Nos projets collectifs

Partage du statut sérologique : le projet PARTAGES

Contexte : plus de 25 ans après le début de l’épidémie de VIH, alors que les découvertes thérapeutiques et un accès croissant aux traitements ont permis une modification profonde du quotidien et des perspectives d’avenir des personnes vivant avec le VIH, la difficulté de dire ou d’évoquer sa séropositivité dans les différentes sphères de la vie demeure réelle. La majorité des recherches sur le sujet ont été menées aux Etats-Unis et dans les pays du Nord. Ainsi, très peu de données sont disponibles pour les pays en développement. De plus, aucune analyse comparée entre pays n’a été menée pour mieux comprendre ce phénomène dans sa globalité.

Objectif scientifique: l’objectif de cette étude était de mieux comprendre à qui, dans quelles conditions et pour quelles raisons les personnes séropositives décident de parler ou non de leur séropositivité. Les données ont été collectées en 2011 sur 1500 participants dans 5 pays (Mali, Maroc, Roumanie, Equateur et République Démocratique du Congo).

Objectifs opérationnels : l’objectif opérationnel majeur de cette étude était d’améliorer les réponses communautaires sur la question du partage du statut sérologique. Ce projet a permis d’apporter un soutien technique aux activités de recherche communautaire pour les membres de Coalition PLUS ainsi que de renforcer les collaborations entre chercheurs et acteurs communautaires dans les pays des associations participantes.

Résultats : sur les 1500 participants, 12% n’avaient jamais partagé leur statut et 6% s’inscrivaient dans une stratégie de partage implicite, c’est-à-dire qu’ils l’avaient plutôt fait comprendre que réellement dit. Pour en savoir plus : télécharger la brochure PARTAGES

Des restitutions ont été organisées sur le terrain, dans les pays ayant participé à l’enquête. Les résultats ont été présentés à plusieurs reprises dans des conférences scientifiques. Deux articles scientifiques ont été publiés et de nombreux autres sont en cours de rédaction ou de soumission à des journaux scientifiques.

Financement : ce projet a été financé par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales et Sidaction.

Prise en charge globale préventive auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes en Afrique de l’Ouest

Contexte : Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) constituent une population-clé vis-à-vis de l’infection par le VIH. En Afrique, il est estimé que 17% des HSH sont infectés par le VIH, contre 5% dans la population générale. Le nombre de nouvelles infections dans cette population est très élevé. Aujourd’hui, peu de programmes de prévention et de prise en charge spécifiques aux HSH sont disponibles en Afrique et leurs activités dispensées « à la demande » ne semblent pas très efficaces pour réduire les nouvelles infections dans cette population.

Objectif scientifique : l’objectif est d’étudier la faisabilité et l’intérêt d’une prise en charge globale préventive trimestrielle chez des HSH non infectés par le VIH. Le projet est dans la phase préliminaire (demandes d’autorisations). Les données seront collectées au Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

Objectifs opérationnels : l’objectif opérationnel majeur de cette étude est d’améliorer la réponse des acteurs communautaires en terme d’actions de prévention à destination des HSH. Ce projet va également permettre de renforcer les collaborations avec les partenaires de recherche (au Nord comme au Sud) et d’apporter un soutien technique aux associations en terme de recherche communautaire.

Financement : ce projet est financé par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales.

Projet collectif impliquant toutes les associations adhérentes de Coalition PLUS

Le programme Recherche souhaite monter un projet de recherche impliquant toutes les associations adhérentes de Coalition PLUS. Pour ce faire, un séminaire sera organisé avant la fin de l’année, avec un représentant par adhérent, ayant pour objectif d’identifier une question de recherche transversale, pertinente dans tous les contextes pays, et répondant à un besoin identifié sur le terrain dans tous les pays.