de VIH/sida. À propos de Coalition PLUS Union internationale d’ONG communautaires de lutte contre le sida et les hépatites virales fondée en 2008, Coalition PLUS regroupe actuellement une centaine d’organisations intervenant dans 53 pays. Coalition PLUS a pour objectif de renforcer les capacités de ses membres et partenaires, de mener des actions de recherche communautaire, de plaidoyer, tout en organisant des espaces privilégiés de partage de connaissances et d’expertise. L’association milite pour que les personnes infectées, affectées ou particulièrement vulnérables au VIH et au VHC soient systématiquement placées au cœur des processus décisionnels, de réalisation et d’évaluation des programmes de santé qui les concernent. Contacts Coalition PLUS Afrique : Papa Abdoulaye Dème pademe@coalitionplus.org Relations médias : Emilie Monod emonod@coalitionplus.org Relations institutionnelles : Inès Alaoui ialaoui@coalitionplus.org
[Communiqué de presse] Vote du budget : après Trump, la France prive les malades du sida de leurs traitements ?
Temps de lecture : 2 minutesAIDES et Coalition PLUS Communiqué de presse conjoint Pantin, France, le 30/01/2025 Aujourd’hui se réunit la Commission mixte paritaire, cela pourrait être la fin des taxes de solidarité internationales qui financent les traitements des malades du sida dans les pays pauvres. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes Publics, envisagerait de les supprimer. Concrètement, ces taxes créées en 2006 et 2012 seraient intégrées au budget général de l’Etat et leur produit ne serait plus dédié à la solidarité internationale. Cette décision de la ministre constitue un volte-face comparé à ce qu’elle affirmait encore début janvier, mais surtout comparé à la promesse d’Emmanuel Macron dans son discours solennel du 20 juin dernier : « La France est fière de préserver un outil comme le Fonds de solidarité pour le développement et le lien si symbolique entre les prélèvements sur les flux de la mondialisation, comme les billets d’avion et les transactions financières, et le financement de la solidarité internationale. Je veux ici dire que ce lien sera préservé envers et contre tout. » Ce changement serait dévastateur, il constituerait une menace de mort pour les millions de malades qui dépendent de cette taxe pour leur traitement. C’est précisément parce que les traitements du sida sont à vie que les perdre est mortel. Le Président Chirac avait donc choisi de les financer à travers une taxe dédiée, préservée des aléas budgétaires annuels. Cette décision réduit la place de la France dans le monde, à une époque où son image est déjà abîmée et où elle a un rôle à jouer face à la folie d’un Donald Trump. Le 8 novembre dernier, le Président de la République a appelé la communauté internationale à emboîter le pas à la France dans la mise en place de taxes de solidarité internationale. Près d’une dizaine de pays l’ont fait. Avec ce revirement de la politique étrangère de la France, la ministre des comptes publics réduirait à néant vingt ans d’acquis français à l’international sur les taxes de solidarité. La France serait ainsi diminuée devant ses partenaires. Nous appelons le Président de la République à sortir de son surprenant silence face à nos alertes. Il doit réaffirmer son engagement pour le maintien de l’affectation des taxes de solidarité internationale. Il en en va de la vie de millions de malades et de l’honneur de la France. Contact presse Margot CHERRID – AIDES – 06 10 41 23 86
[Rapport] Le processus d’auto-inter-évaluation dans le projet Cascades communautaires
Temps de lecture : < 1 minuteDémarré en 2019, le projet « Cascades » combine le renforcement des capacités et le suivi-évaluation au service d’une offre adaptée aux besoins des personnes vivant avec le VIH/sida. Il vise à analyser et à améliorer la contribution communautaire à l’accès à la prise en charge et au maintien dans le soin ou « cascade communautaire VIH », à travers l’expérience dans ce domaine de trois associations membres de Coalition PLUS : ARCAD Santé PLUS (Mali), ALCS (Maroc) et ARAS (Roumanie). La démarche d’auto-inter-évaluation dans le contexte du projet représente une méthode collaborative qui associe l’auto-évaluation et l’évaluation croisée entre associations pour améliorer les pratiques communautaires en matière de prise en charge du VIH, tout en renforçant leurs capacités à développer et/ou à améliorer leurs outils de suivi-évaluation. Notre processus de capitalisation a visé les objectifs suivants : Faciliter la compréhension et l’appropriation de la démarche d’auto-inter-évaluation par les associations membres et partenaires de Coalition PLUS Faciliter la co-construction une définition partagée du concept de « cascade communautaire » Identifier les défis et les facteurs clés de réussite, ainsi que les enseignements de l’expérience des trois associations concernées par le projet en lien avec la mise en place de l’auto-inter-évaluation Proposer une modélisation de la démarche d’auto-inter-évaluation pour sa réplication. Télécharger le rapport Rapport FR Rapport EN Programme soutenu par Expertise France avec l’Initiative.
[Rapport]« EPIC – Enquêtes pour évaluer l’impact de la crise sanitaire COVID-19 en milieu communautaire »
Temps de lecture : < 1 minuteLe rapport de capitalisation « EPIC – Enquêtes pour évaluer l’impact de la crise sanitaire COVID-19 en milieu communautaire : les enjeux de la recherche communautaire dans le contexte de la crise sanitaire » retrace de manière non-exhaustive le parcours du programme innovant de recherche communautaire multi-pays, mis en œuvre par Coalition PLUS en réponse à la crise COVID-19. Ce programme, mené dans 32 pays avec 77 structures et 119 enquêtes auprès de plus de 13 000 participants·es, a produit des connaissances stratégiques pour mieux comprendre l’impact de la COVID-19 sur les populations clés et les agents de santé communautaire. Ces enquêtes ont révélé les besoins spécifiques des usagers·es, les adaptations efficaces des services (télémédecine, distribution de médicaments à domicile) et renforcé la collaboration entre les organisations communautaires et les chercheurs·ses. Grâce à EPIC, les associations disposent désormais d’outils et de compétences qui continueront de soutenir leurs recherches communautaires au-delà de la pandémie. Ce travail de capitalisation a aussi permis d’identifier les obstacles rencontrés, les solutions trouvées et les leçons tirées de ce processus de recherche communautaire internationale. Les principales difficultés concernaient le manque de financements, l’insuffisance de ressources humaines ou le taux élevé de renouvellement du personnel dans certaines organisations, l’approbation des comités d’éthique nationaux dans certains pays, les restrictions sanitaires impactant le recrutement, ainsi que le manque de compétences ou d’intérêt pour certaines tâches, comme la valorisation scientifique des données. La mutualisation des compétences, la gestion cadrée du programme à travers des outils de suivi et la planification des activités, ainsi que le renforcement des capacités, ont permis de surmonter la plupart de ces difficultés. Télécharger le rapport Rapport FR Rapport EN Télécharger la synthèse Synthèse FR Synthèse EN Synthèse ES Synthèse PT
[Communiqué de presse] « On se dépiste ! » Semaine Internationale du Dépistage 2024
Temps de lecture : 3 minutesCommuniqué de presse Pantin, France, le 12/11/2024 Les progrès en matière de réduction des nouvelles infections au VIH sont trop lents et ne concernent que trop peu de pays pour atteindre les objectifs mondiaux d’éradication de l’épidémie. C’est pourquoi, à l’approche du 1er décembre, Coalition PLUS lance la 5e Semaine internationale du Dépistage (SID) et mobilise plus de 70 organisations dans le monde. Des tests du VIH, des hépatites et d’infections sexuellement transmissibles seront proposés gratuitement aux populations clés dans une cinquantaine de pays, faisant de la SID la plus vaste opération de dépistage du VIH et des IST à l’échelle mondiale. Organisée du 18 au 24 novembre 2024 en partenariat avec le Fonds Mondial et l’ONUSIDA, cette 5e édition sera officiellement lancée au Caire, en Egypte, et diffusée en direct en ligne derrière le slogan “On se dépiste !”. Plus de 70 associations partenaires dans une cinquantaine de pays Afrique subsaharienne : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Mozambique, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République de Maurice, République du Congo, Rodrigues, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Tanzanie, Tchad, Togo, Zanzibar Afrique du Nord et Moyen-Orient : Algérie, Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie, Tunisie Amérique du Nord : Canada Amérique latine : Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guatemala, République dominicaine Asie : Hong-Kong, Inde, Indonésie, Malaisie, Timor-Leste Europe : Belgique, Espagne, France, Portugal, Roumanie, Ukraine Le dépistage du VIH offre des opportunités quelque soit le résultat du test Dans le monde, on estime que 5 millions de personnes ne savent pas qu’elles vivent avec le VIH. Or le dépistage est une condition essentielle à la lutte contre le VIH car il ouvre l’accès au traitement, traitement qui améliore considérablement la qualité et l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH, et qui est également un moyen de prévention. En effet, une personne sous traitement efficace ne transmet plus le VIH. Mais ce n’est pas tout ! Le dépistage peut aussi changer la donne pour les personnes dont le test VIH est négatif. On peut alors leur proposer la mise sous PrEP (prophylaxie post exposition), un traitement préventif contre le VIH. Pour mettre fin à l’épidémie, le dépistage régulier est donc la clé ! Aller vers les populations les plus éloignées des systèmes de santé… La stigmatisation, la discrimination ainsi que les lois et politiques punitives augment la vulnérabilité au VIH et réduisent l’accès aux services de prévention des populations clés* qui représentent pourtant 69 % des nouvelles infections (*travailleurs du sexe et leurs clients, hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, consommateurs de drogues injectables, femmes transgenres et leurs partenaires sexuels). … Grâce au dépistage communautaire, réalisé par les personnes issues des communautés les plus exposées aux risques d’infection Les pairs éducateurs, en raison de leur appartenance à ces communautés marginalisées, sont les mieux placés pour toucher les populations clés par une approche non médicalisée de l’ensemble du continuum de soin : de la prévention au dépistage, jusqu’à la mise sous PrEP ou sous traitement et au suivi. Leur compréhension des modes de vie, des pratiques et des codes sociaux leur confère une capacité unique à atteindre efficacement les communautés exposées. Ils sont ainsi en mesure d’identifier et d’amener vers le dépistage ceux qui ne s’étaient jamais fait dépister auparavant. Cela assure un dépistage précoce et/ou régulier, et une orientation systématique vers les systèmes de santé. Pourquoi une Semaine Internationale du dépistage ? Rappeler l’intérêt de se faire dépister pour sa santé et celle des autres. Se faire dépister par ses « pairs » en centres de santé ou sur le terrain en toute confidentialité et sécurité. Interpeller les pouvoirs publics afin d’améliorer l’accès à la prévention, au dépistage et aux soins. Promouvoir des moyens innovants de prévention tels que la PrEP. Quels résultats pour la SID ? 10 000 tests réalisés par jour en moyenne. 194 000 tests réalisés depuis la première édition. En 2023, 36 000 tests VIH ont été réalisés. Pour 41% des personnes, il s’agissait d’un premier test, et 2,4% des tests se sont avérés positifs. 91% des personnes testées positives au VIH ont été référées vers le soin. Coalition PLUS lance un appel aux décideurs internationaux et aux acteurs communautaires La 5e édition de la Semaine Internationale du Dépistage nous rappelle l’urgence d’une mobilisation immédiate et déterminée pour vaincre le VIH et le sida. Malgré les progrès réalisés, il est impératif que nous agissions sans délai pour atteindre l’objectif fixé par les Nations unies : réduire les nouvelles infections à moins de 370 000 par an d’ici 2025. Nous lançons un appel pressant : faites en sorte que l’accès au dépistage et à la PrEP ne soit pas un privilège, mais un droit universel pour tous et toutes. Ces outils sont essentiels pour protéger des vies et bâtir un avenir libéré du VIH. Télécharger le CP Ce projet est cofinancé par l’Agence Française de Développement
[Save the Date] Coalition PLUS lance la 5e Semaine Internationale du Dépistage
Temps de lecture : 2 minutesSAVE THE DATE Pantin, France, le 22/10/2024 A l’occasion de la Semaine internationale du dépistage (SID), Coalition PLUS mobilise une centaine d’organisations dans le monde. Des tests du VIH, des hépatites et d’infections sexuellement transmissibles seront ainsi proposés gratuitement aux populations clés dans 50 pays, faisant de la SID la plus vaste opération de dépistage du VIH et des IST à l’échelle mondiale, avec en moyenne 10 000 tests réalisés par jour. Organisée du 18 au 24 novembre 2024 en partenariat avec le Fonds Mondial et l’ONUSIDA, cette édition sera officiellement lancée au Caire, en Egypte, et diffusée en direct en ligne. Dans le monde, 14% des personnes vivant avec le VIH ignorent leur statut sérologique soit 5 millions de personnes. Or le dépistage est une condition essentielle pour lutter contre l’épidémie car il permet l’accès au traitement, traitement qui améliore considérablement la qualité et l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH, et qui est également un moyen de prévention très efficace. En effet, on sait qu’une personne sous traitement efficace ne transmet plus le VIH. Pour enrayer l’épidémie de VIH, le dépistage régulier est donc la clé ! 15 minutes pour connaitre son statut sérologique… La SID permet d’aller à la rencontre des populations, de réaliser des tests et de parler des outils de prévention du VIH en particulier la PrEP, traitement préventif permettant de ne pas être contaminé au VIH. … Grâce au dépistage communautaire A l’occasion de la SID, Coalition PLUS rappelle la pertinence de l’approche communautaire dans l’ensemble du continuum de soin : de la prévention au dépistage, jusqu’à la mise sous traitement et au suivi. Partout dans le monde, la SID est mise en œuvre par les personnes issues des communautés les plus exposées aux risques d’infection, qui sont les mieux placées pour atteindre les personnes éloignées des systèmes de santé. Leur compréhension des modes de vie, des pratiques et des codes sociaux leur confère une capacité unique à atteindre efficacement les communautés exposées. Télécharger le Save the date Ce projet est cofinancé par l’Agence Française de Développement
[Rapport] Derrière les luttes
Temps de lecture : < 1 minuteEtat des lieux des besoins et services disponibles en matière de santé mentale et de bien-être des activistes de la diversité sexuelle et de genre au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry. Par AGCS PLUS Télécharger Le bien être psychologique des activistes est souvent négligé dans le contexte actuel où la lutte pour les droits des minorités sexuelles et de genre fait face à des défis socio-juridiques majeurs. ‘’Derrière les luttes’’ est une analyse de la santé mentale des militants et militantes des minorités sexuelles et de genre en Afrique de l’Ouest coordonnée par AGCS PLUS. Ce rapport, qui s’appuie sur une étude qualitative réalisée au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée, met en évidence les besoins particuliers en matière de bien-être et de santé mentale des leaders de nos communautés.Cette étude exploratoire établit un bilan émouvant, tout en offrant des recommandations concrètes.