Temps de lecture : 2 minutesPropos recueillis auprès de Mihai Lixandru (Bucarest) – Project Manager pour ARAS (Association Roumaine Anti-Sida), membre du réseau Coalition PLUS. Depuis le début de l’offensive russe, les pays voisins à l’Ukraine ont joué un rôle majeur dans l’accueil des réfugiés. La Roumanie en fait partie avec plus de 300.000 ukrainiens arrivés sur son territoire. Bien que la majorité continue sa route vers d’autres pays de l’Ouest, les besoins pour assurer un accueil optimal restent colossaux. Dès le début de la guerre, nos collègues roumains ont rapidement transformé leur local en un logement temporaire pouvant accueillir jusqu’à une dizaine de personnes. “Ils-elles peuvent y rester pour un maximum de deux semaines. Durant cette période, nous les aidons à trouver des solutions d’hébergement à plus long terme”, nous explique notre collègue. Le logement que nous proposons est davantage plébiscité par les personnes vivant avec le VIH ou des groupes plus vulnérables, comme la communauté LGBTQI+. Grâce à notre large réseau dans la région, ils ont été dirigés vers notre association via différents canaux”, nous précise Mihai Aider les réfugiés ukrainiens les plus précaires et les moins mobiles Notre association membre se tient prête et souhaite pouvoir offrir des places d’hébergement. Jusqu’alors, la plupart des personnes ayant fui l’Ukraine faisaient partie des classes moyenne et supérieure, avec des solutions de relogement dans les pays de l’Ouest. Or, la prolongation des combats annonce l’arrivée de nouveaux réfugiés plus précaires en Roumanie. Donner les moyens à nos collègues en Roumanie d’assurer un accueil optimal des réfugiés venant d’Ukraine Après plus d’un mois, les combats continuent de pousser les gens hors des frontières ukrainiennes. Les réfugiés continuent d’arriver et ont des besoins importants, notamment en termes de nourriture, de produits d’hygiène, de vêtements. “Certains sont arrivés sans rien”, indique notre collègue à d’ARAS. Les besoins se font aussi ressentir en termes de ressources humaines pour notre association membre. Comme le souligne Mihai basé à Bucarest, « depuis le début de la guerre, nous travaillons avec les mêmes effectifs. Or, notre charge de travail a considérablement augmenté : nous les aidons à trouver un logement ici ou ailleurs, nous mettons des personnes séropositives en contact avec les hôpitaux de la région pour qu’ils continuent à prendre leur traitement, nous assurons leur transport, nous les aidons administrativement, etc. Pour cela, il nous faut engager du personnel supplémentaire. » Aujourd’hui, notre association membre met en place tous les services possibles pour secourir au mieux les réfugiés ukrainiens vivant avec le VIH dans leur parcours migratoire. Mais les besoins grandissent à mesure que les personnes arrivent. Vos dons sont une ressource essentielle, car ils permettent de créer de nouveaux logements, d’acheter de la nourriture, des produits d’hygiène et d’apporter un soutien médical et administratif aux personnes qui en ont besoin. Je fais un don Donner en toute confiance : Le Comité de la Charte qui nous labellise a publié récemment un communiqué de presse pour vous aider faire preuve de solidarité en toute confiance. Coalition PLUS offre, par exemple, des garanties solides en la matière : nous sommes labellisés Don en Confiance ; nos comptes sont certifiés par un commissaire des comptes indépendant chaque année ; notre plateforme de dons en ligne est 100 % sécurisée.
Ukraine : Maintenir les personnes vivant avec le VIH sous traitement est une priorité
Temps de lecture : 3 minutesLes associations de lutte contre le VIH en Ukraine sont mobilisées pour assurer la livraison des traitements antirétroviraux. La guerre fait craindre une rupture massive dans la prise des traitements qui conduirait à un rebond dramatique de l’épidémie dans la région. Avant la guerre, l’Ukraine était le deuxième pays le plus touché par l’épidémie de VIH en Europe de l’Est et Asie Centrale après la Russie. Mais depuis 2014, des progrès majeurs ont été accomplis et près de 50 % des personnes vivant avec le VIH étaient alors sous traitement. Notre association partenaire 100 % Life a joué un rôle crucial pour garantir l’accès aux traitements des personnes séropositives du pays, dont on estime le nombre à 260.000. Comme l’explique notre collègue sur place Dmytro Scherembey : « en trois ans, nous sommes passés de 50.000 personnes vivant avec le VIH sous traitement à 113.000 sans aucune augmentation du budget de l’Etat ». Malheureusement, la guerre est en train de saper les progrès durement acquis ces dernières années. Les instances internationales telles que l’OMS, PEPFAR ou l’ONUSIDA ainsi que les associations de lutte contre le VIH tirent la sonnette d’alarme quant à l’accès au traitement. Dans un communiqué du 13 avril, l’ONUSIDA met en garde contre la catastrophe sanitaire et humanitaire qu’engendre actuellement l’invasion russe en Ukraine. Winnie Byanyiama, directrice exécutive de l’ONUSIDA, rappelle en effet que « le VIH ne peut pas être soigné. Sans accès aux médicaments antirétroviraux, les personnes vivant avec le VIH mourront ». Si l’aide internationale a permis l’approvisionnement en traitements, les associations de lutte contre le VIH doivent assurer leur livraison dans un contexte difficile et extrêmement dangereux. Mi-avril, l’OMS et PEPFAR ont procédé à la livraison de 18 millions de doses journalières de médicaments antirétroviraux dans la ville de Lviv. La distribution à l’intérieur du pays sera néanmoins coordonnée par le Centre de Santé Publique et par notre association partenaire sur place : 100% Life. Les attaques militaires ont fortement impacté les voies d’approvisionnement. Selon l’OMS, près de 100 établissements de santé ont été touchés par les frappes, plus de 40 établissements anti-VIH ont fermé leurs portes ainsi que 50 % des pharmacies du pays. Les associations locales de lutte contre le VIH assurent donc la distribution des traitements à travers le pays, malgré les difficultés de déplacement et leur extrême dangerosité. C’est ce que nous explique notre collègue de 100% Life, Dmytro Sherembey : “Nous essayons de fournir des médicaments, de la nourriture et de l’aide humanitaire sous d’autres formes aux personnes dans le besoin, mais le travail est dangereux et les bénévoles mettent leur vie en jeu. Si nous n’obtenons pas plus d’aide, je ne sais pas combien de temps nous pourrons continuer, en particulier pour atteindre les gens dans les zones de première ligne.” Au-delà des frontières de l’Ukraine, la mobilisation des associations de lutte contre le VIH s’organise aussi auprès des réfugiés pour qu’ils aient accès à un traitement. Il ne suffit pas d’approvisionner l’Ukraine en traitement antirétroviral, mais aussi d’accompagner et d’aider les personnes vivant avec le VIH dans leur parcours migratoire. Aujourd’hui, selon l’ONSUIDA, elles seraient 40.000 à avoir quitté le pays. En Roumanie, notre association partenaire ARAS héberge et oriente les réfugiés ukrainiens vivant avec le VIH vers les structures de santé adéquates. « Nous aidons les personnes à avoir accès aux traitements. Aujourd’hui, en Roumanie, le gouvernement permet aux ukrainiens d’avoir accès aux services nationaux de lutte contre le VIH sur simple présentation de leur passeport » précise Mihai Lixandru, notre collègue roumain sur place. Apportez votre appui aux personnes séropositives d’Ukraine et faites en sorte que cette guerre ne soit pas synonyme de rebond de l’épidémie de VIH. Les attaques militaires ont fortement impacté les voies d’approvisionnement. Selon l’OMS, près de 100 établissements de santé ont été touchés par les frappes, plus de 40 établissements anti-VIH ont fermé leurs portes ainsi que 50 % des pharmacies du pays. Je fais un don Donner en toute confiance : Le Comité de la Charte qui nous labellise a publié un communiqué de presse pour vous aider faire preuve de solidarité en toute confiance. Coalition PLUS offre, par exemple, des garanties solides en la matière : nous sommes labellisés Don en Confiance ; nos comptes sont certifiés par un commissaire des comptes indépendant chaque année ; notre plateforme de dons en ligne est 100 % sécurisée.
VIH /sida : à l’AFRAVIH Marseille 2022, Coalition PLUS se mobilise pour la santé sexuelle
Temps de lecture : 3 minutesDu 6 au 9 avril 2022, personnes vivant avec le VIH, chercheurs-euses, médecins et acteurs associatifs francophones se réuniront à Marseille pour la 11e Conférence internationale francophone sur le VIH et les hépatites de l’AFRAVIH. A cette occasion, Coalition PLUS et ses associations membres et partenaires lancent une campagne pour promouvoir la santé sexuelle. Cette stratégie innovante permet aux personnes les plus exposées au VIH d’accéder aux services de santé adaptés à leurs besoins, quelles que soient leurs pratiques sexuelles, leur orientation ou leur identité de genre. « Plaisir, Santé, Sexe : Osez l’expertise communautaire » : c’est l’invitation faite par Coalition PLUS aux décideurs, chercheurs-euses et professionnels-les de santé à l’occasion de la conférence AFRAVIH Marseille 2022. A travers des visuels pop, ludiques, décomplexés, cette campagne propose de prendre en compte la santé sexuelle dans ses multiples dimensions et de faire confiance aux savoirs et savoir-faire des personnes les plus touchées par le VIH. Des populations discriminées dans l’accès à la santé Car aujourd’hui encore, les discriminations et les lois répressives empêchent certaines personnes séropositives ou marginalisées, comme les travailleurs-euses du sexe, les personnes LGBTQI+, usagères de drogues, ou encore migrantes, d’accéder aux services de prévention et de soin dans les systèmes de santé classiques. En Afrique subsaharienne par exemple, jusqu’à 40% des hommes gays et bisexuels retardent ou évitent leur prise en charge médicale en raison de la stigmatisation. Un chiffre corroboré par les témoignages des usagers-ères du centre Access d’Alternatives Cameroun, partenaire de Coalition PLUS. Yéké José, 28 ans, dit avoir été «victime de discrimination de la part d’un médecin à l’hôpital public », parce qu’il était « efféminé ». Pour sa part, Rosie, 25 ans, raconte : « J’ai déjà eu une mauvaise expérience à Yaoundé avec un médecin qui disait ne pas vouloir “perdre son temps avec un garçon manqué” ». Besoins spécifiques de santé négligés Ces difficultés exposent davantage ces personnes aux risques d’infections par le VIH et toute autre infection sexuellement transmissible. En 2020, ces populations dites “clés” et leurs partenaires représentaient 65% des nouvelles infections à VIH dans le monde. En outre, leurs besoins spécifiques de santé, en matière de santé anale par exemple, sont souvent négligés en raison des représentations négatives et des tabous autour de leur sexualité. Conséquence : ces personnes ne peuvent parler librement ni de leur orientation, ni de leurs pratiques sexuelles à leur médecin. Ce silence empêche d’établir les diagnostics, qui pourraient, dans certains cas, éviter des décès. Un puissant levier d’action contre le VIH «Si nous voulons mettre fin à l’épidémie du VIH d’ici 2030, les personnes les plus exposées au VIH doivent pouvoir accéder à des services de santé de qualité et adaptés à leurs besoins, et ce quelles que soient leurs pratiques, leur orientation, leur identité de genre, leur métier, ou encore leur statut migratoire», affirme Hakima Himmich, Présidente de Coalition PLUS. «C’est pourquoi nous développons, depuis plusieurs années, des cliniques communautaires de santé sexuelle. Ces structures uniques en leur genre offrent des services pensés et mis en œuvre par et pour les personnes infectées ou exposées aux risques d’infection par le VIH avec le soutien d’agents de santé communautaire et de professionnels-les de santé sensibilisés-es et formé-es.» Ainsi, à travers l’Afrique, l’Europe, ou encore l’Amérique latine, les 24 cliniques de santé sexuelle du réseau Coalition PLUS proposent non seulement des services de prévention et de prise en charge médicale, mais aussi un soutien économique, psychologique et juridique, notamment en cas de violences. Relever le défi de la santé sexuelle « Malheureusement, ouvrir et maintenir nos cliniques relève encore du parcours du combattant. Les autorités et les riverains ne voient pas toujours d’un bon œil ces structures qui accueillent des personnes marginalisées et parfois criminalisées. De plus, les financements dédiés à la santé sexuelle sont encore rares et dispersés », regrette Hakima Himmich. Afin de surmonter les obstacles sociaux, juridiques et économiques au large déploiement de la santé sexuelle, Coalition PLUS et l’AFRAVIH lancent l’Appel de Marseille. Nous demandons à la communauté internationale de : reconnaître l’importance de la santé sexuelle, mettre en place les moyens nécessaires pour que chacun-e puisse bénéficier de son droit à « un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité », comme défini par l’OMS, promouvoir des actions visant des changements structurels sociétaux, notamment par l’éducation aux sexualités pour toutes et tous, de manière ni jugeante ni stigmatisante, mais dans le respect des identités de chacun-e, amplifier l’offre en santé sexuelle dédiée aux populations les plus exposées aux risques d’infections par le VIH, souvent les plus éloignées du système de santé classique ; cette offre doit inclure soins et prévention et être délivrée dans un environnement sécurisant. En savoir plus sur la participation de Coalition PLUS à l’AFRAVIH
Rien pour nous, sans nous : 40 ans de mobilisation communautaire contre le sida
Temps de lecture : 3 minutesLe présent livre est le fruit d’une réflexion et d’une analyse de 40 ans de lutte contre le sida dans le monde. Nous sommes tous et toutes plus ou moins au courant des grands succès de la lutte contre le sida des années 1990 et 2000 qui ont permis de sauver des millions de personnes touchées dans le monde par ce virus, et qui perdurent en gardant les personnes sous traitement dans des conditions souvent complexes. Nous sommes, en revanche, beaucoup moins au courant de la démarche de mobilisation communautaire qui a porté ces succès. Dre Hélène Rossert, pour Coalition PLUS Télécharger le livre Un ouvrage pour entamer des conversations sur les apports de la mobilisation communautaire Elle n’a, en fait, pas été l’objet d’un intérêt global autour de son histoire, de ses apports, et des conditions de sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne les ressources humaines qui y sont impliquées. Nous voulons essayer de clarifier ces aspects pour le milieu associatif où le concept reste encore flou et pour les décideurs-ses du système de santé publique qui n’en ont pas nécessairement une vision claire. Nous avons essayé non pas d’apporter un document exhaustif sur ce sujet, mais d’entamer des conversations qui n’ont pas eu lieu, de suggérer des sujets de recherche, et surtout de valoriser le travail de tous les acteurs et actrices qui y sont impliqués-es, et dont certains sont morts-es. D’autres continuent ce travail communautaire avec détermination, souvent avec peu de reconnaissance. Cette analyse est nécessaire au moment où la lutte contre le sida n’est plus en haut des priorités des décideurs-ses politiques ou du système de santé publique. Il fallait singulariser ses apports exceptionnels en matière de santé communautaire. La lutte contre le sida ne prétend pas avoir inventé la santé communautaire, mais elle y a apporté, à travers le monde, des exemples de réussites dus, avant tout, aux militantes et militants et autres personnes mobilisées pour lutter contre le VIH – des personnes souvent elles-mêmes atteintes du VIH. Ce travail a été réalisé grâce au tissage serré entre les droits humains et l’accès à la santé de populations stigmatisées. Dre Hélène Rossert, pour Coalition PLUS Un hommage aux militants-tes de la lutte contre le sida Ce livre veut leur rendre modestement hommage. Un des objectifs majeurs a été de positionner la lutte contre le sida sur l’échelle des grandes déclarations de santé communautaire qui ont été élaborées depuis les années 1980 pour voir si cette lutte remplissait les critères de la santé communautaire décrite dans ces déclarations internationales pour soutenir la santé mondiale. En outre, nous avons essayé de mettre en lumière les enseignements majeurs de la mobilisation communautaire de la lutte contre le sida qui doivent bénéficier à d’autres pandémies, d’autres pathologies, d’autres groupes de personnes en mal d’accès à la santé et aux soins. Comme vous le verrez, la santé communautaire va plus loin que l’accès aux soins en s’intéressant aux déterminants sociaux de la santé. De ce fait, nulle surprise que la lutte contre le sida s’y soit épanouie et ait fait « grandir » la santé communautaire en prouvant que le respect des droits humains est l’aspect social et sociétal le plus important pour amener les populations ostracisées vers une meilleure santé et un meilleur bien-être. Dre Hélène Rossert, pour Coalition PLUS La santé communautaire, un pan à part entière de la démarche globale de santé publique Ce livre s’adresse à tous les acteurs et actrices de la lutte contre le sida et, bien sûr, de santé communautaire, qu’ils ou elles soient sur le terrain, ou des décideurs-ses politiques de santé publique. Il entend créer un pont pour faciliter une meilleure compréhension des préoccupations de tout le monde, pour trouver des solutions collectives. En effet, on ne le répètera jamais assez : la santé communautaire est une partie de la démarche globale de santé publique. Il lui faut donc trouver les lieux, et surtout les personnes, qui permettent cet ancrage au système public de santé. Sans cet ancrage fort, il est illusoire de parler de santé mondiale. Les sept chapitres du présent ouvrage sont relativement indépendants dans leur construction et peuvent se lire dans le désordre en fonction des intérêts de chacun. Bien sûr, une lecture linéaire dans l’ordre apportera plus de clarté, mais elle n’est pas indispensable. Enfin, et surtout, ce livre s’appuie sur les expériences combinées des membres de Coalition PLUS et de quelques autres associations. Les expériences de terrain illustrent des passages qui peuvent paraître parfois théoriques. Le but de cet ouvrage est aussi de se transformer, de se faire critiquer, d’être amélioré pour être réapproprié. Qu’enfin le concept de santé communautaire devienne plus clair et puisse se diffuser comme une approche majeure de la santé publique dans sa dimension d’accès aux soins et à la prévention pour les plus marginalisées de nos communautés. C’est ce que promeut Coalition PLUS. Bonne lecture ! Dre Hélène Rossert, pour Coalition PLUS Le monde a changé. Nous devons tirer les enseignements de l’impact de la démarche communautaire dans la lutte contre le VIH pour tous les autres domaines de la société, l’accès à la santé pour tout le monde dans le respect des droits humains. Ne faites rien pour nous sans nous ! Vincent Pelletier, Directeur général de Coalition PLUS (2008-2022) To the english version A la versión española
Guerre en Ukraine, maintenir à tout prix les services de lutte contre le VIH
Temps de lecture : 3 minutesAssurer la continuité des services de lutte contre le VIH en plus d’apporter une aide humanitaire à la population en période de guerre Dès le début de la guerre en Ukraine, Coalition PLUS a rapidement mobilisé son réseau afin de répondre à l’appel à l’aide de ses collègues ukrainiens. Grâce au soutien massif de sympathisants-es et militants-es, 50.000 euros ont pu être récoltés pour acheter du matériel médical, des médicaments et des produits de première nécessité. Je fais un don 20 ans de lutte contre le VIH mis à mal par la guerre en Ukraine Association partenaire au réseau de Coalition PLUS, 100% Life est active depuis plus de 20 ans en Ukraine. C’est d’ailleurs la plus grande association de lutte contre le VIH en l’Europe de l’Est et en Asie Centrale. Reconnue partenaire de premier plan de l’État ukrainien, elle participe à la mise en œuvre de programmes de santé. Au plus proche de la population, l’association se bat pour un système de santé inclusif et ouvert à tous-tes. En temps normal, leurs services s’étendent dans 25 régions d’Ukraine et proposent : dépistage du VIH, des hépatites, des IST et diagnostic de la tuberculose ; accompagnement médical et soutien psychosocial ; aide d’urgence, hébergement temporaire et réinsertion ; assistance juridique ; etc. La continuité des services de lutte contre le VIH doit rester une priorité malgré la guerre en Ukraine Depuis le début du conflit, les équipes de 100% Life n’ont cessé d’assurer la continuité de mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH. Comme le souligne Winnie Byanyima (directrice exécutive de l’ONUSIDA) : «Les personnes vivant avec le VIH en Ukraine n’ont plus que quelques semaines de thérapie antirétrovirale et leur vie est en jeu si l’accès [aux médicaments] est interrompu» Aujourd’hui, selon les estimations onusiennes, 250.000 personnes vivent avec le VIH en Ukraine et 156.000 sont sous traitement antirétroviral. C’est le deuxième pays le plus touché par l’épidémie de VIH dans cette région du monde, après la Russie. 💡 Pourquoi interrompre sa thérapie antirétrovirale n’est pas une option ? C’est aujourd’hui le seul traitement qui permet à une personne séropositive donc porteuse du VIH d’avoir la même espérance de vie qu’une personne séronégative. Grâce à une prise continue du traitement, la progression de la maladie est bloquée. Ainsi, la transmission du VIH est stoppée puisqu’une personne sous traitement a une quantité insuffisante de virus dans le corps pour qu’il y ait une transmission. Assurer la protection de la communauté LGBTQI+ : un autre enjeu de la guerre Ce n’est pas un secret : Vladimir Poutine ne porte pas la communauté LGBTQI+ dans son cœur. L’entrée des troupes russes fait craindre des persécutions à l’encontre des communautés LGBTQI+ du pays. Avec son partenaire, Alliance Global, 100% Life a créé en urgence un dispositif pour soutenir la communauté LGBTQI+ et leur permettre de s’approvisionner en produits de première nécessité. De centre médical à hôpital militaire et humanitaire d’urgence L’agression russe du 24 février a poussé nos collègues de 100 % Life à transformer leur centre médical de Kiev en hôpital militaire et humanitaire. Ouvert en 2018, le centre offre des services médicaux aux personnes vivant avec le VIH ainsi qu’aux représentants des groupes à risque. Leurs maitres mots : tolérance, confidentialité, modernité, efficacité et sécurité. « Les conditions ont changé, mais nous ne changeons pas notre mission« , affirme Dmitry Sherembey, le chef de l’organisation (au milieu sur la photo). « C’est un combat pour la vie et sa protection”. Aujourd’hui, ils reçoivent des citoyens-nes ayant besoin d’une assistance médicale pour des blessures moyennes et légères afin de désengorger les hôpitaux de la région. Dès le début des combats à l’Est, une forte migration a poussé les populations vers l’ouest du pays, ce qui a engendré une pression importante sur le système médical dans cette partie de l’Ukraine. Pour faire face à cet afflux et à l’intensification des combats, les besoins humanitaires se sont grandement multipliés : matériel de transfusion sanguine, fournitures d’urgence comme des kits médicaux personnels, couvertures, matelas, générateurs, tentes, bidons et du carburant pour les ambulances. Les dons d’argent ont immédiatement été transférés vers notre association partenaire pour subvenir à leurs besoins urgents d’achat en marchandises. Face à ce contexte géopolitique et militaire incertain, les besoins restent immenses. Je fais un don Donner en toute confiance : Le Comité de la Charte qui nous labellise a publié récemment un communiqué de presse pour vous aider faire preuve de solidarité en toute confiance. Coalition PLUS offre, par exemple, des garanties solides en la matière : nous sommes labellisés Don en Confiance ; nos comptes sont certifiés par un commissaire des comptes indépendant chaque année ; notre plateforme de dons en ligne est 100 % sécurisée.
Guerre en Ukraine : appel des organisations de patients-tes et de la société civile au Conseil de sécurité des Nations Unies
Temps de lecture : < 1 minuteLe 24 février 2022 à 5h05 du matin, la Russie en la personne de Vladimir Poutine a annoncé le déclenchement d’une “opération militaire spéciale” en Ukraine. Aujourd’hui, notre association adhérente 100% LIFE lance un appel à signatures. Nous partageons ici leurs mots. « Depuis ce 24 février 2022, l’Ukraine mène une bataille acharnée pour défendre son indépendance, sa liberté et les vies de ses citoyens-nes. Ce n’est plus une métaphore : une guerre bien concrète a fait irruption dans les rues des villes ukrainiennes, au sein des foyers, réduisant en cendres la qualité de vie de millions de familles ukrainiennes et tuant des civils, y compris des enfants. Les actions militaires conduisent à une catastrophe humanitaire, dont les conséquences se font déjà sentir en Europe – rien qu’au cours des deux premiers jours de l’agression russe, 150 000 réfugiés-es ukrainiens-nes ont franchi la frontière vers l’Europe, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés. Nous, 100% LIFE, association de patients-tes, nous battons depuis 20 ans pour la santé de nos concitoyens-nes. Aujourd’hui, nous ne laisserons pas l’ennemi nous détruire par la guerre ! En prévision de la réunion qui doit avoir lieu aux Nations Unies ce 28 février 2022, nous appelons les organisations de patients-tes et de la société civile dans le monde entier à signer notre lettre au Conseil de sécurité des Nations Unies ». Dmytro Sherembey, Président de 100% LIFE, association adhérente de Coalition PLUS en Ukraine Lire la lettre (en anglais) Signer la lettre
Fonds d’urgence COVID-19 : soutenir la réponse communautaire à la crise sanitaire
Temps de lecture : < 1 minuteFace à la nécessité de maintenir les services essentiels de prévention et de maintien dans le soin, Coalition PLUS a décidé de mettre en place un fonds d’urgence COVID-19. À cette fin, dès le mois d’avril 2020 l’union a proposé à ses partenaires financiers – Robert Carr Fund (RCF), l’Agence française de développement (AFD), L’Initiative/Expertise France, Unitaid — une réallocation de certains budgets dont elle disposait. Télécharger la brochure Fonds d’urgence COVID-19 : 1,5 million d’euros investis en 2020 Avec cette réallocation, ainsi qu’une mobilisation des fonds propres de l’union, le montant total du Fonds d’urgence s’est élevé à 1,5 million d’euros en 2020, dont 1,2 million issu des partenaires financiers de Coalition PLUS et 300 000 de ses fonds propres. La mise en place du fonds poursuivait trois objectifs spécifiques : Maintien d’un paquet minimum de services de prévention du VIH envers les populations clés Maintien d’un paquet minimum de services de soutien psychosocial et de prise en charge thérapeutique des personnes vivant avec le VIH Réponse aux urgences vitales, alimentaires, économiques et thérapeutiques des populations clés Le rôle critique des organisations communautaires Selon l’ONUSIDA, « les efforts visant à maintenir les services de santé durant les confinements dus à la COVID-19 ont souligné une fois de plus le rôle critique joué par les organisations communautaires, qui répondent aux besoins, aux priorités et aux droits des populations vulnérables« . Avec l’appui du Fonds d’urgence, les associations du réseau de Coalition PLUS ont agi en complémentarité avec les services des systèmes publics de santé et de protection sociale, comme l’information des personnes vivant avec le VIH et des populations clés sur l’accès aux traitements et à la prise en charge dans ce contexte exceptionnel, l’appui matériel aux populations clés qui se sont retrouvées sans moyens de subsistance du fait de la crise et de ses conséquences sociales et économiques. Télécharger la synthèse
Rapport d’activité 2020 : face à la crise sanitaire, garantir l’accès à la santé pour tous-tes
Temps de lecture : 2 minutesBouleversée par la Covid-19, l’année 2020 aura, plus que jamais, placé la solidarité au cœur de nos engagements et de nos combats pour garantir l’accès à la santé pour toutes et tous. Dans un contexte de crise sanitaire majeure qui n’a épargné aucune région du monde, nos associations membres et partenaires ont démontré leurs capacités d’adaptation et d’innovation afin de poursuivre leurs missions de prévention et de soins auprès des communautés les plus vulnérables au VIH et à l’hépatite C. C’est ainsi qu’en réponse aux nouveaux besoins engendrés par cette crise, 5 841 personnes ont bénéficié d’activités virtuelles de prévention, 15 514 de soutien psychologique à distance et 25 000 d’une aide humanitaire. Des communautés mobilisées face à la crise sanitaire Ces capacités d’adaptation et d’innovation, nous les devons à la réactivité de nos communautés qui, historiquement, ont toujours su se mobiliser et se réinventer dans les situations d’urgence. Mais nous la devons aussi à nos partenaires financiers tels que L’Initiative, l’Agence française de développement, Unitaid ou encore le Fonds Robert Carr qui nous ont permis de constituer un fonds dédié afin de poursuivre la riposte au sida et aux hépatites virales et d’assurer la survie des plus vulnérables. Nous les remercions pour leur fidèle soutien qui nous a permis d’apporter des réponses sanitaires et humanitaires avant même que les États et la communauté internationale ne réagissent. Pour la reconnaissance de l’expertise communautaire De cette crise, nous retenons un effet positif majeur : le rôle de nos systèmes de santé communautaire s’est révélé plus indispensable que jamais. Même en période de grave crise sanitaire engendrant de fortes tensions et incertitudes, nous touchons celles et ceux que les systèmes de santé publique n’arrivent pas à atteindre. Il serait temps que la place de nos associations dans les systèmes de santé soit reconnue par tous nos États, que les organisations internationales aussi ne nous considèrent plus comme de simples prestataires de services mais comme des acteurs à part entière du système de santé. L’élimination du sida et des hépatites virales ne pourra pas aboutir sans la participation et la reconnaissance des communautés les plus exposées. Nous continuerons à faire valoir notre expertise communautaire et nos capacités d’innovation pour le bien-être de toutes et de tous. Je télécharge le rapport d’activités
L’Essentiel 2020
Temps de lecture : < 1 minuteLabellisée Don en confiance, Coalition PLUS réalise chaque année un Essentiel, afin de donner au public une information claire et synthétique sur notre organisation, son action et l’utilisation de ses fonds. Télécharger l’Essentiel 2020 de Coalition PLUS
Afghanistan : Coalition PLUS vient en aide à la communauté LGBTQ+
Temps de lecture : 2 minutes© Mohammad Rahmani – Afghanistan, Morning in Kabul Depuis l’arrivée des talibans, la vie des personnes LGBTQ+ en Afghanistan est gravement menacée. Certaines n’osent plus sortir de chez elles. D’autres appellent désespérément à une aide d’urgence. Pour cause, depuis la prise de pouvoir des fondamentalistes, des associations de défense des droits des personnes LGBTQ+ relatent des faits d’enlèvement, de torture, et même des assassinats. En collaboration avec des activistes de la diaspora afghane et de la communauté LGBTQ+, Coalition PLUS se mobilise pour assurer la protection de celles et ceux dont la vie est menacée. Je fais un don Une crainte de voir la peine de mort réinstaurée Ces deux dernières décennies, malgré la criminalisation de leur orientation sexuelle et de leurs identités de genre, les activistes LGBTQ+ afghans-nes ont pris d’énormes risques pour insuffler un vent de progrès social dans leur pays. Ils et elles se sont notamment battus-es contre l’islam radical et ont milité pour l’instauration d’un régime démocratique. Depuis la chute de Kaboul le 16 août 2021, ils craignent pour leur vie. Le journaliste, romancier et militant des droits humains, Nemat Sadat relate des faits de délation entre voisins, d’intimidations et de violences de la part des membres du nouveau régime envers les personnes LGBTQ+. Selon lui, tous les progrès réalisés jusqu’alors ont été anéantis : « L’INTERPRÉTATION INTRANSIGEANTE DE LA CHARIA PAR LES TALIBANS AUTORISE LE MEURTRE D’HOMOSEXUELS EN LES LAPIDANT OU EN LES ÉCRASANT SOUS UN MUR DE 10 À 15 PIEDS Nemat Sadat © Victoria Feliniak – LGBTQ Flag Coalition PLUS répond aux appels à l’aide de la communauté LGBTQ+ Aujourd’hui, Coalition PLUS, en collaboration avec des activistes de la diaspora afghane et de la communauté LGBTQ+, se mobilise pour assurer la sécurité des personnes en détresse. Grâce à notre réseau, nous mettons en œuvre tous les moyens logistiques et légaux pour assurer la protection des personnes LGBTQ+ menacées. Certaines ont pu quitter le pays et doivent, aujourd’hui, être soutenues dans leur relogement et l’achat de biens de première nécessité : nourriture, soins et vêtements. Si vous voulez soutenir la communauté LGBTQ+ en Afghanistan, nous ouvrons un appel à dons. Sachez que tous les fonds récoltés seront consacrés à cette opération et pour aucune autre cause. Je fais un don Donner en toute confiance : Le Comité de la Charte qui nous labellise a publié récemment un communiqué de presse pour vous aider faire preuve de solidarité en toute confiance. Coalition PLUS offre, par exemple, des garanties solides en la matière : nous sommes labellisés Don en Confiance ; nos comptes sont certifiés par un commissaire des comptes indépendant chaque année ; notre plateforme de dons en ligne est 100 % sécurisée.